http://www.leprogres.fr/ain/2013/03/30/accords-d-evian-l-action-d-un-cure-maconnais

Maurice Cordier, qui fut président-délégué du comité FNACA de Manziat, a fait des recherches sur ce qui mit fin a la guerre d'Algérie.

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Maurice Cordier a fait deux ans de recherches.  Photo Daniel Ponthus

« J’ai découvert par hasard un article de presse paru en 2009 en Saône-et-Loire et passé inaperçu concernant un vieux curé mâconnais aujourd’hui disparu, le père Gayot qui, incidemment, relate son implication indirecte dans la tenue des pourparlers secrets entre les émissaires du gouvernement et ceux du FLN. Le père Guyot raconte : «Depuis les années 1900, la paroisse possédait un château du côté d’Evian, on y emmenait chaque année 250 enfants en vacances. C’est le château de Lugrin. J’ai eu la surprise un beau jour de voir arriver à Mâcon un hélicoptère pour me transporter à Lugrin et j’ai servi d’intermédiaire entre la paroisse, l’Evêché et les autorités pour la mise à disposition du château afin qu’il accueille les participants des deux bords aux pourparlers, avec consigne de n’en souffler mot.»

Désireux d’en savoir plus, Maurice Cordier a contacté personnalités et organismes sur les circonstances de ces rencontres qui ont abouti au cessez-le-feu du 19 mars 1962. Pas facile, 50 ans après… La pression de ceux qui étaient hostiles à tout accord, notamment l’OAS, a engendré une extraordinaire prise de précautions qui n’était pas que de la paranoïa, comme en témoigne l’attentat qui a alors coûté la vie au maire d’Evian. Et si les accords ont été officiellement signés le 18 mars 1962 à l’hôtel du Parc, à Evian, c’est bel et bien au château de Lugrin qu’ils ont été préparés. «J’ai communiqué le résultat de mes modestes recherches à Michel Sabourdy, rédacteur de l’Ancien d’Algérie, pour que l’implication du père Gayot ne reste pas dans l’ombre.»

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  Lugrin est une commune française située dans le département de la Haute-Savoie, en région Rhône-Alpes. Le village se trouve à 6 km à l'Est d'Évian-les-Bains et se situe sur les bords du lac Léman, en Pays de Gavot dans le Chablais savoyard, à quelques kilomètres de Saint-Gingolph et de la frontière suisse.

C’est avec précision le château d'Allaman à Lugrin qui a été le lieu où ont été négociés, pour une grande part, les accords d'Evian ayant mis fin à la guerre d'Algérie.

Quelques photos du château d’Allaman :

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http://www.francesoir.fr/actualite/societe/histoire-l-accord-d-evian-c-est-quoi-198193.html

18 mars 1962 : "Les Accords d'Evian" mettent fin à la guerre d'Algérie


On a commémoré le 19 mars 2012 les cinquante ans des Accords d'Evian signé le 18 mars 1962 qui a mis un terme à sept ans de guerre en Algérie et à cent-trente-deux ans de colonisation. Retour sur un accord historique.

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La déclaration parue au Journal officiel France Soir

L'Algérie respire, la France souffle. Sept ans de guerre viennent de prendre fin et avec pas moins de centre-trente-deux ans de colonisation de l'Afrique du Nord, de l'Algérie – nommée ainsi par le maréchal Soult en 1839, neuf ans après le débarquement des 37.000 soldats de l'armée de Charles X. Les temps ont changé. Le 18 mars 1962, le général De Gaulle est au pouvoir et après deux ans de négociations secrètes entrecoupées, l'accord d'Evian est signé, qui va aboutir à la décolonisation.

Qui a négocié ces accords ?

Les représentants du gouvernement français et les représentants du Front de libération nationale (FLN) algérien.

Quels étaient les principaux points des Accords d'Evian ?

1.    La France reconnaissait l'indépendance algérienne liée au cessez-le-feu.
2.      La France ne réclamait pas de statut particulier définitif pour les Français d'Algérie.
3.    Les Algériens devaient être consultés par referendum (il eût lieu le 1er juillet 1962), non pas sur les trois options présentées par le général De Gaulle dans son discours sur l'autodétermination de septembre 1962 (sécession complète, francisation ou association), mais sur une seule question : pour ou contre l'indépendance

En signant ces accords la France cédait donc devant toutes les revendications du FLN qu'il avait jusqu'alors rejetées. En échange la France avait obtenu des garanties sur la sécurité des Français et des biens de ceux-ci, le maintien d'une présence militaire provisoire en Algérie, des accords de coopération économique, financière, culturelle et technique...
Celles-ci se révélèrent rapidement sans valeur, en raison de la violence de l'OAS qui acheva de séparer les communautés française et musulmane d'Algérie.

Comment et où ont été négociés ces accords ?

Ces accords ont été négociés pour la version finale à Evian entre le 7 et le 18 mars 1962 à l'hôtel La Verniaz. Les pourparlers ont été menés – dans une tension extrême – entre la délégation française, conduite par Louis Joxe, et celle du FLN, conduite par « le lion des djebel » Belkacem Krim. Dans le quotidien Le Messager, Jean Verdier, le fils des propriétaires de l'hôtel à l'époque, se souvient de ces jours là. Il avait vingt ans : « En fait, nous avons été plus ou moins réquisitionnés : tout l'hôtel a été pris par la délégation française, et nous avons dû fermer la porte à nos clients.(...) Tout le monde craignait un attentat ». La sécurité était maximale. En face de l'hôtel un hélicoptère et des batteries antiaériennes, et tout autour, un bataillon de CRS. « Tout le périmètre était protégé. Pour passer, il fallait montrer patte blanche ».

LIRE Le texte original des Accords d'Evian 

Le texte ci-dessus des Accords d'Evian est intégral, lorsque vous êtes sur le document cliquez sur PAGE SUIVANTE.

Chronologie : Une négociation difficile

30 mars 1961 : annonce de la tenue des négociations à Evian.
20 mai-13 juin 1961 : première conférence d'Evian.
20-28 juillet 1961 : reprise des discussions au château d'Allaman à Lugrin.
28-29 octobre et 8-10 novembre 1961 : contacts secrets entre experts près de Bâle.
9, 23, 29 et 30 décembre 1961 : entrevues secrètes aux Rousses.
28-29 janvier et 11-18 février 1962 : suite des entrevues aux Rousses.
7-17 mars 1962 : deuxième conférence d'Evian.
18 mars 1962 : signature de la « Déclaration générale des deux délégations du 18 mars 1962 », dite « Accord d'Evian ».
19 mars 1962 : entrée en vigueur du cessez-le-feu à midi

 

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