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Par Michel Cornaton (Université Lyon 2)

Colloque pour une histoire critique et citoyenne - le cas de l'histoire franco-algérienne

350 000 Algériens regroupés, 1 200 000 « recasés », c’est-à-dire une sorte de déportés clandestins, des dizaines de milliers de prisonniers, la plupart dans des camps d’internement, dont quatre en France. Si l’on fait les comptes, on s’aperçoit que près de 40 % de la population algérienne a été déplacée et enfermée. Devant pareils chiffres, on peut comprendre que certains aient parlé de politique génocidaire. En tout cas, nous ne nous trouvons pas devant un simple « déracinement », plus dramatique que les autres. Les excès de la thèse sociologique finissent par gommer les dimensions historiques et politiques d’un véritable phénomène social total.

La mémoire des camps de regroupement dérange autant les autorités algériennes que françaises, aujourd’hui comme hier, ce qui explique d’abord le silence qui les entoure : les camps et les regroupés n’existent plus parce que  le pouvoir, sous toutes ses formes, l’a décidé.

Merci de cliquer sur le lien ci-dessous du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la recherche pour voir un témoignage terrifiant :

http://www.canal-u.tv/video/ecole_normale_superieure_de_lyon/060_bilan_sur_les_camps_de_regroupement_de_la_guerre_de_1954_1962.4423

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