Josette Audin

C’est le style de François Hollande basé sur des compromis, sur des demi-mesures, ainsi on ne froisse pas vraiment, mais on ne contente pas non plus. Nous le savons, nous les anciens combattants adhérents de la FNACA : on reconnait le 19 mars par une Loi, mais on ne supprime pas le 5 décembre.

Michel Dandelot

Voici un autre exemple récent :

Josette Audin: François Hollande a dit "le minimum du minimum"

http://www.humanite.fr/monde/josette-audin-hollande-dit-le-minimum-du-minimum-511468

"Je n'apprécie pas du tout son discours qui me semble le minimum, du minimum, du minimum de ce qu'il aurait dû faire", a déclaré la veuve de Maurice Audin ce jeudi quelques heures après que François Hollande a reconnu devant le Parlement algérien les "souffrances que la colonisation française" a infligées au peuple algérien.

"C'est tout à fait insuffisant à mon sens. Le mot torture a été prononcé entre deux ou trois autres, mais en passant très vite alors qu'il aurait été bien qu'il ne passe pas sous silence ce genre de choses hautement répréhensibles", a ajouté, la veuve du mathématicien communiste disparu à Alger en 1957 après avoir été arrêté par des militaires français.

Ne pas oublier la guerre

"Il y a des précédents, le président Chirac a fait une déclaration sur la Rafle du Vel d'Hiv', il me semble qu'Hollande aurait pu faire une déclaration disant: "La République française a commis des actes qui sont injustifiables, la torture, les exécutions sommaires, pendant la guerre d'Algérie. Je demande simplement la reconnaissance des faits", a-t-elle ajouté, regrettant que le discours de Hollande occulte quasiment la guerre. "C'est très bien de reconnaître les méfaits de la colonisation mais il ne faut pas oublier la guerre".

Place Maurice Audin

Après son discours, le président français a consacré la dernière partie de sa visite à Alger à des sites historiques dans cette capitale qu'il connaît bien pour y avoir vécu. Accompagné du Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal, il a rendu un hommage au martyr Maurice Audin, sur la place éponyme, devant la plaque apposée en souvenir de ce mathématicien de 25 ans, communiste, qui militait pour l'Algérie indépendante. Arrêté par les paras français en 1957, en pleine bataille d'Alger, puis torturé, son corps n'a jamais été retrouvé mais sa veuve vient de se voir promettre la diffusion des archives françaises sur sa disparition.

Cimetière européen

François Hollande s'est ensuite rendu au cimetière européen de Bologhine, en bordure de mer. Ce cimetière anciennement baptisé du nom du quartier, Saint-Eugène, abrite des centaines de tombes de Français d'Algérie, de consuls de la période ottomane, le tombeau de la reine Malgache exilée à Alger, Ranavalona. Le chef de l'Etat a salué le monument aux soldats de l'Armée d'Afrique, armée coloniale française formée notamment de milliers de Maghrébins et d'Africains de l'Ouest.

A la sortie du carré militaire, le cortège s'est arrêté dans la partie juive devant le mausolée de deux grands saints: Isaac, fils du rabbin Chechat Barfat, né à Valence et mort à Alger en 1408, et Simon, fils du rabbin Semah Duran, né à Barcelone et mort dans cette ville en 1444.

Monument des Martyrs

Ce retour vers le passé a aussi inclus les centaines de milliers d'Algériens morts pour l'indépendance. Dans une cérémonie solennelle au Monument des martyrs, sur les hauteurs d'Alger, François Hollande a déposé une immense gerbe sur la stèle érigée à leur mémoire, située au centre d'un monument de 92 mètres de haut.

 

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