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Justice : L’arrêt de la Cour de cassation sera rendu le 16 octobre. Oradour : « boîte de Pandore » contre « censure »

Les Malgré-nous ne pardonnent toujours pas à Robert Hébras, rescapé du massacre d’Oradour, d’avoir mis en doute la réalité de l’incorporation de force. L’intéressé plaide la bonne foi et une erreur éditoriale, les Malgré-nous une faute contre la réalité historique. L’avocat général réclame la cassation de la condamnation au nom de la liberté d’expression.

 

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Oradour :La cassation de la condamnation d’Hébras préconisée

L-ALSACE.jpgRobert Hébras photographié en 2011 dans les ruines d'Oradour-sur-Glane. Photo Jean-Pierre Muller/AFP

 

 

L’avocat général préconise la cassation de la condamnation de l’un des rares survivants du massacre d’Oradour-sur-Glane en 1944, qui avait émis des doutes sur le caractère forcé de l’enrôlement des Malgré-nous dans l’armée nazie.

 

Dans son avis écrit avant l’audience, prévue ce mardi matin devant la 1re chambre civile de la Cour de cassation, le magistrat se prononce en faveur de la cassation, estimant que l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme, sur la liberté d’expression, a été violé.

Dans son livre Oradour-sur-Glane, le drame heure par heur e, publié pour la première fois en 1992, Robert Hébras écrivait que, « parmi les hommes de main, il y avait quelques Alsaciens enrôlés soi-disant de force dans les unités SS ». Il avait toutefois nuancé ce propos dans les éditions suivantes, publiées à partir de 2004, mais en 2008-2009, un nouveau tirage avait repris la première version, d’où la plainte de deux associations de Malgré-nous alsaciens.

Très affecté par l’affaire

Déboutées en première instance à Strasbourg en octobre 2010, elles avaient obtenu gain de cause en appel à Colmar, au grand dam de Robert Hébras. Il a été condamné le 14 septembre 2012 à verser un euro symbolique de dommages et intérêts, et 10 000 € au titre des frais de justice.

Très affecté par cette affaire, Robert Hébras, aujourd’hui âgé de 88 ans, avait modifié son ouvrage « dans un souci de réconciliation avec l’Alsace » , a-t-il expliqué, assurant qu’il n’est pas à l’origine de la réédition de la première version de son texte.

Oradour-sur-Glane, village du Limousin, a été le théâtre le 10 juin 1944 d’un massacre perpétré par une compagnie de la division Das Reich, qui fit 642 morts, dont 247 enfants. Parmi les SS figuraient des Alsaciens et Mosellans enrôlés de force par l’occupant allemand. Les présidents français et allemand François Hollande et Joachim Gauck se sont rendus le 4 septembre à Oradour, où ils ont écouté le témoignage de Robert Hébras et réconforté le survivant.

La Cour de cassation devrait mettre sa décision en délibéré à quelques semaines.

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Le drame d'Oradour au coeur d'une décision de justice

 

 

 

http://www.bfmtv.com/societe/drame-doradour-coeur-dune-decision-justice-

603762.html

Un survivant du massacre d'Oradour-sur-Glane a été condamné pour avoir remis en cause l'incorporation de force de Français dans l'unité SS, bourreau de son village. La Cour de cassation doit se prononcer mardi sur cette condamnation.

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Le président François Hollande et son homologue allemand Joachim Gauck entourent le survivant Robert Hébras, le 4 septembre dernier, à Oradour-sur-Glane. (BFMTV)

On se souvient de cette image, le 4 septembre dernier à Oradour-sur-Glane: le président français et le président allemand, main dans la main avec un survivant du massacre survenu dans ce village en 1944, symbole en France de la barbarie nazie.

Mais si la réconciliation a
pour la première fois été actée avec l'Allemagne sur les ruines d'Oradour, la mémoire de ce drame reste sensible - au point de susciter, 70 ans après, des décisions de justice.

Ainsi, la Cour de cassation se penche mardi sur le pourvoi de Robert Hébras, l'homme qui a tenu début septembre la main de François Hollande et Joachim Gauck. L'homme conteste sa condamnation par la justice pour avoir émis des doutes sur l'incorporation de force de Français dans l'unité SS qui a perpétré le massacre.

Français contre Français

Cet homme de 88 ans n'en avait que 19 lorsqu'une unité de Waffen SS, les troupes d'élites du parti nazi, ont pénétré dans son village et massacré la population. Mitraillé avec les autres hommes d'Oradour, il doit son salut aux corps qui ont chuté sur lui, et qui l'ont protégé des balles.

Mais le drame d'Oradour recèle une autre douleur. Parmi les bourreaux SS du village se trouvaient en effet des Français, Alsaciens, incorporés de force dans l'armée allemande. L'Alsace et la Moselle, considérées comme allemandes par les nazis, avaient en effet été annexées à l'Allemagne en 1940 et leurs habitants, soumis contre leur gré à la conscription dans les troupes allemandes - ils se sont eux-mêmes surnommés les "Malgré-nous".

"Alsaciens soit-disant enrôlés de force"

Or, dans un livre de souvenirs paru en 1992, Oradour-sur-Glane, le drame heure par heure, Robert Hébras a fait part de ses doutes sur le caractère forcé de cette incorporation. "Parmi les hommes de main, a-t-il écrit, il y avait quelques Alsaciens soi-disant enrôlés de force dans les unités SS."

Un propos nuancé dans les éditions suivantes de son livre. Mais en 2008, un nouveau tirage a repris la première version, déclenchant la colère de deux associations d'anciens "Malgré-nous", qui ont porté plainte.

Débouté en première instance à Strasbourg en 2010, Robert Hébras a été condamné à Colmar en septembre 2012. La cour d'appel a estimé que l'homme avait contesté une "vérité historiquement et judiciairement établie".

"Souci de réconciliation"

Cet acharnement contre un survivant peut surprendre, voire choquer. Mais en Alsace et en Moselle, l'incorporation de force a été vécue comme le drame d'une région, et les associations de survivants se sont battues pendant des années pour faire reconnaître par les autorités qu'elle avait constitué un crime de guerre.

Lors de la
visite des présidents français et allemand à Oradour-sur-Glane, elles avaient demandé à ce que Joachim Gauck y apporte une reconnaissance officielle - en vain.

Mais pour Robert Hébras, la condamnation dont il a fait l'objet est injuste. Le vieil homme indique ainsi avoir modifié son ouvrage, en 2004, "dans un souci de réconciliation avec l'Alsace". Il assure également ne pas être à l'origine de la réédition de la première version de son texte. "Je demande seulement qu'on enlève ma condamnation, c'est la seule chose qui me préoccupe", conclut-il, très affecté.

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http://www.lepopulaire.fr/limousin/actualite/2013/09/17/l-affaire-hebras-devant-la-cour-de-cassation-ce-mardi-1693392.html

L'affaire Hébras devant la Cour de Cassation ce mardi 17 septembre 2013

LE-POPULAIRE.jpegROBERT HEBRAS L'UN DES DEUX DERNIERS SURVIVANTS DU MASSACRE D'ORADOUR-SUR-GLANE. Photo Pascal Lachenaud / Le Populaire du Centre - tous droits réservés.

Dans son avis écrit avant l'audience, prévue mardi matin devant la 1ère chambre civile de la Cour de cassation, l'avocat général se prononce en faveur de la cassation de la condamnation de Robert Hébras l'un des rares survivants du massacre d'Oradour-sur-Glane en 1944, qui avait émis des doutes sur le caractère forcé de l'enrôlement des "Malgré-nous" dans l'armée nazie.

Si la Cour de cassation, dernière instance judiciaire française, ne rejugera pas le dossier sur le fond mais uniquement sur la forme, l’avocat limougeaud de Robert Hébras Philip Gaffet, a « bon espoir que l’arrêt de la cour d’appel soit cassé, car c’est le droit de la presse qui aurait dû être appliqué dans cette affaire, ce qui n’a pas été le cas ».

S’étant longuement expliqué sur cette histoire au moment de sa condamnation, Robert Hébras avait expliqué que les propos qui l’avaient conduit devant la justice avaient été nuancés dans les rééditions de son ouvrage sorti en 1992 mais que la maison d’édition avait repris la première version lors d’un nouveau tirage en 2008.

Joint par téléphone ce lundi, Robert Hébras n’a pas souhaité s’exprimer sur ce nouvel épisode judiciaire. « En attendant la suite… », s’est-il contenté de répondre. La suite, ce sera dans trois à quatre semaines, quand la Cour de cassation rendra son arrêt.

Une actualité judiciaire forcément douloureuse pour celui qui a passé sa vie à témoigner et qui a servi de guide le 4 septembre dernier aux présidents français et allemand, venus main dans la main sur les ruines du village martyr.

 

 

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