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Ils étaient de droite ou de gauche, enfants de de Gaulle ou partisans de la décolonisation, ils avaient tout juste vingt ans, l'âge requis pour prendre les armes… mais même pas le droit de voter…

Aujourd'hui, ils ont de 70 ans à + de 80 ans. L’immense masse de ceux d’Algérie, c’est-à-dire les appelés, vivent avec leurs souvenirs. Avec ce regard porté sur cette génération d’hommes longtemps silencieux, on peut mieux comprendre la désillusion causée par une guerre sans issue.

Ils avaient à peine vingt ans, et ils ont été «appelés» en Algérie entre 1954 et 1962. Arrachés à leur foyer, ils ont découvert cette guerre lointaine qui ne disait pas son nom. Pendant 18, 27 ou 30 mois, ils ont été pris dans l’engrenage de la violence.

Certains croient les connaître, mais ignorent qu'ils faisaient partie des centaines de milliers de jeunes envoyés " maintenir l'ordre " en Algérie. Ils n'ont rien dit parce qu'on ne leur a rien demandé, parce qu'on ne s'est pas intéressé à leurs tourments… Parce qu’aussi beaucoup sont revenus avec la honte d’avoir vu ou fait l’insoutenable.

Et les jeunes soldats d'alors, qui ont vécu avec leurs angoisses, sont devenus des adultes du troisième âge, qui vivent toujours avec leurs cauchemars. On les a ignorés et, en 1962, la France est passée à autre chose, elle a vite tourné la page, pour ne pas se regarder en face...

Les appelés du contingent ont dû attendre la loi du 16 octobre 1999 pour que l’expression « guerre d’Algérie » soit officiellement reconnue… 37 ans… C’est trop long… Ils ont dû attendre la loi du 6 décembre 2012 pour que le 19 mars 1962 devienne… enfin… une date officielle de commémoration en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie… 50 années… C’est beaucoup... beaucoup trop long…

Aujourd’hui dans l’ensemble du pays, le  19 mars est commémoré une date historique : celle du 19 mars 1962. C’est en ce jour que fut proclamé le cessez-le-feu en Algérie, consécutif aux accords d’Evian. Mais en quoi ce 51ème anniversaire est-il particulièrement symbolique ?

Un combat de 50 ans

Tandis que depuis 1963, la FNACA commémorait chaque année l’anniversaire du 19 mars, elle n’a cessé d’interpeller les pouvoirs publics sur la nécessité d’en faire une journée nationale du souvenir. La politisation du débat et la difficulté à évoquer ce passage douloureux de notre histoire empêchaient jusqu’à présent d’accéder à cette reconnaissance. Ce qu’il était convenu d’appeler à l’époque « opérations de maintien de l’ordre » a d’ailleurs longtemps été désigné par le terme hypocrite d’ « évènements d’Algérie ».

Une date de recueillement à la mémoire

de toutes les victimes

Avant d’être admise, l’instauration de cette journée a pourtant  fait l’objet de nombreux débats, au regard notamment des violences et des milliers de victimes qui ont suivies le cessez-le feu. Ce que l’instrumentalisation politique du débat a occulté, c’est que la date anniversaire du 19 mars fut le début d’un long processus de réconciliation et que le commémorer ne signifie pas oublier les milliers de harkis et de pieds noirs qui subirent les violences après le cessez-le-feu ! Bien au contraire, cette commémoration est un symbole de paix et de fraternité qui honore la mémoire de l’ensemble des victimes.

Il faut du temps pour pouvoir aborder sereinement et objectivement notre propre histoire, d’autant plus lorsque celle-ci est douloureuse. La reconnaissance officielle de cette date est un grand pas pour notre pays, un message de paix pour les générations futures. Collectivement, continuons de nous souvenir et de transmettre : nous en sortirons grandis !

Pour tous ces appelés et en hommage à tous ceux, nombreux, qui nous ont quitté... cette chanson leur est dédiée...

 

Chanson sur l’Algérie

(sur l’air “fais du feu dans la cheminée”)

en provenance du SP88962

Ils avaient tout juste vingt ans

Quand un matin on leur a dit

Allez les gars, rassemblement

Il faut partir pour l’Algérie

Dans le bateau qui les emmène

Loin des parents, loin des fiancées,

Les p'tits soldats cachaient leur peine

Dans un grand élan d’Amitié.

 

Refrain

L’Amitié c’est un peu la force qui leur a permis

De tenir pendant de longs mois loin de leur pays.

 

2ème couplet

Alger, Oran, Boussaada

Kabylie, Aurès, El Bayadh,

Cachés, partout les fellagas

Multipliaient leurs embuscades.

Ce n’était plus un jeu la guerre

C’était bien la réalité.

Pour les soldats dans cette galère

Le réconfort c’était l’Amitié.

 

3ème couplet

Les armes en main, la peur au ventre,

Quand ils partaient pour une mission,

Tous les p’tits gars dans la tourmente,

Rêvaient d’un mot : Libération.

Bien sûr y’avait les moments tristes

Où le cafard était présent,

Mais il y avait aussi l’artiste

Qui amusait le régiment.

 

4ème couplet

Aujourd’hui dans les comités

Tous ces anciens de l’Algérie

Sont heureux de se retrouver

Pour une journée entre amis.

Ils aiment bien faire la fête,

Reparler de leurs souvenirs

Et puis pousser la chansonnette

Tous ensemble pour le plaisir.

 

5ème couplet

Toutes les années dans les villages

Au monument communal,

Une gerbe est déposée

À la mémoire des copains tombés.

Les années passent  une à une,

Mais les souvenirs sont là.

Ne gardez pas trop de rancune,

L’Amitié sert à oublier.

 

Dernier refrain

L’Amitié c’est une lumière qui jamais s’éteint,

L’Amitié gardez-la toujours, on en a besoin.

L’Amitié entre vous les gars, elle est bien ancrée,

Aujourd’hui, tout comme là-bas, vous la partagez.

La-la-la, la-la-la-la-la…..

Tag(s) : #Associations

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