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Échanges entre Serge Tenne et Michel Dandelot a/s de Claude Tenne

  

Le 28 mai 2013, nous consacrions un article au suicide de Dominique Venner (cf. http://www.dandelotmije.com/article-le-suicide-bien-fran-ais-de-notre-dame-l-oas-se-prenait-sans-merci-aux-musulmans-en-algerie-e-118103485-comments.html#anchorComment).

Cet article comportait des commentaires émanant de victimes et descendants de victimes de l’OAS. L’un des commentaires tendait à établir un parallèle entre le suicide - qualifié de "grandiloquent" - de Dominique Venner et celui, en janvier 1996, sur une place de Toulouse, de Claude Tenne, membre lui aussi de l’organisation terroriste et assassin du commissaire central d’Alger Roger Gavoury le 31 mai 1961.

L’article en question est parvenu à la connaissance de l’un des fils de Claude Tenne, Serge, avec qui un dialogue bien improbable s’est instauré. Après réflexion, il est apparu utile d’en livrer ici le contenu : d’abord parce que cela répond à un souhait du principal intéressé ; ensuite et surtout parce qu’il y a là un témoignage saisissant, qui donne de Claude Tenne une image bien éloignée de celle véhiculée par ses panégyristes sur des sites Internet d’extrême droite.

C’est le portrait d’un criminel étranger à la société des hommes que Serge Tenne livre à travers cet échange, reproduit ci-après par ordre chronologique décroissant.

[À noter que, ce 4 septembre, Serge Tenne et Jean-François Gavoury sont convenus du principe d’une rencontre prochaine : un rendez-vous que ce blog aura permis entre deux victimes d’un même prédateur.]

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Message du 16/08/2013 - 14 h 43

De : "Serge TENNE"

A : "Michel DANDELOT"

Objet : Votre commentaire sur le blog de Michel Dandelot

 

Mr Dandelot,

Je vous remercie du temps que vous avez passé dans nos échanges. Je vous sais gré de comprendre ma démarche et vous assure que nous sommes bien du même côté face à une extrême droite, voire droite tout court, décomplexée.

Le travail que vous faites est bien le bon et il est louable face à une barbarie qui ne demande qu'à en découdre.

L'essentiel pour moi est que vous soyez plus proche de la vérité.

A votre écoute.

Très cordialement.

Serge TENNE (témoin des dégâts causés par Claude TENNE dans sa famille).

 

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Message du 15/08/13 - 7 h 11

De : "Michel DANDELOT"

A : "Serge TENNE"

Objet : Votre commentaire sur le blog de Michel Dandelot

 

Monsieur,

Compte tenu de la sincérité apparente de vos déclarations, je n’exclus plus, à présent, de publier l’intégralité de notre échange de courriels.

Je pense, en effet, qu’émanant de l’un de ses enfants, votre témoignage serait de nature à donner de Claude Tenne une image plus conforme à la réalité, bien éloignée en tout cas de celle qu’en donnent ses panégyristes à longueur de pages Internet.

Je viens d’être mis en possession de l’une des photos auxquelles vous faites allusion (cf. pièce jointe) : je la tiens de la personne ayant fait un parallèle entre les suicides de Dominique Venner et de votre père et qui, à tout le moins, semblait avoir connaissance – ou le simple pressentiment – du traumatisme causé par les agissements de Claude Tenne à l’égard de l’une de ses progénitures.

Je me donne encore quelques heures de réflexion avant publication et reste, moi aussi, à votre écoute.

Michel Dandelot

 

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Message du 14/08/13 - 21:15

De : "Serge TENNE"

A : "Michel DANDELOT"

Objet : Votre commentaire sur le blog de Michel Dandelot

 

Mr Dandelot,

Merci de poursuivre ce dialogue.

L'intérêt d'un droit de réponse sur votre article est simplement la véracité des faits et le fait d'éviter l'utilisation d'allusions inappropriées.

Je n'ai pas à vous communiquer la photocopie de mon livret de famille, mais le fait est que je suis bien un des fils reconnu de Claude TENNE. Il a été mon père jusqu'à son suicide et c'est ce rapport filial qui est à l'origine de notre discussion.

Quels pouvaient être les risques de nouvelles poursuites, alors qu'il avait purgé sa peine ?

Vous êtes pour le coup vraiment mal renseigné. Je vous répète que Claude TENNE, comme toute personne qui donne la mort comme d'autres donnent leur avis, n'avait cure de la loi des hommes. Je l'ai toujours connu parlant de son suicide et de ses modalités.

Je ne vous pardonne pas de lui prêter des sentiments humains puisque cela est faire fausse route et se méprendre sur le personnage.

Ses facettes étaient multiples : il y avait à son enterrement, entre autres, un délégué CGT. La comédie humaine était pour lui un théâtre dont vous mesurez mal l'intensité. Le fait qu'il était instrumentalisé n'enlève rien à sa culpabilité, si ce n'est qu'il en avait parfaitement conscience.

Ce qui m'importe reste la non-utilisation du personnage, surtout lorsque cette utilisation est erronée. Vous tombez dans le même piège dans lequel tombent  nos ennemis qui l'encensent alors que lui les méprisait.

La place de Claude TENNE est celle qu'il a toujours réclamée, c'est-à-dire les oubliettes de l'histoire.

Bien sûr, Mr Dandelot, votre statu quo sera de fait, puisque j'ai d'autres préoccupations que de vous éclairer. Il n'en demeure pas moins que je reste vigilant pour ceux qui utilisent l'histoire de cet homme qui est mon père. Mon seul conseil serait pour la justesse de votre article d'effacer ce qui fait référence à Claude TENNE. Ceci permettrait a minima d'épargner ceux qui ont constitué sa famille. N'oubliez pas qu'Internet reste une place publique.

A votre écoute.

Cordialement.

 

Extrait-Paris-Match--900x1280-.jpg

Serge TENNE (en photo dans des Paris Match relatifs à son évasion, désolé, cela ne s'invente pas).

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Message du 14/08/13 - 14:51

De : "Michel DANDELOT"

A : "Serge TENNE"

Objet : Votre commentaire sur le blog de Michel Dandelot

 

Monsieur,

Je ne pense pas que vous puissiez sérieusement envisager l’exercice d’un droit de réponse dans cette affaire : quel intérêt y auriez-vous ?

Toutes les précautions d’usage ont été prises : ainsi, dans ce témoignage de victime de l’OAS qui vous a fait réagir, il n’est procédé que par allusion.

En outre, la publication de votre mise au point supposerait que vous soyez en mesure de justifier à la fois de votre identité et de votre lien de filiation avec Claude Tenne.

Elle exigerait également que sa descendance accepte formellement la relation, sur mon blog, d’événements précis, relevant de l’histoire cachée de ce personnage public.

Le statu quo me paraît préférable.

J’ajoute que les antécédents judiciaires et risques de nouvelles poursuites visant la personne de Claude Tenne, tels qu’évoqués par sous-entendus dans notre échange, ne sont pas nécessairement liés. Il est vrai qu’il est réputé avoir été condamné en 1983 à douze ans de réclusion criminelle pour des actes "d'ordre privé" commis "dans le cadre de sa famille". La question soulevée par le propos reproduit sur mon blog est celle, désormais, de l’existence ou non d’un lien entre ces actes et la faute aux conséquences de laquelle il aurait voulu échapper en mettant fin à ses jours en janvier 1996.

Vous-même et la personne dont j’ai repris le commentaire concernant le suicide de Dominique Venner êtes mieux placés que moi pour avancer des éléments de réponse à ce sujet.

Je conclurai en vous disant que, selon moi, même un Claude Tenne ne saurait avoir été indifférent à l’impact de tous les actes, sans exception, dont il s’est rendu coupable : constatez que je vais jusqu’à lui prêter des sentiments humains ; j’espère que vous me le pardonnerez !

Michel Dandelot

 

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Message du 14/08/13 - 11:54

De : "Serge TENNE"

A : "Michel DANDELOT"

Objet : Votre commentaire sur le blog de Michel Dandelot

Monsieur,

 

Merci de votre réponse. Cependant, votre position reste éloignée de la vérité.

Il importe que je sois bien un des fils de Claude TENNE puisque c'est ce qui me fait réagir. Vous êtes, il me semble, mal renseigné puisque Claude TENNE n'a pas échappé à la Justice pour des faits dénoncés. Il a même purgé une peine de prison pour cela.

Merci de ne pas continuer à faire fausse route sur l'utilisation de ce personnage. Je pourrais être en droit de vous demander un correctif.

Claude TENNE, comme toute tête brulée, ne reconnaissait pas la loi des hommes et se moquait bien de l'impact de ses actes.

Ma prétendue mise au point reste vraie et je vous prie d'en tenir compte. L'exemple que vous citez dans cet article n'est pas le bon.

 

A votre écoute.

Cordialement.

 

Serge TENNE.

 

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Message du 14/08/13 - 11:31

De : "Michel DANDELOT"

A : Serge Tenne

Objet : Votre commentaire sur le blog de Michel Dandelot

 

Monsieur,

J’ignore si vous êtes réellement le fils de Claude Tenne.

Qu’importe !

Votre commentaire a de toute façon retenu tant mon attention que celle de l’auteur du propos relatif aux indicibles raisons ayant conduit votre père à se donner la mort.

L’expression "se faire justice" serait sans doute plus … appropriée !

En effet, mieux que ses anciens complices, la descendance de Claude Tenne sait que ce criminel et délinquant multirécidiviste s’est suicidé pour échapper à ses juges.

Mieux que quiconque, la descendance de Claude Tenne connaît la nature des faits dont ce dernier allait devoir répondre dans une enceinte de justice.

On est loin - n’est-ce pas ? - du portrait romancé d’un ancien légionnaire nostalgique des commandos de la mort de l’OAS !

Comprenez, dans ces conditions, que je ne publie ni votre prétendue mise au point ni la présente réponse.

Michel Dandelot

 

Extrait de votre commentaire:

Le cas de Claude TENNE est cité comme un exemple de grandiloquence. L'exemple est mal approprié. Claude TENNE s'est suicidé dans la rue pendant la nuit parce qu'il était à l'époque logé chez des amis. Sa seule délicatesse aura été d'avoir le bon goût de ne pas commettre cet acte chez ceux qui l'hébergeaient.

Quant à la vérité sur les mobiles de son acte, Claude TENNE s'est toujours moqué des conséquences de sa conduite, indicible ou non ! Pour avoir lu sa dernière lettre qui témoigne de son seul souci de rejoindre les siens (ses camarades du commando Delta), je peux vous affirmer que le personnage n'avait cure de mobiles mêmes indicibles.

Merci de vérifier vos sources avant d'utiliser Claude TENNE dans vos écrits.

Signé: Serge TENNE, un de ses fils.

 

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  [http://www.dandelotmije.com/article-le-suicide-bien-fran-ais-de-notre-dame-l-oas-se-prenait-sans-merci-aux-musulmans-en-algerie-e-118103485-comments.html#anchorComment]

"Le suicidé, bien français, de Notre-Dame" - "L’OAS s'en prenait sans merci aux musulmans en Algérie et en France, et a tenté de renverser le gouvernement français en 1961"

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http://www.filpac-cgt.fr/spip.php?article5598

"Le suicidé, bien français, de Notre-Dame" - "L’OAS s'en prenait sans merci aux musulmans en Algérie et en France, et a tenté de renverser le gouvernement français en 1961. Venner et nombre d’autres membres de l’OAS ont fini enfermés dans la tristement célèbre prison de la Santé à Paris pour leurs crimes contre l’Etat." The Daily Beast (USA) David Sessions

Le geste de Dominique Venner est celui d’un idéologue d’extrême-droite, représentatif d’une certaine France, méconnue des Américains.

Le 21 mai, un peu après 16 heures, un homme de 78 ans s’est approché de l’autel de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Après y avoir déposé une enveloppe scellée, il a dégainé un petit pistolet, l’a placé dans sa bouche et a pressé la détente. L’enveloppe contenait une page intitulée : Déclaration de Dominique Venner : les raisons d’une mort volontaire.

Vétéran des groupes néofascistes français, Venner, qui a longtemps milité au sein de l’extrême droite, s’était peu à peu racheté une conduite en tant qu’historien respecté, réputé pour ses connaissances dans le domaine des armes et de la chasse. Mais dans son manifeste, ainsi que dans un article qu’il avait mis en ligne le matin même sur son blog, il est revenu directement aux thèmes sinistres qui avaient été les moteurs de sa vie : le "grand remplacement du peuple de France" et la perspective de voir son pays "tomber aux mains des islamistes". Il y saluait la contestation annoncée de la nouvelle loi sur le mariage pour tous, jugeant cette dernière "détestable".

Pour les Américains, la France est une société laïque et sexuellement libérée

La réaction virulente de la droite française à la loi sur le mariage homosexuel a surpris certains Américains, qui ont tendance à présenter la France comme une société laïque et libérée sur le plan sexuel. Non seulement les rues de la capitale se sont remplies de gigantesques manifestations parfois violentes, mais le pays a été le théâtre de plusieurs agressions anti-homosexuelles, comme le terrible passage à tabac dont a été victime Wilfred de Bruijn au début du mois d’avril. Pourquoi un tel militantisme dans l’opposition aux droits des gays - nettement plus marqué qu’aux Etats-Unis, pourtant profondément religieux -, alors que 5 % seulement des Français disent aller régulièrement à la messe ?

Si Venner a choisi le mariage pour tous* et les tensions qu’il suscite pour mettre en scène sa sortie dramatique, son geste a moins à voir avec cette question qu’avec une idéologie depuis longtemps présente dans la politique et la pensée françaises. Elle puise ses racines dans le monarchisme catholique, traditionnellement hostile à toute forme d’égalitarisme. Au XXe siècle, le mouvement s’est diversifié sur le plan politique, allant du fascisme et de l’antisémitisme du régime collaborateur de Vichy au terrorisme islamophobe et anticommuniste du temps de la guerre d’Algérie dans les années 50.

Tout au long de ces événements, l’extrême droite française a proposé des variations d’une seule et même histoire, celle de la dégradation de la société par le biais de la démocratie, du capitalisme et de l’immigration tandis qu’est foulé au pied le patrimoine de l’Europe blanche. Ce n’est que dans le contexte de cette idéologie violemment antimoderne que l’on peut comprendre la vie et la mort d’un personnage comme Venner, dans un pays dont les Américains pourraient croire qu’il est de gauche et irréligieux.

La vie politique de Venner a commencé tôt, son père étant membre d’un parti fondé par Jacques Doriot, fervent partisan d’Adolf Hitler. Lui-même ne s’est pleinement engagé qu’à son retour de la guerre d’Algérie, quand il a rejoint les rangs de Jeune Nation, mouvement des jeunesses fascistes. Plus tard, il entre dans l’Organisation de l’armée secrète (OAS), groupe terroriste français composé de militants d’extrême droite et d’officiers de l’armée.

L’OAS se prenait sans merci aux musulmans en Algérie et en France, et a tenté de renverser le gouvernement français en 1961. Venner et nombre d’autres membres de l’OAS ont fini enfermés dans la tristement célèbre prison de la Santé à Paris pour leurs crimes contre l’Etat.

Une époque difficile à imaginer dans la France d’aujourd’hui

La guerre d’indépendance algérienne a été une expérience formatrice pour beaucoup de représentants de l’extrême droite de l’époque, et pour la France en général. Elle a été un traumatisme sanglant, aux proportions presque inimaginables : les tortures infligées aux Algériens par l’armée et les terroristes paramilitaires français ; la défection d’éléments importants de l’armée française ; une tentative de coup d’Etat* qui a failli faire tomber le pouvoir ; la liberté d’expression et la presse systématiquement jugulées par l’Etat ; et de multiples tentatives d’assassinat contre le président Charles de Gaulle, revenu aux affaires au paroxysme de la crise pour imposer l’indépendance de l’Algérie et rétablir l’ordre.

C’était un temps où régnaient le chaos et l’absence de direction, que l’on peine à envisager dans la France d’aujourd’hui, à l’origine de passions politiques brûlantes qui avaient touché tous les intellectuels du moment. On pouvait être tué pour ses opinions politiques : outre le président, l’OAS a par deux fois plastiqué l’appartement de Jean-Paul Sartre pour son soutien aux nationalistes algériens.

Grâce à l’Algérie, l’extrême droite a pu se reprendre, après l’humiliation de l’effondrement de Vichy, régime qui avait servi, pour reprendre les termes de l’historien J. G. Shields, de "laboratoire" de l’ultra droite, dont l’idéologie avait évidemment pu s’épanouir grâce aux relations étroites entre ses représentants et les nazis.

Une version à peine voilée du darwinisme élitiste, raciste et social

On perçoit encore les échos de la colère de l’extrême droite au lendemain de la guerre d’Algérie dans l’ultime message de Venner sur son blog, où il dénonce "l’immigration afro-maghrébine" et le "grand remplacement de la population de France et d’Europe". Autant de versions à peine voilées du darwinisme élitiste, raciste et social défendu par les membres de Jeune Nation dans leurs journaux et manifestes, appelant à une Europe unie "fondée sur la civilisation et la destinée communes de la race blanche".

Venner avait créé plusieurs groupes politiques fondés sur le nationalisme européen, s’appuyant sur l’idée d’un exceptionnalisme basé sur l’ethnicité. Ainsi, Europe-Action, lancé en 1963, épousait une idéologie racialiste de ce type, fédérant les vestiges du FEN, un mouvement estudiantin qui prônait la suprématie blanche, de l’OAS et une poignée d’anciens collaborateurs sans vergogne des nazis.

Ces tendances avaient pour origine des sources parfois discordantes - la suprématie blanche, l’anticommunisme, le moralisme patriarcal, le néo-paganisme -, mais toutes se retrouvaient dans le récit grandiose de ce qu’il fallait accomplir pour sauver la culture européenne de l’extermination. D’où leur hostilité au mariage homosexuel : non parce qu’il est interdit par la Bible, mais parce qu’il symbolise le rejet des traditions religieuses indispensables à la prospérité de la race européenne.

Note :* En français dans le texte.

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Au sujet de Venner, quelques commentaires émanant de victimes et descendants de victimes de l’OAS :

I] Les adeptes de l’arme blanche ou à feu, criminels ou pas, sombrent volontiers dans la grandiloquence lorsqu’ils passent à l’acte d’auto-mise à mort. Rappelons que Claude Tenne, légionnaire déserteur, assassin, au nom de l’OAS, du commissaire central d’Alger Roger Gavoury le 31 mai 1961, s’est tiré une balle dans le cœur, le 7 janvier 1996, sur une place de Toulouse. N’ayant rien à voir avec ce lointain forfait suivi de tant d’autres, la vérité sur les mobiles de son suicide n’a jamais été révélée, simplement parce qu’elle est indicible. Souvenons-nous en au moment de porter une appréciation concernant les conditions dans lesquelles Dominique Venner a mis fin à ses jours le 21 mai 2013.

II] Les anciens de l'OAS, sur certains blogs, forums et sites Internet, ont immédiatement fait de Venner un héros, un martyr et même un "Mort pour la France". Mais comment les catholiques (intégristes) vont-ils parvenir à récupérer la mémoire d'un paganiste ayant fait le choix de mettre fin à ses jours dans un haut lieu de chrétienté ? Reconnaîtront ils que, par son geste, il s’est érigé en profanateur de Notre Dame au point de contraindre l’évêque auxiliaire de Paris à célébrer peu après une messe de réparation ?

III] Quel paradoxe que l'engagement contre le FLN d'un homme prônant l’identité de tous les peuples chez eux ?

IV] Étrange comme un anti-islamiste peut recourir aux mêmes moyens que les islamistes qui s'immolent eux aussi au nom de leur idée fixe... On les perçoit aux antipodes les uns des autres, alors qu'ils partagent la même culture de la mort. Pas surprenant de la part d'un ancien de l'OAS, évidemment..."

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Commentaires

 

1) "L'OAS s'en prenait sans merci aux musulmans ..."

Si vous étiez un tant soit peu objectif, vous pourriez rappeler que le premier attentat meurtrier de l'OAS date de juin 1961, alors que cela faisait plus de 6 ans ½ que le FLN s'en prenait sans merci aux Européens et aux musulmans.

Quant aux attentats du FLN, ils ont fait au moins 10 fois plus de morts que ceux de l'OAS.

2) Vous décrivez l’OAS comme un « groupe terroriste français composé de militants d’extrême-droite et d’officiers de l’armée. »

Selon Rémy Kaufer, écrivain, historien, journaliste, enseignant à l’IEP Paris :

« La formation, très hétéroclite, regroupe des anciens communistes de « Bab-El-Oued la rouge », des anciens résistants, des officiers dont certains ont été torturés et déportés par les Allemands, des gaullistes déçus, des pieds-noirs désespérés, des monarchistes Maurrassiens et des hommes comme Soustelle ! »

On peut lire dans la notice Wikipedia de ce dernier : « marxiste, membre du comité de vigilance des intellectuels antifascistes, un des dirigeants de la ligue des intellectuels antifascistes en 1938, républicain-social en 1956 … »

Commentaire n°1 posté par safras le 03/06/2013 à 14h27

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Le bilan final : environ 30000 Français et entre 400000 et 1,5 million d'Algériens selon les sources ont trouvé la mort dans cette saloperie guerre de décolonisation... et surtout adressez-vous à l'auteur de cet article, car sur ce blog, ce n'est qu'une reprise... estimez-vous heureux que je mette en ligne votre commentaire, c'est très rare... venant de vos rangs...

Réponse de Michel Dandelot le 03/06/2013 à 14h48

 

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David Soissons commet quelques erreurs : De Gaulle par exemple ne revient pas au pouvoir pour accorder l'indépendance de l'Algérie ! Rappelez-vous le "Je vous ai compris" ainsi que "Vive l'Algérie française" proclamé à Mostaganem !

Il n'y a pas eu une tentative de Coup d'Etat mais deux, celle de 1961 qui a échoué et celle de 1958 qui a réussi.

Par ailleurs les nostalgériques de tout poil n'ont pas désarmé, on l'a vu tout au long de 2012, année du cinquantenaire du cessez-le-feu et de l'indépendance de l'Algérie.

Commentaire n° 2 posté par Cros Jacques le 29/05/2013 à 12h23

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  Tu as raison Jacques, d'où l'importance de ton commentaire.

Réponse de Michel Dandelot le 29/05/2013 à 12h42

 

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