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Indignons-nous qu’un ancien ministre puisse envisager de s’affranchir de ses actuelles obligations de maire de la cinquième ville de France. Et attendons, de la part des administrations centrales compétentes et du représentant de l’État dans le département des Alpes-Maritimes, une réaction à la hauteur de cette forfaiture annoncée.

Jean-François Gavoury / ANPROMEVO (27-II-2013)

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Journée du 19 mars 1962, la loi s’appliquera-t-elle à Nice comme ailleurs ?

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La Ville de Nice ne commémorera pas le 19 mars. Le député-maire UMP Christian Estrosi a annoncé aux représentants des associations d'anciens combattants et de rapatriés qu'il s'opposera à l'application d'une circulaire préfectorale.

Dans ce courrier daté du 19 février, le préfet rappelle à tous les maires des Alpes-Maritimes que la loi "du 6 décembre 2012 a institué le 19 mars, Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc."

En conséquence, "une cérémonie doit être organisée au chef-lieu du département ou au monument AFN départemental, le cas échéant" et "les bâtiments publics doivent être pavoisés."

Il n’en est pas question pour Christian Estrosi : "Je ne me plierai pas aux recommandations de cette circulaire et la Ville de Nice ne sera pas pavoisée."

Le maire se dit "prêt à supporter toutes les conséquences" que son insoumission pourrait entraîner.

Réaction de Patrick ALLEMAND, Conseiller municipal et métropolitain/ Président des groupes "Changer d’ère" et "Socialistes, Verts et Républicains"

La loi instaurant le 19 mars 1962 comme journée nationale de commémoration, après des débats houleux, a été adoptée. Elle est devenue une loi de la République qui doit s appliquer partout sur le territoire de la République et y compris à Nice.

Le refus du maire de Nice de faire participer notre ville aux célébrations républicaines du 19 mars, en précisant "assumer son insoumission" est un acte grave.

Qu’il ridiculise un peu plus son auteur, qui a osé lancer, le 23 octobre 2012, "vive l’Algérie Française" est une chose. Se réclamer du Général De Gaulle, l’homme du 19 mars 1962, et vouloir transformer sa ville, à l’heure de l’apaisement et de la cicatrisation des plaies, en sanctuaire de l’OAS, est un paradoxe. Un paradoxe qui rappelle que l’homme n’a aucune conviction.

Mais, qu’un élu de la Nation, assume le fait qu’il ne respecte pas la loi qu’il contribue à élaborer en tant que parlementaire à l’Assemblée Nationale, est encore plus grave. Quel exemple donne le maire à la jeunesse niçoise ? Comment peut-il avoir ensuite une crédibilité vis-à-vis de jeunes auxquels il adresse des rappels à la loi, si lui-même décide de s’en affranchir à sa convenance ? En agissant ainsi Christian Estrosi brave l’ordre républicain et légitime les délinquants.

Enfin, Nice est française et n’est pas estrosiste. Il ne peut pas agir comme si la ville était devenue sa propriété personnelle. Nice devient l’otage de son maire et ce particularisme immature devient chaque jour un handicap grandissant pour notre ville.

Marie-Luz Hernandez-Nicaise ( EE-LV) : Monsieur Estrosi refuse la commémoration des accords d’Evian !

Le 18 mars 1962, le gouvernement français, sous la présidence du Général de Gaulle, signait un accord avec le FLN algérien. Cet accord reconnaissait l’indépendance de l’Algérie et actait un cessez le feu qui prenait effet le 19 mars. Cet accord mettait un terme à un conflit qui durait depuis 1954 et avait endeuillé des milliers de familles françaises et algériennes.

Malheureusement ce ne fut la fin de la guerre que dans les mots, en grande partie à cause du FLN (exécution de dizaines de milliers de harkis) et du terrorisme aveugle des forces illégales de l’OAS. De sanglants attentats suivis de répressions tout aussi meurtrières donnèrent le signal d’un exil massif de l’Algérie de ceux qu’on allait appeler les « pieds noirs ».

Les accords d’Evian méritent d’être reconnus pour ce qu’ils étaient : un acte de courage politique du gouvernement français, qui fut plébiscité par 90,7% des français lors du référendum du 8 avril 1962. Je l’ai voté, ce fut un immense soulagement.

La loi du 6 décembre instaurant le 19 mars comme « journée nationale du souvenir et du recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires » des guerres du Maghreb, ne distingue ni bon, ni méchant. Ce tribut à tant de morts n’a que trop tardé. Par son refus et les propos qui l’explicitent Christian Estrosi se positionne aux côtés d’une organisation terroriste responsable d’attentats sanglants et il reste dans la droite ligne de ses récents propos xénophobes et de sa déclaration aussi anachronique que sectaire du 20 octobre dernier : "Vive l’Algérie française !"..

La posture de Monsieur Estrosi est indigne d’un élu de la République.

Je souhaite vivement que le préfet organise à NICE une cérémonie de mémoire à laquelle je serais honorée de participer.

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Pas de commémoration du 19 mars 1962 à Nice : la gauche part en guerre

Publié le mercredi 27 février 2013 à 14h01

A Nice, la gauche s'indigne de la décision de Christian Estrosi de ne pas commémorer le 19 mars 1962.

Alors qu'il venait de recevoir une circulaire ministérielle le contraignant à appliquer la loi du 6 décembre instaurant la célébration des Accords d'Evian censés mettre un terme à la Guerre d'Algérie, le député-maire UMP avait annoncé qu'il n'en est pas question à Nice.

Au motif que le cessez-le-feu du 19 mars 1962, « respecté unilatéralement par la France, marqua le début d’enlèvements et du massacre de plus de trois mille civils européens et soixante mille harkis. »

Le PS et les Verts sont vent debout contre cette décision.

Découvrez pourquoi et ce qu'ils envisagent de faire dans notre édition de Nice du jeudi 28 février.

 

 

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