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- à l’attention de Mesdames et Messieurs

les adhérents, amis et correspondants de

l’Association nationale pour la protection de la mémoire

des victimes de l’OAS (Anpromevo) -

 

Paris, le 1er janvier 2013.

 

Madame, Monsieur,

 

Chacune et chacun avaient la prescience que l’année 2012 ne serait pas banale pour notre association. Marquée par le cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, elle a bien tenu ses promesses.

L’événement le plus notable aura, à coup sûr, été l’assemblée générale dans la mesure où sa tenue aura permis la rencontre à Évian, à la veille et le jour même du 18 mars, des membres de l’association Les Amis de Max Marchand, de Mouloud Feraoun et de leurs Compagnons, co-organisatrice sur place d’un colloque historique de belle facture sur le thème "Les Accords d’Évian : la paix en Algérie ?" : réunissant MM. Gilles Manceron, Gilbert Meynier, Alain Ruscio et Yann Scioldo-Zürcher, il a également été honoré de la présence de M. Jean-Pierre Chevènement, invité en qualité de président de l’Association France-Algérie.

Le dévoilement, le 6 octobre à Alençon, par le député-maire M. Joachim Pueyo,  d’une stèle en hommage à Alfred Locussol, premier fonctionnaire de l’État assassiné par l’OAS sur le sol métropolitain, aura constitué un moment fort de l’année écoulée, suivi de près par un autre également exceptionnel : l’adoption le 8 novembre, par le Sénat, d’une proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie.

L’Anpromevo a pu accroître sa notoriété en se joignant au plus grand nombre possible des manifestations du cinquantenaire et en accédant à certaines tribunes par la voix de l’une de ses membres appelée à témoigner dans une presse de grande diffusion.

La maturité de l’association s’est traduite par l’élaboration, mi-2012, d’un mémorandum pour une nouvelle gouvernance des mémoires publiques de la guerre d’Algérie et une harmonisation durable des relations entre les États français et algérien.

Mais le temps de la découverte des limites de son action est venu avec le rejet de ses demandes d’audience auprès des nouveaux ministres de la défense et des anciens combattants.

Née un an après l’entrée en vigueur de la loi - de douteuse inspiration - du 23 février 2005, l’Anpromevo fait pour la première fois l’apprentissage de la continuité dans l’alternance.

Mais ce revers, loin d’annoncer une disgrâce, doit nous encourager à convaincre qu’on ne réduit pas la vérité au silence.

Les victimes de l’OAS ont leur place dans l’espace mémoriel des deux côtés de la Méditerranée, et la France s’honorerait en en reconnaissant la première les souffrances.

Tel pourrait être le projet et telle est l’ambition pour 2013.

Avec mes souhaits pour une année 2013 qui donne des raisons de croire en la raison, celle notamment des valeurs,

Recevez, Madame, Monsieur, l’assurance de ma considération bien sincèrement la meilleure.

 

Jean-François Gavoury

Président de l’Association nationale

pour la protection de la mémoire

des victimes de l’OAS (ANPROMEVO)

 

MON COMMENTAIRE

En lisant ce communiqué de mon ami Jean-François Gavoury je m’aperçois, avec étonnement et stupéfaction que le ministre de la Défense et le ministre délégué aux Anciens Combattants refuseraient de recevoir l’Association Nationale pour la Protection des Victimes de l’OAS, je le dis comme je le pense, quelle que soit la couleur politique de ce gouvernement, MM. Le Drian et Arif doivent reconnaître toutes les mémoires de la guerre d’Algérie y compris les victimes de l’organisation terroriste et criminelle l’OAS.

Déjà, le 8 novembre 2012, lors du vote au Sénat concernant la reconnaissance du 19 mars 1962, les victimes de l’OAS ont été quasiment occultées, sauf par un seul orateur… Cela n’est pas acceptable ! Ne serait pas acceptable non plus si le Président de la République n’abrogeait pas le décret qui a fait du 5 décembre une date arbitraire,  fantaisiste... et "abracadantesque" comme l'avait dit notre regretté président national de la FNACA Wladyslas Marek (sur la photo au côté de Jean-François Gavoury).

Michel Dandelot 

 

Tag(s) : #Associations

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