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Enrico Macias : « mes origines sont algériennes qu’on le veuille ou non »

"J'étais pour l'Algérie française mais j'étais aussi pour mes frères algériens!"

http://www.algerie-focus.com/blog/2013/04/17/enrico-macias-mes-origines-sont-algeriennes-quon-le-veuille-ou-non/

Enrico Macias était L’invité de TV5 monde le mercredi 17 avril. L’occasion pour le musicien d’évoquer en chanson son « pays » l’Algérie.

Plus de cinquante ans après son départ de Constantine, Enrico Macias continue de rêver et de chanter son « pays » l’Algérie. Sur le plateau de L’invité de Tv5 monde mercredi 17 avril, l’artiste a revendiqué ses racines algériennes. « J’avais la nationalité française mais j’étais aussi pour mes frères algériens, parce que mes origines sont algériennes qu’on le veuille ou non », a-t-il lancé. Le journaliste Patrick Simonin lui fait remarquer qu’il n’a pourtant jamais utilisé le nom d’"Algérie" dans ses chansons. " C’est vrai. J’ai toujours dit mon " pays " et jamais " l’Algérie ", a acquiescé Enrico Macias.

« Honorer les soldats morts en Algérie »

Mais c’est maintenant chose faite avec la reprise du titre de Serge Lama, L’Algérie, dans son dernier album. Il avoue qu’il n’aurait jamais pu composer une telle chanson, lui l’ardent défenseur de l’Algérie française. En revisitant la chanson de Serge Lama, Enrico Macias souhaite « honorer ces petits soldats morts en Algérie ». « C’était pas marrant pour les jeunes français d’aller combattre dans un département qui était considéré comme français. C’est pour ça qu’il méritait un hommage même s’il y a eu des exactions, de la torture », a-t-il souligné.

Enrico Macias, "humilié" de ne pouvoir revoir l'Algérie ? La raison ? Son point de vue et celui des Algériens

PARIS (AFP) - "Symbole de l'exil", Enrico Macias "vit très mal" de ne pas avoir pu revoir son pays natal l'Algérie, mais garde l'espoir, confie-t-il à l'AFP dans un entretien à l'occasion de ses cinquante ans de carrière.

Fait "chanteur de la paix" par Kurt Waldheim en 1980, Enrico Macias a renoncé à plusieurs reprises à revenir en Algérie devant les tollés systématiques au sein d'une partie de la classe politique algérienne, lui reprochant son soutien à Israël. Le chanteur n'est pas revenu en Algérie depuis l'exil familial en 1961.

"Je vis cela très mal, mais je ne ferme pas la porte à l'avenir, même à l'âge que j'ai (NDLR: 76 ans le 11 décembre). On ne sait jamais... Je me sens vexé, humilié, insulté. Je pense que le peuple algérien qui ne peut me voir depuis tant d'années l'est aussi. Je pense qu'un jour, ça va changer", confie le chanteur.

"J'ai été le symbole de l'exil et j'aimerais devenir le symbole de la réconciliation de tous les enfants d'Algérie, les Pieds-Noirs, les harkis, le peuple algérien...", ajoute-t-il, estimant que des groupes extrémistes "voient très mal" sa venue.

"J'ai toujours défendu mon peuple (NDLR: Israël). Ce sont mes frères, mais je défends aussi les Palestiniens. J'estime qu'ils doivent avoir un pays eux aussi. On peut très bien vivre ensemble, Israéliens et Palestiniens. Je suis un homme tolérant. Mon message a toujours été universel", rappelle Enrico.

Chantre de l'amour, de la fraternité et de la paix, Enrico Macias se déclare convaincu "qu'on ne peut pas vivre heureux sans échange avec les autres".

http://www.diwan-al-kalam.com/forum/showthread.php?363-Enrico-Macias-et-la-guerre-d%92Alg%E9rie-Quand-Gaston-chassait-du-Fellaga...

Enrico Macias et la guerre d’Algérie :

 Quand Gaston chassait du Fellaga...


Enrico Macias est un homme redoutable. Militant sioniste déclaré, il a toujours entretenu des rapports ambigus avec l’Algérie, dont il a largement contribué à imposer cette image de pays de la douceur de vivre et de la kémia, une image qui a nourri tant de nostalgie chez les pieds-noirs.
Ses tirades sur le pays du soleil et de la haine, de la joie de vivre et de la passion, ce pays perdu dont on ne se console jamais, ont arraché des larmes à de nombreuses générations de pieds-noirs. Mais Gaston Ghenaïssia – le vrai nom de Macias _ n’a jamais abordé le volet le plus sombre de son histoire algérienne. Il n’a jamais dit comment il a lui-même contribué à mettre le feu à ce pays bien aimé.
Il a, en fait, réussi à maintenir un voile pudique sur son militantisme de cette époque, un militantisme qui l’a mis dans la même tranchée que Maurice Papon! Enrico Macias évoque régulièrement sa volonté de revoir son «pays natal», et comment il en est empêché. Sa visite devait se faire en 2007, en compagnie de Nicolas Sarkozy. Auparavant, il avait affirmé que le président Abdelaziz Bouteflika lui-même l’avait invité, mais que des méchants, héritiers de la tendance obscurantiste du FLN, s’étaient opposés à son retour.
Qu’en est-il au juste ? A Alger, on affirme officiellement qu’Enrico Macias peut se rendre en Algérie quand il veut, mais qu’il est hors de question d’en faire un évènement politique. Certains fonctionnaires montrent un certain embarras devant le tapage médiatique provoqué par Enrico Macias lui-même. «Il n’a pas envie de revenir, il ne viendra pas, et il le sait parfaitement», a déclaré, sûr de lui, un ancien haut responsable.
«Et ce n’est pas seulement à cause de son soutien public à Israël», ajoute-t-il, estimant que le thème Algérie ne constitue pour Enrico qu’un «fond de commerce». Pour cet homme, qui avoue avoir apprécié la musique de Enrico dans sa jeunesse, Enrico Macias ne reviendra pas en Algérie parce qu’il y a commis des crimes pendant la guerre de libération.
Selon lui, Enrico faisait partie d’une milice locale, les «unités territoriales», composées de partisans de l’Algérie française, qui formaient des milices de supplétifs de l’armée coloniale. L’unité à laquelle appartenait Enrico Macias a commis de nombreuses exactions, et a participé à des ratonnades, affirme cet ancien haut fonctionnaire. A cette époque, Enrico Macias est un jeune artiste prometteur, qui joue dans la troupe du «Cheikh Raymond», le plus célèbre artiste juif de Constantine.
Raymond Leyris est alors au faîte de sa gloire : notable de la communauté juive, ami des «arabes» de la ville, il est riche et célèbre. Sa musique est si appréciée qu’une jeune recrue FLN, en pleine guerre d’Algérie, rejoint le maquis ALN en wilaya II avec des disques de «Cheikh Raymond », nous raconte un ancien moudjahid qui a passé toute la guerre dans le Nord Constantinois ! Raymond Leyris n’avait pas d’enfants.
Il en a adopté deux, dont Enrico Macias. Celui-ci est donc à la fois l’enfant adoptif, le disciple et l’héritier de CheiKh Raymond. A-t-il été l’héritier en tout ? Seul Macias pourra le dire. En tous les cas, les réseaux FLN avaient alors une conviction. Pour eux, Raymond Leyris avait été contacté par les services spéciaux israéliens.

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http://www.presse-dz.com/info-algeri...u-fellaga.html

Abed Charef

 

 

 

 

 

 

 

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