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Jacques Inrep a relaté dans un livre, intitulé Soldat, peut-être... Tortionnaire, jamais! son parcours, celui qui l'a amené de son service militaire jusqu'à sa séance de psychanalyse bien des années après. © DR

 

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/medecine-guerre-algerie-jacques-inrep-parcours-combattant-37525/

Cinquante-deux ans après la signature des accords d'Évian prévoyant un cessez-le-feu et mettant un terme à la guerre d'Algérie, l’heure est au témoignage. Celui de Jacques Inrep, un ancien appelé de la guerre d’Algérie, « grâce » à laquelle il est devenu psychothérapeute. C’est donc en revêtant son costume professionnel qu’il raconte à Futura-Sciences ses propres expériences.

Témoignage d'un ancien appelé devenu psychologue

La scène se déroule au milieu des années 1970. Jacques Inrep  est en pleine séance de psychanalyse pour résoudre son problème vis-à-vis des femmes. À un moment de l’entretien, sa thérapeute évoque alors sa peur de la castration. Et voilà que cette phrase, presque anodine, ravive soudainement un souvenir profondément enfoui depuis une quinzaine d’années. Le retour du refoulé, comme on dit en psychologie. S’il pensait avoir oublié cette guerre d’Algérie à laquelle il a participé, elle a fini par le rattraper. Pris de mouvements incontrôlés, dans un état de sidération, la violence des pleurs l’empêche de parler. Mais l’action prend place dans sa tête.

Marché de Batna, 28 août 1960, 9 h 15 du matin. « Je suis en tête de patrouille, sur le trottoir de gauche. Je vois un gamin, d’une douzaine d’années, balancer un objet d’un toit. Une bombe. Juste devant moi, un Algérien grand et costaud. Dans un réflexe de survie, je m’abrite derrière lui. L’adolescent n’ayant pas eu assez de force, son projectile tombe au milieu des civils. À 10 ou 15 mètres de nous. Le grand boum… Je me relève… Cet homme qui m’avait fait écran était là, contre un mur, complètement émasculé. Un trou à la place du bas-ventre. Il se meurt. Vision d’horreur »

Cet épisode traumatique est remonté à la surface avec les perceptions sensorielles de l’époque. L’odeur d’épices qui régnait sur le marché en ce jour, la chaleur matinale des rayons du soleil sur la peau, le bruit d’une foule en pleine négociation. Dans son ouvrage, Soldat, peut-être… tortionnaire, jamais !, Jacques Inrep raconte même qu’il revoit presque sur le mur face au divan la scène se dérouler sous ses yeux…

Un silence bien trop pesant au retour de la guerre

C’était la première fois qu’il reparlait de cette époque maudite. Car il avait bien compris qu’on ne lui laissait pas le faire. À son retour au pays, une petite fête avait été organisée. Là on lui avait bien demandé de narrer ses exploits. Un récit choquant, le ton colérique, et la foule détourne son attention de ces propos qui dérangent. Seul son père, ancien de la Grande Guerre, semble saisir la situation. « Ce sont des civils, ils ne peuvent pas nous comprendre. »

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La guerre ne s'est pas terminée une fois les armes déposées. Elle était toujours présente dans la tête des combattants rentrés chez eux. Le meilleur moyen pour la faire sortir aurait été d'en parler. Mais personne n'a voulu en entendre encore parler... © Jean Poussin, Wikipédia, cc by sa 30

Depuis cet épisode, Jacques Inrep a eu de longues années pour repenser à tout cela. Entretemps, il est lui-même devenu psychologue et psychothérapeute, au terme d’un parcours surprenant. Alors qu’il travaille à l’usine, on vient le solliciter pour s’occuper d’un ouvrier qui commence à délirer et ne demande qu’à traiter avec lui. Cet homme est également un ancien d’Algérie. Jacques Inrep le prend en charge et finit par l’amener à l’hôpital psychiatrique. D’autres après lui vont perdre les pédales. C’est toujours le même qui joue les ambulanciers. Alors qu’il dépose un de ses collègues à l’hôpital, on lui propose un poste d’infirmier psychiatrique. Il prend la balle au bond. En parallèle, il suit des études de psychologie clinique. Le petit cadre de l'usine devient, du fait de la guerre, thérapeute. Et croise durant son parcours d’autres soldats engagés dans le conflit.

De ses nombreuses rencontres avec ses anciens compagnons d’armes, qu’elles aient eu lieu dans son cabinet ou à d’autres occasions, il a repéré un point commun. « Tous les combattants que je connais disent la même chose : ils n’ont pas pu en parler, même à leur famille, même à leur amis. Alors que pour s’en remettre, il aurait fallu pouvoir s’exprimer librement au retour. »

Des comportements autodestructeurs

Parmi les acteurs, certains (la majorité) n’en gardent aucun traumatisme. D’autres en ont souffert ou en souffrent encore, mais ont pu malgré tout mener une vie normale. Il y a ceux qui ont dérapé aussi… Il existe toute une palette de comportements violents et autodestructeurs chez une partie des anciens participants. De l’alcoolisme chronique au suicide, par exemple.

Jacques Inrep sera confronté très tôt à ce cas de figure dans son expérience de psychologue. Sa première. À l’époque pourtant il n’était encore qu’infirmier psychiatrique. Un cas particulier, un alcoolique, perturbait beaucoup les infirmières, dérangées que ce patient leur montre des photos pornographiques. En tant qu’ancien appelé et thérapeute en devenir, l'équipe a invité Jacques Inrep à faire ses armes face à ce cas. Mauvaise idée.

«Durant l’entretien, il me montre les photos. En fait de pornographie, il s’agissait d’Algériennes dénudées, tenues par des militaires français, certainement violées et probablement torturées.» La colère l’emporte, et du «vous» courtois qui est de mise il passe au «tu», le priant de déchirer et de se débarrasser définitivement de ces images. «Un comportement complètement inadapté pour un thérapeute» concède aujourd’hui Jacques Inrep.

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Jaques Inrep explique que le mal-être de certains soldats s'est manifesté par des comportements divers et particuliers, sans que le lien ne soit établi avec leur participation au conflit. Parmi eux, l'alcoolisme, mais aussi la violence conjugale, l'instabilité de l'humeur... Et peut-être même certains troubles intestinaux ! © Mfajardo, Fotopédia, cc by nc nd 2.0

Cette histoire a malheureusement une fin tragique. Cet homme se présente quelque temps plus tard à l’hôpital. Il souffrait profondément, à tel point que cela en devenait perceptible physiquement. L’infirmier psy qu’il est l’accueille, mais reçoit l’ordre de ne pas l’interner. Le malade rentre chez lui. On le retrouve pendu le lendemain matin…

Un sentiment de culpabilité

Cette anecdote pose sur la table la question de la responsabilité de chacun. Faut-il être coupable pour être traumatisé ? « Je ne pense pas, nous dit Jacques Inrep. Certains culpabilisent et prennent conscience en vieillissant qu’ils sont allés trop loin. D’autres en revanche sont dans le déni, et se persuadent qu’ils ont bien agi et qu’il n’y avait rien d’autre à faire. Et contrairement à ce que l’on croit, il y avait plus de volontaires que de places pour devenir tortionnaires. »

Ces mêmes hommes, vingt, trente, quarante, cinquante ans après ne peuvent contenir leurs larmes dans le cabinet médical. « J’ai vu une quantité assez importante d’anciens tortionnaires s’effondrer devant moi. En fait, il m’arrive très fréquemment de voir pleurer des anciens d’Algérie, bourreaux ou non d’ailleurs. »

Aujourd’hui encore, cinquante-deux ans au moins après les faits, cette guerre est encore dans les mémoires. Jacques Inrep espérait encore un pardon de la patrie reconnaissante. « Ce serait bien d’un point de vue thérapeutique, et ce serait aussi l’occasion de sortir de la guerre d’Algérie par le haut. » Peut-être cela aiderait-il certains à mieux gérer leur traumatisme. Heureusement, quand même, d’autres ont pu le surmonter.

Anciens d’Algérie

Différents témoignages.

Le SPT chez les anciens d’Algérie : un fléau méconnu.

C’est si loin la guerre !

http://www.traumapsy.com/spip.php?article196 

Je témoigne sur le changement de comportement de mon mari au retour de la guerre d’Algérie.

Je suis mariée depuis 50 ans. Au début de notre rencontre, en six mois, nous avons vécu le mariage, la naissance et le décès de notre fils, puis le départ à l’armée de mon mari ; d’abord à Lille puis en Algérie.

Mon mari, qui était un agneau, est rentré, après vingt-quatre mois, comme un lion. Lui, qui était si doux, il n’y a eu ensuite que du silence. Des cauchemars la nuit, la boisson et tout ce qui va avec. Notre vie a changé et l’amour s’est envolé.

J’ai trois filles et gendres, des petits-enfants, une jolie maison. Je ne vis que pour cela, le reste n’a plus aucune importance. Si nos maris ont vécu un calvaire à la guerre, pour nous, les épouses ce ne fut pas facile. Des jours sans courrier, en écoutant la radio, craignant les mauvaises nouvelles et parfois les copines à l’usine à qui il fallait remontait le moral : la guerre, nous l’avons faite aussi. Les médailles, nous les aurions aussi méritées.

Mon père souffre et je ne sais pas comment l’aider.

Mon père a fait la guerre d’Algérie. A 18 ans, il a quitté le Nord Pas de Calais pour découvrir un pays nord-africain, l’amitié, la guerre, la souffrance et la mort.

Lors de combats dans le Maghreb, il a reçu un éclat d’obus dans l’œil, à la suite de quoi, il a perdu celui-ci.

Après une vie familiale et professionnelle bien remplie, il est depuis quelques années à la retraite. Il a 68 ans.

Depuis environ deux ans, son comportement est différent. Il se replie sur lui-même,boit plus qu’il ne faudrait, fume un paquet de cigarettes par jour. Ne veut plus participer à aucune sortie en famille prétextant diverses raisons. Ne veut pas se soigner, ni faire d’examens. Toutes les nuits, il fait des cauchemars : parle, crie, « participe à des combats », allant jusqu’à faire de grands gestes.

Lors de réunions de famille, il est présent dans la pièce, mais semble absent. Il me donne parfois cette impression d’être « à côté » et non avec nous.

Nous avons pensé à une dépression. Son médecin suspectait la maladie d’Alzheimer. Ce n’est pas le cas.

Un proche de la famille s’est suicidé il y a deux ans. Mon père a réagi violement à ce suicide, traitant la personne de « lâche ».

Est-il possible qu’il réagisse à cet événement et que cela fasse ressurgir des moments difficiles vécus pendant cette terrible guerre ?

Est-ce un choc post-traumatique ? Que pouvons-nous faire pour l’aider sachant qu’il refuse de se soigner ou de rencontrer des médecins ?

Le suicide de mon mari.

Mon mari na jamais plus été le même après son retour d’Algérie. Il n’a mangé exclusivement que des frites et du paté pendant des années. Il dormait mal, était hyper sensible à tout : le bruit, les courants d’air. Il ne voulait jamais sortir, il était toujours stressé pour tout. Il a été jugé dépressif et même hospitalisé en maison de repos. Il a toujours eu des médicaments qui le remontaient le matin et le faisaient dormir la nuit. Puis au début des années 80, au bureau l lui arrivait de se bloquer totalement, d’être comme un zombie. Il fallait aller le rechercher. Il avait les yeux hagards et était incapable de parler. Le médecin lui donnait des calmants pour le faire dormir. Il a été hospitalisé en hôpital psychiatrique. On n’a jamais su ce qui lui avait fait ou donné comme médicaments mais quand il est revenu, il mangeait à toute vitesse, c’était incompréhensible et il n’allait pas mieux. Un jour, il est allé chez mon fils, a trouvé une arme de chasse et s’est suicidé chez eux. En 1989. Apparemment, on ne savait pas encore ce qu’était le traumatisme de guerre...

« Heureusement, quand même, beaucoup d’autres ont pu  surmonter le traumatisme de la guerre d'Algérie »

Jacques INREP

Malheusement ces drames ont bien existé mais trop méconnus car peut-être encore tabous

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Jacques CROS nous fait parvenir aussi ce commentaire :

 

07/04/2014 14:18:29
over-blog.com : Vous avez reçu un commentaire

Bonjour,

un commentaire vient d'être posté par Cros Jacques sur l'article Guerre d’Algérie : Jacques Inrep, le parcours d’un combattant traitant du traumatisme « Heureusement, quand même, beaucoup d’autres ont pu le surmonter », sur votre blog BLOG PERSONNEL DE MICHEL DANDELOT *** REGION BOURGOGNE

Extrait du commentaire:

A propos du livre de Jacques Inrep je propose la lecture de l'article que je lui ai consacré

http://cessenon.centerblog.net/2085548-Soldat--peut-etre%E2%80%A6-tortionnaire--jamais-

 

Voici l'article que l'on voit sur le Site de Jacques CROS

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Soldat, peut-être… tortionnaire, jamais !

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C’est le titre, insolite, d’un livre qui ne l’est pas moins, que l’on doit à Jacques Inrep. L’auteur y raconte son vécu de la guerre d’Algérie à laquelle il a participé en tant qu’appelé du contingent entre mai 1960 et août 1961. En fait il déborde des deux côtés de cette période, avant, pendant ses classes effectuées en France et après son retour.
Mais parlons d’abord de Jacques Inrep. Un itinéraire peu banal. Il n’a que son certificat d’études et un emploi à la préfecture d’Alençon quand il est appelé pour effectuer ses « trois jours » à Guingamp. Les tests révèlent un Quotient Intellectuel supérieur à la moyenne. Après son service militaire il reprendra ses études et deviendra psychanalyste.
Il commence sa « carrière » militaire en suivant à Toul le peloton des Elèves Officiers de Réserve. Il refusera de poursuivre sa formation dans cette voie. Cela lui vaudra des ennuis avec la hiérarchie et les petits gradés l’accableront de sanctions diverses.
Il sera également victime de mutations disciplinaires et se retrouvera dans Les Aurès où il sera affecté à diverses tâches qui auront des points communs, patrouilles embuscades, tours de garde, opérations, accrochages, … et des spécificités. Il sera témoin d’un attentat qui à Batna fait huit morts et cinquante six blessés. Sa violence le marquera durablement et sera l’objet d’un retour lors d’une séance d’analyse chez une psychanalyste.
Il est sur le terrain quand les généraux félons déclenchent le putsch d’Alger en avril 1961. L’auteur rend compte de manière très fidèle du rôle décisif qu’ont joué les appelés du contingent dans son échec.
Jacques Inrep a refusé d’être intégré à l’équipe de tortionnaires embauchés pour « tourner la gégène ». Cela n’a pas facilité ses relations avec son supérieur !
Lors de son dernier emploi comme secrétaire au 2ème bureau il sera confronté à la réalité de la torture pratiquée dans les locaux de son cantonnement. Outre les gémissements entendus il aura accès à des dossiers confidentiels confirmant que la torture n’est pas ici ou la une bavure mais que son recours est organisé, planifié par l’autorité militaire.
Il prendra le risque de photographier ces documents compromettants et rapportera les négatifs en France. Ceux-ci seront exploités dans un livre de Pierre Vidal-Naquet « La Raison d’Etat » publié en 1962 et réédité en 2001.
Le retour à la vie civile ne va pas sans difficulté. Comme tous ceux qui reviennent d’Algérie, l’ancien appelé est déphasé par une déconnexion de plusieurs mois. De plus c’est le temps où l’OAS sévit en France, la Normandie n’étant pas épargnée.
Jacques Inrep s’engage et en fait sa vie durant, il aura toujours le souci de défendre les droits de l’homme mis à mal par une guerre qui pendant longtemps n’a pas voulu dire son nom.
Une guerre coloniale au demeurant dont il serait juste de situer aujourd’hui les responsabilités de ceux qui l’ont engagée, continuée, permise !
Un livre certes très personnel mais qui recoupe le sentiment d’inachevé qui occupe l’esprit de nombreux anciens d’Algérie devant l’absence d’analyse de ce qu’ils ont vécu là pendant de la part de divers organismes et qui a des retentissements dans le monde actuel.
Rappelons que Jacques Inrep animera le repas à thème du 6 juillet prochain au cercle populaire Joseph Lazare de Béziers.

Aux Editions SCRIPTA 4, Rue du Lubéron 30230 BOUILLARGUES
20 euros + éventuellement 4 euros pour frais de port à l’ordre de Jacques Inrep

LES COMMENTAIRES

Moussa Pour avoir assisté de près à une séance abominable de tortures qui a duré une journée entière de janvier 1957, je me suis toujours demandé, depuis, de quel côté se trouvait la civilisation. Etait-elle du côté de l’occupant, représenté sous mes yeux d’adolescent candide (je n’avais que quinze ans et le premier garçon soumis à ses tortionnaires était exactement de mon âge) par deux officiers, d’essence pourtant noble, le capitaine de C*** et le lieutenant SAS de G***, sortis tous deux de grandes écoles de guerre, qui étaient maîtres du camp ? J’en ai toujours douté. Et pour cause, ces scènes barbares se déroulaient au siège de la compagnie alpine, installé sur un piton kabyle, dans le Cours complémentaire que nous venions d’abandonner par suite de la grève scolaire de mai 1956. Le vaste et beau bureau de notre ancien directeur avait été transformé – qui l’eût imaginé ? - en lieu de sévices. Quelques jours plus tard, arrêté dans un contrôle de routine, j’y ai constaté de mes propres yeux dans quel état pitoyable avait-on rendu ce vénéré bureau de direction : les liasses de compositions étaient jetées pêle-mêle et à même le sol dans un coin ; le bureau en bois, entretenu jadis avec un soin méticuleux, était à présent souillé de taches diverses, la gégène en occupait un coin ; une corde pendait au plafond, au dessus d’une grande bassine d’eau sale ; des jerricans militaires complétaient le dispositif insane dans un magma d’odeurs et de liquides nauséabonds.
Tout au long de cette rude journée qui marquait la fin du ramadhan, huit au moins de mes coreligionnaires avaient été interpellés tour à tour pour subir des cruautés inouïes, dont, à partir de la cour où nous nous trouvions assis sur le sol et derrière la porte entrouverte, nous devinions sans peine l’étendue. Aux cris épouvantables qui ponctuaient chaque scène, à la noria des sceaux d’eau que les bidasses venaient remplir, à partir des toilettes situées au fond de la cour, nous comprenions aussi que le supplicié avait atteint les limites de la résistance humaine, qu’il perdait connaissance et que, pour le ranimer, il fallait de la flotte, avant de poursuivre l’interrogatoire, etc.
Tout cela, hélas, était pratiqué au grand jour, et les dizaines de soldats entassés dans les classes voisines savaient tout et laissaient faire.
N’était-ce pas cela la civilisation au nom de laquelle on s’était si fièrement battu du côté français, exactement comme au 19è siècle, lors de la colonisation qu’avait ponctuée un autre gâchis aussi immense qu'immonde fait de massacres, de destructions, d’enfumades, de viols, etc. ?
Alors, reste-t-il aux beaux discours, à la morale et au toutim quelque sens à donner à la colonisation française de l'Algérie ?
 

 

ZANEBONI bonsoir j'ai un ami qui recherche votre livre, Est-il encore disponible ? Merci de votre réponse.

 

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