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AFP Publié le 25/10/2012 à 15:36

 

Le vote du Sénat sur la proposition de loi socialiste visant à faire du 19 mars, date anniversaire du cessez-le-feu en Algérie en 1962, une "journée nationale du souvenir" en mémoire des victimes du conflit, a été renvoyé au jeudi 20 novembre. Les débats ont été suspendus durant la discussion générale et reprendront lors de la prochaine niche réservée au groupe des sénateurs socialistes.

En deux courts articles, le texte institue chaque 19 mars une journée du souvenir "à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc". Il s'agit en fait d'une proposition de loi adoptée en janvier 2002 par l'Assemblée nationale à majorité de gauche -
Lionel Jospin
étant premier ministre - qui arrive dix ans plus tard devant le Sénat.

Son inscription à l'ordre du jour a ravivé le débat droite-gauche, mais aussi entre associations d'anciens combattants et de rapatriés, sur la date à laquelle doit être commémorée la fin de la guerre d'Algérie. Sur fond de polémiques sur le passé colonial de la France et le "devoir de mémoire". En début de séance, le ministre délégué aux Anciens combattants, Kader Arif, s'en est d'ailleurs remis "à la sagesse" du Parlement, "sans aucune ingérence ou interférence de l'exécutif".

Les sénateurs socialistes ont annoncé qu'ils voteraient sans modification du texte, qui pourrait être adopté définitivement dès le vote du Sénat. Les élus écologistes devraient également le voter à la "quasi-unanimité". Pour le rapporteur socialiste Alain Néri, "il est urgent de rendre hommage à la 3è génération du feu", et notamment aux deux millions d'appelés du contingent mobilisés durant la guerre d'Algérie. Il faut, a-t-il fait valoir, une date historique symbolique. Ce qui n'est pas le cas du 5 décembre, fixé officiellement en 2003 pour l'hommage aux victimes du conflit, qui correspond à la date anniversaire de l'inauguration du mémorial du Quai Branly à Paris par l'ancien président Jacques Chirac.

Le sénateur communiste Guy Fischer a appelé pour sa part à "affronter des pages qui comptent parmi les plus sombres de notre histoire". La plupart des orateurs ont souligné que le 19 mars 1962 - au lendemain des accords d'Evian - ne signifiait pas la fin de la guerre d'Algérie, et ne devait pas occulter les drames qui ont suivi. Le cessez-le-feu a en effet marqué le début de l'exode des pieds-noirs et des massacres de harkis. Au nom de l'UMP, Marcel-Pierre Cléach a dénoncé "le procédé étrange" qui consiste à ressortir un texte adopté en 2002 par l'Assemblée, "qui ne tient pas compte de l'évolution de l'esprit et des textes sur dix ans".

"Tous les présidents de la Vè République, de
Charles de Gaulle à Nicolas Sarkozy, y compris François Mitterrand, se sont opposés à la commémoration officielle du 19 mars", a-t-il souligné, dénonçant un texte qui jette "de l'huile sur le feu, alors que nous allions vers un apaisement des passions".

 

 

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