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Si le 10 juin 1999 l’Assemblée Nationale adoptait à l’unanimité l’état de « guerre » en Algérie. Loin de l’unanimité a été adoptée la loi du 6 décembre 2012 qui a rendu "officielle" la Commémoration du 19 mars 1962.

Ce ne fut cependant pas facile pour que la loi du 6 décembre 2012 voit le jour, en effet, il a fallu passer par le Conseil Constitutionnel sollicité par 60 députés et 60 sénateurs de droite.

Lors de la discussion de la proposition de cette loi je tiens cependant à souligner que deux sénateurs UMP de Bourgogne ont voté en faveur de cette loi comme la presque unanimité des sénateurs de gauche, ces deux sénateurs de droite allant à contre-courant de leur famille politique, je considère cela comme un acte courageux c’est pourquoi je tiens à les citer et à les remercier, il s’agit de Jean-Paul Emorine, sénateur-maire de Sennecey-le-Grand et Alain Houpert, sénateur de Côte-d’Or, maire du petit village de Salives à quelques kilomètres de Dijon.

Mais, si cette date du 19 mars est reconnue au même titre que le 11 Novembre et le 8 Mai, "il faut rester très vigilant" car rien n’est acquis à vie, surtout dans cette période inquiétante avec la montée de l’intolérance que nous subissons actuellement, certains extrémistes ont juré de bannir cette date.  Alors nous devons surtout continuer à faire de cette journée un grand rassemblement"… C’est pourquoi, chers amis, soyons plus nombreux encore, autour des monuments aux morts le 19 mars 2014.

Michel Dandelot

 

Voici l'intervention de Jean-Marc TODESCHINI, Premier Questeur du Sénat et sénateur de la Moselle, le 8 novembre 2012 lors de la discussion autour de la Proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

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