limg-1582478532Pour la première fois cette année, des militaires algériens seront présents le 14 juillet sur les Champs-Élysées, à Paris. Cela suscite une polémique...

RECTIFICATIF : UNIQUEMENT PLACE

DE LA CONCORDE 

Jean-Michel Aphatie : "La présence de militaires algériens le 14 juillet ne prête pas à polémique"

 

 

Crédit : Jean-Michel Aphatie

http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/jean-michel-aphatie-la-presence-de-militaires-algeriens-le-14-juillet-ne-prete-pas-a-polemique-7772662716 

 

Pour la première fois cette année, l'Algérie participera aux cérémonies du 14 juillet. Trois militaires algériens seront présents lors d'une animation initiale sur la place de la Concorde, mais "il n'y aura pas de défilé", a précisé le ministère de l'Intérieur. 

Un collectif "Non au défilé des troupes algériennes le 14 juillet 2014" est en cours de création, avec le député FN Gilbert Collard et le vice-président du parti, Louis Aliot. "Cette présence militaire honteuse sur le sol français est une provocation indigne et le signe d'un très grand mépris pour tous les morts, disparus ou suppliciés victimes de cette armée", déplorent les deux responsables frontistes. D'après eux, "la présence de l'armée nationale algérienne pose un problème politique et un problème moral grave".

"Le FN cherche à faire d'un petit truc légitime un gros truc scandaleux", décrypte Jean-Michel Aphatie, qui rappelle que les parents de Karim Benzema - auteur de deux des trois buts des Bleus contre le Honduras au Mondial - étaient Algériens. "Benzema a fait la gloire de la France. La vie est parfois cocasse, n'en déplaise au député Collard et au vice-président Alliot", conclut Jean-Michel Aphatie.

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 Voici une biographie originale

de Karim Benzema

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Karim Benzema l'auteur de 2 des 3 buts de l'équipe de France de football contre le Honduras. Photo prise hier 15 juin 2014.

Karim Benzema ne parle pas seulement avec ses pieds. Sur son cas personnel, Benzema  assure ne pas être dupe. «Ils [CERTAINS spectacteurs] partent dans un délire bizarre. En gros, si je marque, je suis français, mais si je ne marque pas ou qu’il y a des problèmes, je suis arabe.» Et de préciser dans la foulée: «Mes parents sont français, nés en France, après oui, mon sang, il est algérien, voilà.»

 

helub.unblog.fr/archives/reportage-sur-les-traces-de-karim-benzema/ 

Karim Benzama est la nouvelle star du football français. Il a inscrit 2 des 3 buts de l’équipe de France, hier soir et le troisième but il en est directement responsable, mais toutefois marqué "contre son camp" par un joueur du Honduras.

Les spécialistes et autres observateurs du ballon rond voient dans son jeu une technicité et des balles qui révèlent bien la star qu’il est devenu.

Dans ses pieds, il y a quelque chose de Zidane mais entre lui et Zizou, plus qu’un point commun. Tous les deux sont issus de l’immigration, ont les mêmes origines algériennes, et de pères kabyles qui ont quitté, belle coïncidence, la même région de Béjaïa. À peine un rayon d’une cinquantaine de Kilomètres. Tighzert, un petit village des Ath Jlil, en basse Kabylie, 70 km au sud-est de Béjaïa, nous sommes sur les traces de Karim Benzema.

Le chemin monte en lacets jusqu’à Aghbala, le plus grand village de la commune de Beni Djellil. Le premier d’une quinzaine de villages et hameaux qui forment le arch des Ath Jlil et accrochés à un décor de montagnes de moyenne altitude et de relief accidenté.

Depuis la bifurcation du village socialiste, à Timezrit, 20 km, ce sont de vastes étendues de terres agricoles qui s’offrent à la vue, gardant dans le langage populaire leur référence colonialiste avec les noms des colons qui s’y rattachent, avant de s’estomper à mesure que le véhicule qui nous emmène avance sur le chemin cahoteux et montant vers Iznayene, les habitants de Semaoune, une commune de quelque huit villages qui a jeté et entretenu un vieux pont vers l’immigration. La misère a fait s’exporter vers la France beaucoup de chefs de famille en quête de survie pendant et après l’occupation française. Les premiers départs ont servi d’ouverture de voie à des grappes de villageois qui ont suivi pour s’extirper de l’indigence. Ici, comme dans beaucoup de villages kabyles, l’été est synonyme des grandes retrouvailles quand les immigrés reviennent se retremper dans la vie villageoise. L’été venu, le « 93 », le matricule de l’Aubervilliers dans le Seine-Saint-Denis, bouscule le « 06 » local.

A Tighzert, c’est le « 69 » de Lyon sinon le « 42 » de Saint-Etienne qui s’y invite le plus. Depuis la commune de Semaoune, c’est un chemin, classé au rang wilayal et oublié des derniers programmes de bitumage, qui y mène en prenant le virage sud d’Aghbala, là où un branchement invite à une autre destination vers M’cisna, Ath Skher et Tizi n’Djiber. Quelques virages et pentes descendantes plus tard, nous sommes dans le village des Benzema, l’une des six grandes familles qui forment Tighzert.

Le village a trouvé place sur l’une de ces rares étendues plates de cette contrée, posé au pied d’une montagne et longé par un ravin qui lui donne son nom. Le village est comme jalousement serti dans le creux d’un trio de montagnes que forment Assamer, Hidja et Atmos qui lui laisse une fenêtre naturelle ouvrant sur la chaîne des Babors. Nous avons rendez-vous avec Karim Benzema et nous le trouvons dans sa boutique d’alimentation générale.

A Tighzert, on vibre à chacun de ses exploits 

Nous ne sommes pas, bien sûr, en France  mais bien sur les hauteurs des Ath Jlil. Autant rassurer les férus du buteur français, le joueur n’a pas troqué ses crampons contre une échoppe. Karim Benzema est l’un des cousins du Karim Benzema, le joueur. Il préside l’association du village. Comme lui, ils sont quatre autres homonymes de l’international des bleus. Tous des cousins que la renommée du joueur a gratifiés d’un reliquat de « popularité ». Karim Benzema, le villageois, le vérifie à chaque stationnement de son fourgon sur lequel est mentionné son nom. « Ces dernières années, là où je m’arrête, mon nom attire la curiosité des gens qui s’approchent de moi » témoigne-t-il.

Zidane, Nasri, Ziani,…tous d’ici 

« C’est un enfant du village qu’ils voient à travers lui » ajoute-t-il. Pourtant l’attaquant des tricolores, de père kabyle et de mère oranaise, est né à Lyon.

Son grand-père, Da Saïd Benzema, a quitté le village destination Lyon vers 1967 avec lui ses fils dont le père de Karim, Hafid, alors âgé de moins de 7 ans. Hafid Benzema ne retournera dans Tighzert qu’une seule fois, dix ans après son exil de l’après indépendance. Son fils, lui, ne connaîtra pas le village natal de son père. Il n’y a jamais mis les pieds, témoignent les jeunes villageois que nous avons rencontrés. Entre le pays et la famille de France, Da Saïd, le grand-père septuagénaire, joue un peu le trait d’union. Il est connu pour être un grand marcheur. Il prend le bus jusqu’à la rentrée de Timezrit (20 km) et revient à pieds. Lors de la neige de 2003 qui avait bloqué les routes, arrivé de France, il a du continuer son chemin à pieds depuis Semaoune » raconte Rabie qui pense que Karim Benzema à de qui tenir.

 

 

 

 

 

 


 
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