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http://www.leprogres.fr/loire/2012/04/01/jean-teil-enseignant-en-algerie-de-1954-a-1966

Il raconte la vie d’un jeune couple d’instituteurs et comment, pendant la guerre d’Algérie, et même après, il a pu exercer son métier d’instituteur dans un climat de confiance.

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Jean Teil raconte son métier d’enseignant en Algérie avant et après l’indépendance. Photo Yves Salvat

Jean Teil a souhaité témoigner. Pas pour parler de la guerre, « Je l’ai volontairement occultée », mais de son expérience d’instituteur vécue avec son épouse durant les douze années qu’il a passées en Algérie (de 1954 à 1966). Et fournir un éclairage original.

Jean était en poste dans un village proche de Sétif. Il a publié deux livres sur le sujet (1).

Il y raconte la vie quotidienne de son couple quasiment coupé du monde, sans confort, dans un environnement » en rupture avec la métropole.

« En arrivant, ce qui m’a frappé, c’est la misère de nos premiers élèves. Certains avaient une simple djellaba et arrivaient pieds nus. ». Pour autant, ses élèves, leurs parents avaient, avec l’école, un rapport empreint de respect. « Ils avaient un attachement indéfectible à leur école, pendant et après la guerre. Les parents nous faisaient entière confiance."

Les populations avaient une grande considération pour les enseignants au détriment parfois des maîtres coraniques ». Et y compris après la fin du conflit puisqu’il est resté jusqu’en 1966. « On aurait pu penser qu’après cette guerre et ses atrocités qu’on allait nous haïr. Et bien pas du tout ! Contrairement à cette crainte, on était privilégiés. Je n’ai jamais été ennuyé. On a pu continuer à travailler. Et je garde beaucoup de positif de cette période. Je pourrais vous citer certains élèves qui ont réussi ; ils sont avocats, techniciens, ingénieurs ».

Jean n’est pas complètement passé à côté de la guerre car, de 1960 à 1962, il a dû « faire son service », avant de redevenir instituteur, après les accords d’Evian. Il a aussi connu des alertes, des moments de peur, dans son village.

Il n’a pas complètement vécu en marge des « événements » mais ce qu’il veut retenir, c’est encore lorsque le secrétaire de mairie du bled, après 1962, a tenu à lui donner une carte d’électeur : « Tu es d’ici, tu es du village, tu votes dimanche ».


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