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LA CHARMEE (Bourgogne)

 Pose de la plaque de la FNACA

 http://www.lejsl.com/edition-de-chalon/2012/10/06/pose-de-la-plaque-de-la-fnaca

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La plaque de la FNACA vient d’être dévoilée officiellement au public.

  Photo R. D. (CLP)

Samedi dernier, à 11 heures, au monument aux morts, a été inaugurée la plaque FNACA à la mémoire des soldats français morts pour la France en Algérie, au Maroc et en Tunisie de 1952 au 19 mars 1962.

Le défilé, parti de la salle polyvalente de La Charmée, s’est regroupé au monument aux morts précédé de la fanfare de Sevrey, suivie de dix porte-drapeaux, des officiels, des anciens combattants et des participants.

Après la mise en place du cortège, Gérard Lardy, maire de la commune, et Hubert Voland, ancien combattant en Algérie, ont dévoilé la plaque, puis ce fut la sonnerie aux morts, la minute de silence, et enfin La Marseillaise, jouée par la fanfare.

Gérard Lardy, maire de La Charmée, Jean-Pierre Tisserand, président du comité de Givry, Gilbert Tournier, du comité départemental de la FNACA ont rappelé le sacrifice des jeunes de 20 ans qui ont laissé leur vie dans ce conflit ou en sont revenus blessés et handicapés à vie, « les p’tits gars », comme disait le général Bigeard. (Voir le commentaire concernant cette citation de Bigeard. Michel Dandelot)

Le député Christophe Sirugue, le sénateur Jean Paul Emorine, le conseiller général de Chalon Sud, Fernand Renault, ainsi qu’André Montangerand, président du comité de Buxy, étaient excusés.

La gendarmerie était représentée par les adjudants chefs Denis Morandet et Sandrine Payot, de la communauté de brigade de Givry/Buxy. Était aussi présent Daniel Villeret, maire de Givry.

Le cortège s’est reformé pour se rendre à la salle polyvalente où était servi le vin d’honneur.

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« Les p’tits gars » a dit Bigeard parlant des appelés du contingent mais hélas, ce général valeureux pendant la Seconde guerre mondiale, a été aussi un tortionnaire pendant la guerre d’Algérie, il a le triste privilège d’avoir immortalisé une expression : les "Crevettes Bigeard"  que beaucoup d’adhérents de la FNACA ne connaissent pas…  il n’est jamais trop tard pour savoir…  (Michel Dandelot)

Commentaire de notre ami Henri Pouillot président du Comité « Sortir du Colonialisme »

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Il serait temps de rompre avec la nostalgie de l’ "Algérie Française"

L’équipe sarkosyste avait prévu que les cendres du général Bigeard seraient déposées aux Invalides. Devant les réactions (une pétition recueillant près de 10.000 signatures), cette décision avait été différée. Eh bien, le changement arrive, là aussi : c’est le Ministre de la Défense, lui-même, qui va inaugurer une stèle à la gloire de cet officier tortionnaire sur le mémorial des guerres d’Indochine à Fréjus, le 20 novembre prochain (annonce faite sur le site du ministère). Les arguments sont extraordinaires : " Le général Bigeard, était un meneur d’hommes. Celui vers qui les regards se tournent naturellement dans les moments les plus difficiles ; celui qui cultive le goût de l’exigence et de la "belle gueule", celui qui enseigne que pour "être et durer" il faut être souple comme le cuir et trempé comme l’acier." Et, autre argument "Il n’avait de cesse de conduire ses "lézards verts" pour quelques parcelles de gloire." Quel message adressé aux Algériens !!! Ce général qui a contesté avoir pratiqué lui-même la torture mais qui déclarait en 2000 "La gégène pouvait délier les langues" puis en 2007 : "Les interrogatoires musclés, c’était un moyen de récolter des infos". Mais ce général a aussi le triste privilège d’avoir immortalisé une expression : les "Crevettes Bigeard". Pour éliminer physiquement, en faisant disparaître les corps, Bigeard avait inventé cette technique : sceller les pieds du condamné (sans jugement, sinon le sien), vivant, dans un bloc de béton et le larguer de 200 ou 300 mètres d’altitude d’un avion ou d’un hélicoptère en pleine mer. Il avait perfectionné cette technique : au début les algériens étaient simplement largués dans les massifs montagneux, mais leurs corps étaient retrouvés. La seconde étape fut le largage en mer, mais quelques-uns sont parvenus à revenir à la nage sur la côte et échapper miraculeusement à la mort. C’est pourquoi il "fignola" le raffinement de sa cruauté en inventant le bloc de ciment. C’est par cette technique enseignée par son ami le Général Aussaresses (et les officiers supérieurs instructeurs associés Lacheroy, Trinquier…) que cette technique a été exportée en Argentine en particulier pour les 30.000 disparus que pleuraient les "Folles de la Place de Mai". Et dans un mois, la République Française va donc rendre un honneur officiel à un tel personnage. Quelle honte !!!!

Henri POUILLOT

Président de "Sortir du Colonialisme"

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