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Torturé par les Allemands, Jean Moulin est mort en 1943 en gare de Metz. Photo AFP

http://www.lejsl.com/actualite/2013/06/21/jean-moulin-le-mystere

Qui a permis à la Gestapo d’arriver jusqu’à la maison du docteur Dugoujon à Caluire, en banlieue lyonnaise ? Soixante-dix ans après, on recherche toujours le traître.

Lundi 21 juin 1943, 15 heures, maison du docteur Dugoujon, place Castellane à Caluire (Rhône). Six à sept policiers allemands de la Gestapo, emmenés par Klaus Barbie, font irruption dans l’habitation. En quelques minutes, ils arrêtent neuf hommes parmi les plus hauts responsables de la Résistance : Henry Aubry et René Hardy (Combat), André Lassagne et Raymond Aubrac (Libération sud)… et Jean Moulin. Qui les a dénoncés ? La question fait toujours autant débat.

Les historiens, à partir de documents et de témoignages, s’accordent sur un premier nom. Celui de René Hardy. « On n’a aucune certitude étayée, mais un faisceau d’indices semble désigner René Hardy, au vu des pièces produites par les uns et les autres », souligne Laurent Douzou, historien spécialiste de cette période.

Les pistes évoquées

Arrêté dans un train à Chalon (Saône-et-Loire) par la Gestapo le 8 juin puis relâché, désigné comme agent double par les Allemands dans deux rapports, propos confirmé par une autre agent double française, il sera le seul des arrêtés de Caluire à ne pas être menotté cet après-midi-là. Il s’échappera d’ailleurs sur la place Castellane. Mais nul ne peut écrire qu’il est le coupable. Car la justice l’a blanchi deux fois. La deuxième fois – il avait caché son arrestation à Chalon lors du premier procès –, c’est à la minorité de faveur – coupable pour quatre juges, innocent pour trois – que le tribunal militaire l’a relaxé.

Le rôle de la maîtresse d’Hardy, Lydie Bastien, est souvent pointé du doigt. Résistante, elle est accusée d’avoir aussi été un agent allemand. L’écrivain Pierre Péan lui a d’ailleurs consacré un livre, La diabolique de Caluire. Il lui est reproché un rôle majeur dans cette affaire. Une autre résistante, Edmée Deletraz, intervient dans ce dossier. Elle a reconnu avoir conduit les Allemands jusqu’à la maison du docteur Dugoujon. Elle travaillait pour eux depuis son arrestation, mais a essayé d’avertir par deux moyens la Résistance de ce qui se tramait ce 21 juin.

Le testament de Barbie

Arrêté puis emprisonné à Lyon, Klaus Barbie a, lui, proféré l’accusation de trahison contre le célèbre résistant Raymond Aubrac dans un « testament » porté par Me Vergès. Une accusation rejetée par l’immense majorité des historiens, dont Daniel Cordier, secrétaire de Jean Moulin. Autre interrogation qui perdure, quel résistant a permis aux Allemands d’identifier Jean Moulin à la prison Montluc, puisqu’il est admis qu’ils ne savaient pas lequel des hommes arrêtés était le chef de la Résistance ?

« Barbie nous demandait à chacun si c’était nous », a confié Raymond Aubrac au journal Le Progrès en 2009. « Deux résistants ont été pris pour Jean Moulin », raconte Daniel Cordier. « Ils ont craché le morceau. Le deuxième a désigné Jean Moulin, qui n’avait pas été découvert comme tel. Les noms ? C’est du passé ».

« J’ai croisé une fois Aubry dans la cour de Montluc. Il avait le dos tout noir, il avait été battu, il m’a dit qu’il avait parlé. » Pour autant, personne n’a reproché à Henry Aubry d’avoir parlé sous la torture.

  http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Jean-Marc-Ayrault-rend-hommage-a-Jean-Moulin

Jean-Marc Ayrault rend hommage

à Jean Moulin


Par Thomas Coudert

Pour la commémoration des 70 ans de l'arrestation de Jean Moulin, le Premier ministre a fait le déplacement à Lyon.

Jean-Marc Ayrault s'est rendu vendredi matin à Caluire-et-Cuire pour déposer une gerbe devant le mémorial Jean Moulin et visiter la maison du docteur Dugoujon, lieu de l'arrestation de "Max" le 21 juin 1943. Le Premier ministre était notamment accompagné de Najat Vallaud-Belkacem, ministre aux Droits des femmes, et de Kader Arif, ministre délégué chargé des anciens combattants.

Jean-Marc Ayrault est ensuite parti en direction de la prison Montluc (3e) qui servait de lieu de détention entre 1943 et 1944 pendant l'occupation allemande. Plus de 7 000 personnes auraient transité dans ce bâtiment.
Après la visite de la prison, transformée en lieu de mémoire, le Premier ministre a effectué un discours.

 



 

 

 

 

 

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