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Une partie des 54 diplômés qui revendiquent 20 années comme membres bénévoles impliqués dans les actions de la FNACA de Saône-et-Loire. Photo Er.D.

Tandis que les épouses visitaient le musée du Président à Château-Chinon, les hommes de la fédération départementale des anciens combattants de l’Algérie, Maroc, Tunisie (FNACA 71) tenaient congrès annuel au théâtre d’Autun puis au monument aux morts pour le traditionnel dépôt de gerbes. C’est un moment fort de revendication des membres de la FNACA auprès des autorités et parlementaires. Roland Gelet, président FNACA 71, soulignait deux projets : l’attribution de la carte d’ancien combattant aux soldats ayant servi 4 mois minimum et arrivés avant le 2 juillet 1962, et la revalorisation de l’Allocation différentielle de conjoint survivant.

Parmi les intervenants, le député Philippe Baumel confirmait la mise en œuvre du premier projet dès le 1er janvier 2014. Il ajoutait que le budget de l’État 2014 comportera « de nouvelles mesures financières qui auront un impact direct sur les conditions de vie des anciens combattants et de leurs conjointes ».

 

 

500 congressistes présents

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Moment protocolaire au moment du dépôt de gerbe au monument aux morts. Photo Er. D.

Autun accueillait jeudi le congrès départemental de la Fédération nationale des anciens combattants d’Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA 71), suivi par près de 500 personnes.

Outre les interventions des diverses personnalités au théâtre, un cortège s’est rendu au monument aux morts pour un dépôt de gerbe commun du maire, Rémy Rebeyrotte, du député, Philippe Baumel, du président du conseil général, Rémi Chaintron, du sous-préfet de Charolles, M. Trioulaire, et des responsables d’associations patriotiques. La Marseillaise a été jouée bien entendu.

 

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Après la remise des diplômes aux bénévoles de la FNACA les plus impliqués, dont Maurice Mauduit adhérent et membre fondateur du Comité Chalon Sud depuis 1975.

Jean-Bossut-22-novembre-2013-016.JPGJean-François Drillien président du Comité Chalon Ville remet le diplôme et la médaille d'honneur de la FNACA à Maurice Mauduit.

Jean-Bossut-22-novembre-2013-011.JPGParmi les porte-drapeaux nous apercevons Gérard Terret l'un des vice-présidents du Comité Chalon Sud.

Jean-Bossut-22-novembre-2013-014.JPGDe gauche à droite : M. Rémi Chaintron président du Conseil général de Saône-et-Loire, M. Philippe Baumel député de Saône-et-Loire, M. Trioulaire sous-préfet de Charolles, M. Michel Huet, secrétaire national, juridique et social de la FNACA, M. Rémy Rebeyrotte, maire d'Autun.

 Anciens combattants à la FNACA : l’entraide

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Annie Bruley-Roblot et Suzanne Georges, hier au congrès départemental de la FNACA à Autun. Photo Er.D.

Être parmi les anciens combattants n’est pas qu’une histoire d’hommes. « Il y a 1 301 veuves d’anciens combattants en Saône-et-Loire, c’est l’un des chiffres départementaux les plus importants de France » indique Suzanne Georges, la responsable de la commission des veuves au sein de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) de Saône-et-Loire. Structurée en 11 secteurs, la FNACA 71 implique sur chacun d’entre-eux de 1 à 3 veuves pour des missions d’entraide, auprès des autres veuves. « Dès qu’il y a un décès d’un membre de la FNACA, on appelle sa femme, c’est très important d’apporter rapidement un réconfort », souligne Annie Bruley-Roblot, veuve responsable sur le secteur de Tournus.

Beaucoup de non-dits sur la guerre

Afin de rompre l’isolement qui peut paraître très pesant après la disparition d’un compagnon de vie de 40 ans et plus, les veuves responsables, elles sont 22 sur le département, rendent visite. « On leur explique les droits auxquels elles peuvent prétendre. Bien souvent elles n’ont jamais été mises au courant par leur mari de leur vivant car il y a beaucoup de non-dits de la part du mari par rapport à tout ce qui concerne la FNACA et sa raison d’être », explique Suzanne Georges.

« Parfois ce n’est pas facile de faire comprendre aux veuves l’intérêt de rejoindre la FNACA, car ça n’a pas toujours été bien perçu », ajoute Mme Bruley-Roblot.

La FNACA n’est donc pas qu’un rassemblement d’anciens combattants et de vénérables porte-drapeaux. Son action sociale permet d’apporter un soutien mais aussi de l’aide pour les veuves les plus dans le besoin.

Des veuves sollicitent des aides de secours

Certaines n’ayant jamais travaillé ne vivent qu’avec l’allocation de leur ex-mari, une allocation de 930 €, au seuil de pauvreté. « Il est important que les veuves aient leur carte de l’Office national des anciens combattants, car il se pourrait que ce soit une condition indispensable à l’avenir pour recevoir des aides de l’ONAC qui dépend directement du ministère », prévient Mme Georges, tandis que la commission sociale de la FNACA 71 attribue aussi des aides de secours.

Plusieurs sources de financement sont précisées par Roland Gelet, président départemental de la FNACA : « Cela peut concerner une aide obsèques, un besoin financier urgent. Nous le faisons grâce aux dons des comités locaux et à la souscription départementale tous les deux ans ».

 

 

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