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LILLE

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http://www.vialille.com/lille_tlemcen_acte2.php 

Une soirée de fête à la Mairie de Lille pour le jumelage Lille-Tlemcen

Vendredi 5 avril 2013, la mairie de Lille a organisé une soirée dans l’hôtel de ville pour fêter la naissance du jumelage de la ville de Lille avec Tlemcen, ville de l’Ouest Algérien.

TLEMCEN

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Un millier de personnes ont assisté à cette soirée dont la maire de Lille, Martine Aubry, le Consul général algérien à Lille Monsieur Rouabah, Monsieur Derrosier ex-président de l’Association pour l’amitié algéro-française à l’Assemblée, plusieurs responsables locaux ainsi qu’un nombre important d’artistes, algériens, Franco-Algériens et Français dont le peintre Mahdjoub Ben Bella et plusieurs opérateurs économiques et commerciaux. En plus de tout ce beau monde il y avait tous ceux qui ont accompagné la démarche, depuis la naissance de l’idée de jumelage jusqu’à sa concrétisation à Tlemcen par la signature du traité au mois de décembre dernier. Dans son discours Madame Aubry a loué les mérites de Tlemcen. « Une belle ville, la cité du savoir arabo-andalou qui possède des infrastructures modernes aussi beaux et aussi fonctionnels que ceux que l’on a ici en France » a-t-elle dit dans son discours qui dégageait beaucoup d’enthousiasme. De l’admiration aussi pour Tlemcen et pour la qualité de l’accueil chaleureux qui lui a été réservé tant à Alger qu’à Tlemcen.

 

Latifa kachemir :

Maire du Quartier du Faubourg

 de Béthune à Lille

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Madame Latifa Kachemir, Responsable de la mairie de quartier du Faubourg de Béthune à Lille est native dans la région de Tlemcen. Elle y a fait ses premières études avant d’aller les terminer à Oran. Puis c’est l’arrivée en France, l’installation à Lille et naturellement l’engagement au profit des quartiers et de l’immigration. C’es t tout à son honneur si on lui offre des responsabilités à la Mairie de Lille. D’abord en tant que responsable de la solidarité puis la responsabilité du quartier du Faubourg de Béthune, un quartier populaire par excellence. Latifa a été parmi les premières à croire dans ce projet du jumelage. Elle a milité pour Tlemcen à la Mairie de Lille et développé beaucoup d’argumentaires pour qu’elle soit suivie. Ce n’est pas par chauvinisme pour sa ville natale mais surtout par les capacités dont dispose Tlemcen pour être une sœur jumelle de Lille. A l’arrivée elle était heureuse et ravie de voir se réaliser ce beau projet.

Quand on s’approche d’elle, c’est le sourire d’un visage radieux qui nous retient en premier. Un sourire tellement éclatant qu’il laisse apparaître une dentition parfaite. Puis c’est le son du rire lui-même qui vous prend telle une musique.

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   http://icietlabas.com/faut-il-commemorer-la-fin-de-la-guerre-dalgerie-le-19-mars/

La commémoration

du 19 mars 1962

à Lille (Interviews)

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Le 19 mars 2012 : La main dans la main, comme sur le front, Jean-Marie Linne, président départemental de la FNACA et un membre de la famille des Harkis rallument la flamme du soldat inconnu

Cinquante et un ans après le conflit, la guerre des mémoires se poursuit. Le 29 novembre 2012, le Conseil constitutionnel a validé la date du 19 mars comme journée nationale du souvenir à la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie. En 2003 pourtant, celle du 5 décembre avait été retenue pour rendre hommage aux soldats morts pour  la France en Afrique du Nord.

Pour la principale association de vétérans, la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, au Maroc et en Tunisie (FNACA), la date qui compte est celle du cessez-le-feu au lendemain de la signature des accords d’Évian, le 19 mars 1962. Mais pour nombre d’anciens militaires en Algérie, plusieurs massacres se sont poursuivis, même après le 19 mars, rendant cette date illégitime.

Cette année à Lille, les célébrations du 19 mars ont bien eu lieu. De nombreux anciens combattants sont venus de tout le Nord-Pas de Calais pour se recueillir devant le monument aux morts de la place Rihour. L’occasion de se souvenir des victimes du conflit et de voir resurgir le débat sur le choix de cette date.

 

http://www.vialille.com/soldats_du_refus.php

Les soldats du refus

 dans la région lilloise

 

Le 19 mars 1962 est une date charnière dans l'histoire de l'Algérie. Tous les ans elle est commémorée pour honorer les 30000 victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie... C'est ce qui se passe à Lille comme partout en France... Mais pour des considérations diverses elle est différemment appréciée. Pourtant, c'est la fin d'une guerre et pas seulement. Elle est la fin du colonialisme qui a opprimé beaucoup de peuples. C'était le début d'un nouveau monde.
Le 19 mars est une occasion pour honorer la mémoire de ceux qui ont combattu pour les idéaux de liberté et d'indépendance. Parmi ceux-là il y a beaucoup de méconnus et d'anonymes dont "les soldats du refus" qui ont refusé de combattre les Algériens dans leur lutte pour l'indépendance de leur pays.

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Gilbert avril, un grand humaniste, connait l'amour que je porte à l'Algérie et mon intéressement à la guerre d'Algérie, surtout telle qu'elle s'est déroulée ici en France. De multiples fois il m'a parlé de la guerre fratricide entre le FLN et le MNA à Lille, à Roubaix, à Valenciennes et dans toute la région.
Ce jour du mois d'avril, il tenait à me faire découvrir un autre aspect de la guerre d'Algérie méconnu tant en France qu'en Algérie. Il s'agit des soldats du refus. Ces soldats qui ont bravé les lois militaires françaises et refusé de prendre les armes contre les Algériens.
Nous sommes donc allés voir monsieur Voltaire Develay, à Raismes au sud du département du Nord. Gilbert l'avait averti. J'ai rencontré ce jour là un brave homme qui se porte comme un charme. Il vit dans une belle petite maison avec sa femme. Il était tout heureux de nous voir. Surtout Gilbert, l'une des rares personnes à l'avoir soutenu dans un combat qui n'était pas du tout évident à l'époque. Refuser de porter les armes était dans les années cinquante assimilé à de la haute trahison. Tout de suite monsieur Develay m'explique que son refus de porter les armes contre les Algériens était tout à fait naturel. Il ne comprenait pas pourquoi les combattre, eux qui quelques mois plus tôt, étaient à ses côtés, dans les combats politiques et syndicaux, pour la justice et l'égalité.
Quand son incorporation avait sonné, il n'avait pas refusé de porter l'uniforme et de s'enrôler comme appelé. Il a rejoint son unité à Téléghma et sur place il a refusé de prendre les armes pour guerroyer contre les maquisards du FLN. Ses misères ont alors commencé. De prison en prison, d'une unité à une autre, rien ne lui fit changer d'avis. Il est resté fidèle à ses convictions et principes. On le traitait de tout et on le méprisait. Ce n'était pas facile. Ni pour lui, ni pour sa famille dans le Nord de la France. Mais les humanistes, ceux qui ont cru en le bien-fondé de son combat étaient là. Une chaine de solidarité s'est organisée avec à sa tête, bien sûr, Gilbert Avril dans le Nord et beaucoup d'autres à travers la France, surtout à Paris où un autre homme s'était fait remarquer par la solidarité qu'il a apporté aux "soldats du refus". Lui, c'est Julien Lauprêtre, le Président du Secours populaire français.

Voltaire Develay a refusé de combattre les Algériens dans leur lutte pour l'indépendance: Témoignage.

 


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