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Par LEXPRESS.fr, publié le 17/10/2012 à 17:20, mis à jour à 17:59

Le 17 octobre 1961, la police française avait durement réprimé une manifestation notamment organisée par le FLN algérien. Pour la première fois, un président de la République reconnaît ce tragique événement : François Hollande a reconnu la répression dont les manifestants du 17 octobre 1961 ont été victimes.

REUTERS/Philippe Wojazer

Le président François Hollande a déclaré mercredi que "la République reconnaît avec lucidité" la répression "sanglante" de la manifestation d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961. 

"Le 17 octobre 1961, des Algériens qui manifestaient pour le droit à l'indépendance ont été tués lors d'une sanglante répression", a déclaré François Hollande, selon un communiqué de l'Elysée. "La République reconnaît avec lucidité ces faits. Cinquante et un ans après cette tragédie, je rends hommage à la mémoire des victimes", a-t-il ajouté. 

Le chef de l'Etat se différencie ainsi de ses prédécesseurs, particulièrement Nicolas Sarkozy, qui ont toujours refusé de faire acte de repentance. L'année dernière, pour les commémorations des cinquante ans de cette tragédie, la pression politique s'était intensifiée sur l'Elysée, mais Nicolas Sarkozy n'avait présenté aucune excuse, au grand dam des associations.  

De nombreux responsables politiques avaient eux présenté des excuses au nom de l'Etat français. François Hollande, lui-même, avait signé une pétition initiée par Mediapart en faveur de la reconnaissance officielle de cette répression.  

Retrouvez notre dossier complet sur la manifestation du 17 octobre 1961. 

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 Ecouter 00:00:4600:01:41Christophe Decroix | 17/10/2012 - 18h18 écouter Le bilan officiel de cette répression faisait état de 3 morts et 64 blessés. Les historiens, eux, penchent plutôt sur 200 morts. Les explications de l'historien Benjamin Stora

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