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C’est le dernier ouvrage, le huitième, produit par Paul Hairault. Le premier avait pour titre « Dernières nouvelles du jour » et il s’agissait des lettres que son jeune frère, alors âgé de six ans, écrivait chaque jeudi à l’appelé du contingent qui effectuait son service militaire en Algérie, pendant la guerre.

Cette fois Paul Hairault a rassemblé ce qu’il a pu apprendre de ceux qui comme lui se sont retrouvés un temps à Assi-Bou-Nif où était cantonnée la 701ème compagnie des Transmissions.

Asso-Bou-Nif est un douar à quelques kilomètres d’Oran et les militaires étaient chargés de construire le collège qui faisait défaut. Las, le matériel aussi faisait défaut et on pouvait voir les constructeurs équipés de simples brouettes.

Paul a réussi à retrouver plusieurs des membres de la confrérie de Bou-Nif comme il désigne l’ensemble de ceux qui ont eu l’occasion de casser des cailloux sur le site.

Avec Renée, son épouse, ils organisent chaque année depuis 2004 une rencontre de  tous les anciens qu’ils ont pu retrouver et de leurs épouses. C’est l’occasion de dresser un profil du vécu de chacun.

On a droit aussi au portrait du capitaine Sigrist qui commande la 701ème compagnie. Les anecdotes fourmillent. Paul Hairault ne manque pas de rappeler l’inscription « ICI LA FRANCE » inscrite sur la jetée du port d’Oran qui accueille les appelés qui débarquent.

A noter qu’il fait état de la présence à Assi-Bou-Nif d’un objecteur de conscience alors même que le statut de ceux-ci n’est pas encore officiellement reconnu !

L’auteur rappelle par ailleurs la position des soldats du contingent lors du putsch des généraux félons. Une position qui a contribué à son échec juge-t-il, lui-même ayant pris des risques dans cette affaire !

La dizaine de rencontres qui réunissent chaque année une quarantaine de personnes sont également l’objet de commentaires sur le vol de ces longs mois de leur jeunesse pour une cause qui était à contrecourant de l’histoire.

Un livre facile à lire ! Imprimé par « Présence graphique » il est proposé au prix de 18 €. On peut se le procurer auprès de l’auteur dont nous redonnons l’adresse électronique : hairault@yahoo.fr

 

Jacques Cros

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Un aperçu partiel du Site Assi Bou Nif

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http://assibounif.monsite-orange.fr/

 

ASSI BOU NIF

            (Algérie)          

      SITE DE LA 701ème COMPAGNIE DES TRANSMISSIONS         

 SITE CREE PAR PAUL HAIRAULT          hairault@yahoo.fr

  JANVIER 2014

PARUTION DE MON 8ème OUVRAGE  (216 pages)

LES BAGNARDS

D'ASSI-BOU-NIF

Commandez à

hairault@yahoo.fr 

Quatrième de couverture

En 2001, avec son premier ouvrage : « Les dernières nouvelles du jour », Paul Hairault publiait la correspondance de son jeune frère et faisait revivre l’année 1961 : c’était l’avant dernière année de la guerre d’Algérie…Jacky, le jeune poitevin de six ans, correspondait avec son frère aîné qui terminait son service militaire en Algérie. Dans son récit, plein de saveur et de curiosité, l’auteur nous donnait sa version personnelle du conflit.

Paul était affecté à la 701ème compagnie des transmissions basée à Assi-Bou-Nif, village situé près d’Oran. A la lecture du livre tous les transmetteurs ayant séjourné dans ce village se sont reconnus, c’est ainsi que de très nombreuses correspondances ont été échangées. L’auteur a ainsi redécouvert une compagnie qu’il croyait pourtant bien connaître.

Les témoignages se sont ajoutés aux témoignages et Paul Hairault les a rassemblés dans son huitième ouvrage bizarrement intitulé : « Les bagnards d’Assi-Bou-Nif ». Les jeunes appelés construisirent un collège dans le village et comme le matériel était insuffisant, il fallut casser des cailloux. Le chantier fut donc très vite baptisé : Cayenne. Ces militaires devinrent alors tout naturellement « les bagnards d’Assi-Bou-Nif ».

Toutes les correspondances échangées commencent par : « mon cher bagnard ». Le quotidien pour tous ces jeunes gens était composé d’opérations dans le sud oranais, d’escortes de train, de patrouilles, de gardes et de corvées au chantier de Cayenne.

Maintenant ces « bagnards » ont plus de soixante-dix ans et depuis dix ans déjà, une vingtaine d’entre eux se retrouve chaque année pendant plusieurs jours. Les lieux des rencontres sont sans cesse renouvelés : la France n’a donc plus de secret pour eux. Dans ce livre, l’auteur accorde une place particulière à ces réunions qu’un journaliste qualifiera de « merveilleuses ». A chaque retrouvaille, avec les cris de joie, les embrassades et les tapes amicales sur l’épaule, les bagnards et les femmes de bagnards sont comme dans une cour de récréation…

 

 

LES AIGLES NOIRS CHANTENT

ORAN

CLIQUER CI-DESSOUS

 

            http://lesaiglesnoirs.com/video-oran.html

 

MACIAS  ET  LAMA CHANTENT L'ALGERIE 

"Notre seule gloire c'était d'avoir vingt ans" 

 

 

ANCIEN DE LA 701ème Compagnie VENEZ NOUS REJOINDRE

APRES LA PARUTION DU LIVRE : "LES DERNIERES NOUVELLES DU JOUR" les anciens de la 701ème compagnie des transmissions se retrouvent tous les ans

 

 

Avec la vidéo ci-dessus vous avez une chanson d'Yvonne George (période1925-1940.)
La musique a été utilisée pour la chanson de la 701ème (recherches de Norbert Maudet) 

 

Depuis 10 ans, au mois de septembre, j'organise des rencontres entre "anciens bagnards". En 2013 nous étions à Argelès sur Mer. 10 ans, déjà! nos rencontres sont toujours des moments de bonheur, nos épouses nous ont fait de grandes surprises.Voir le diaporama ci-dessous:

 

 

En 2012, nous étions en Vendée à AZUREVA LONGEVILLE.

Nous sommes allés visiter la Venise Verte. Les journalistes étaient présents.

courrier-ouest2__.jpgN-R-ASSI-BOU-NIF.jpgMETHANE.jpgSur son blog, http://cessenon.centerblog.net notre ami Jacques Cros nous a apporté des précisions concernant cette flamme.

Les fonds du marais poitevin contient du méthane. Les bateliers qui promènent les touristes connaissent les "conches" les canaux les plus riches en méthane. A bord des "plates", barques à fond plat, le batelier touille le fond avec une rame ou une "pigouille" (longue perche). Le méthane monte en surface et sous les yeux émerveillés des passagers (Gisèle sur la photo) il enflamme le gaz.

Avec les 2 vidéos ci-dessous, vous avez les photos d'une visite de la Venise Verte et de la Vendée lors de notre séjour de septembre 2012

 

 

 

retrouvailles Comme chaque année, des anciens d'Algérie ont évoqué leurs souvenirs

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Les anciens d'Assi Bou Nif lors de leur rassemblement à Hendaye. photo e. a. ©

 http://www.sudouest.fr/2010/09/16/cinquante-ans-apres-assi-bou-nif-ils-n-oublient-pas-186057-757.php 

Assi Bou Nif a volé la jeunesse de nombreux hommes. Aujourd'hui, ce nom est devenu un signe de ralliement, et le symbole d'une amitié qu'eux seuls peuvent partager. Depuis 2004, ces anciens du contingent appelés en Algérie, se retrouvent tous les ans avec leurs épouses dans différents établissements Azureva de France.

Ils étaient ainsi 39 à Hendaye ces jours-ci, venus de toute la France évoquer les souvenirs de la 701e compagnie de transmission à laquelle ils appartenaient, basée à Assi Bou Nif près d'Oran. Près de 50 ans après des « événements » plus volontiers nommés aujourd'hui « guerre », ils ont décidé de profiter de leur âge mûr pour rattraper ce pan de jeunesse perdue. Sans oublier, ils sont juste heureux d'être là car d'autres n'ont pas eu la chance de revenir.

Comme l'écrit Paul Hairault, à l'origine de la création de ces rencontres annuelles, « nous avons vécu des moments difficiles, mais ce n'est rien comparé au vécu de tous ces jeunes de 20 ans affectés dans des unités combattantes. Pour eux dans le bled, dans les Aurès, c'était tous les jours la guerre face à un ennemi invisible. En 87 mois de guerre, 30 000 jeunes du contingent sont morts là-bas. »

Lettres d'un enfant en 1961

Pour retrouver les amis perdus de vue, Paul Hairault s'est servi d'une liste de noms remise cent jours avant la quille « le Père Cent » qu'il avait soigneusement conservée. Puis il a écrit un livre pas ordinaire, à mettre entre toutes les mains, surtout celles des plus jeunes. Pendant toute l'année 1961, Jacky, le jeune frère âgé de 6 ans correspond avec Paul, qui termine son service militaire à Oran. Ces lettres enfantines relatent la vie de tous les jours au village et ont incité l'ancien soldat à raconter une autre réalité, celle de sa vie en Algérie.

Ce livre n'est pas un livre d'histoire, juste une chronique de la vie d'une famille de Poitou-Charentes, confrontée à l'angoisse d'une guerre qui dure depuis sept ans, et qui, en 1961, tue toujours, avec les attentats du FLN et de l'OAS. Cette inquiétude est renforcée au moment où les appelés du contingent contribuent à déstabiliser le putsch des généraux. Paul Hairault livre ainsi son témoignage et donne une vision personnelle du conflit. Une des meilleures manières d'apprendre l'histoire.

Paul Hairault continue à écrire des livres, et conserve la même trame, liant témoignages de guerre et vie à la campagne. Mais avec ses anciens camarades retrouvés, il souhaite surtout élargir le cercle et poursuivre ces rencontres avec les anciens d'Assi Bou Nif.

Après la première édition de son livre en 2001, ils ont été nombreux à le contacter. L'amicale s'est créée naturellement. Les retrouvailles à Azureva ont été plutôt joyeuses, l'ambiance était proche de celle d'une chambrée, mais l'environnement plus serein. Ils ne sont jamais retournés en Algérie et le regrettent. En conclusion, Paul Hairault constate que « pendant quelques années, les touristes ont pu visiter le pays. Désormais, c'est plus difficile. J'espère que le fanatisme de certains s'apaisera. J'irai alors faire du tourisme dans l'Oranais. Je pense que l'Algérie pouvait faire mieux que la Tunisie et le Maroc, pays très visités par les Français. Mon rêve serait de revoir Assi Bou Nif. »

 



 


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