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"Aujourd'hui 10 juin 2014, je t'envoie dans un fichier le témoignage de ce que j'ai fait le 10 juin 1962, il y a 52 ans qui était le jour de la Pentecôte, et ma carte de Combattant (car certains me traite de fellagha)

21  mars – 30 juin 1962

Par leur titre " De l’organisation des pouvoirs publics pendant la période transitoire "  (C’est-à-dire du cessez-le-feu au scrutin d’autodétermination), les accords d’Evian instituaient un Exécutif provisoire chargé " d’assurer la gestion des affaires publiques propres à l’Algérie……de maintenir l’ordre public. Il disposera, à cet effet, de services de police et d’une force de l’ordre placée sous son autorité "

L’Exécutif provisoire fut présidé par Abderrahmane Farés.

La force de l’ordre, dite locale et forte d’environ 50000 hommes, fut essentiellement constitué par le regroupement des militaires réguliers d’origine algérienne : appelés du contingent et engagés volontaires.

Des forces supplétives (8500 GMS, 4500 auxiliaires  de gendarmerie) furent également versées dans la force de l’ordre.

Les Oubliés de la République  

                Il est toujours plus facile de commencer une guerre que de la terminer. Si dès septembre 1959, à travers son discours sur l’autodétermination du peuple algérien, le général de Gaulle « comprit » l’inéluctabilité de l’indépendance de l’Algérie, il fallut encore plus de deux ans pour parvenir à la signature des Accords d’Evian. Plusieurs dizaines de milliers de jeunes Algériens, qui avaient répondu à la conscription, servaient alors dans l’armée française et ils constituèrent le noyau de la Force d’Ordre, dite Force locale, devant assurer le maintien de l’ordre sous les ordres de l’Exécutif provisoire, entre le cessez-le-feu du 19 mars 1962 et le vote d’autodétermination du 1er juillet 1962 dont le résultat ne faisait guère de doute. Faute de cadres indigènes compétents en nombre suffisant (même après 130 ans de colonisation), des militaires français, engagés et 3 000  à  4000 appelés du contingent, furent affectés à ces unités de Force locale. 

                Cent quatorze de ces unités furent constituées à partir de compagnies de l’armée française ; elles devaient conserver un lien organique avec les régiments dont elles étaient issues. Dans l’exemple que j’ai vécu, celui de la 403e UFL rattachée au 3e Bataillon de Zouaves, les choses se passèrent le plus correctement possible compte-tenu des difficultés présentées par une telle situation et, semble-t-il, il en fut de même pour l’ensemble des UFL du Constantinois. Le lien organique avec le 3e B.Z. ne fut jamais coupé, une section de la Légion étrangère fut placée en protection de l’UFL et, conformément aux ordres reçus, les appelés français furent retirés la veille du scrutin d’autodétermination. La transmission de pouvoir avec l’ALN se passa sans drame. 

                Les témoignages recueillis, notamment sur les sites créés par d’anciens appelés de la Force locale, semblent montrer qu’il n’en fut pas de même dans l’Algérois et l’Oranais où, il est vrai, la situation militaire s’était présentée d’une manière différente durant les sept années de guerre. Tout d’abord, les officiers ne prirent pas soin d’expliquer aux jeunes métropolitains qu’ils versèrent dans ces unités les enjeux nés de la conclusion du cessez-le-feu. Faute d’information, ceux-ci ne faisaient guère de différence entre les soldats des UFL, issus de l’armée française, et ceux de l’armée de libération nationale qu’ils avaient combattu pendant des mois en les considérant comme des terroristes. 

                Nombre de ces officiers eux-mêmes qui, s’ils ne rejoignaient pas l’OAS, en étaient néanmoins proches psychologiquement, n’avaient pas compris la nécessité de mettre fin à cette guerre et encore moins les modalités et la finalité de Accords d’Evian. Ils ne déployèrent donc aucun zèle pour promouvoir l’action de la Force locale d’autant que, dans cette situation de transition politique, une propagande très active en faveur du mouvement indépendantiste se propagea jusqu’au sein des unités de Force locale [1].

                 Mais le pire était encore à venir. Les derniers de jours de juin, certains chefs de corps se désintéressèrent complètement du sort des appelés qu’ils avaient affectés dans des UFL et n’organisèrent pas leur rapatriement vers les unités de l’armée française. Selon les témoignages rassemblés sur le site internet d’Yvon Priou, certains de ces militaires furent séquestrés par des foules en délire, molestés par des « résistants de la dernière heure » [2]. Surtout certains, dont le nombre est difficile à préciser, furent enlevés et disparurent à jamais. 

                 Un voile fut jeté sur ces disparitions et, non sans difficulté, l’autorité militaire accepta de considérer ces victimes comme « Morts pour la France », des morts comme les 28 000 autres de la Guerre d’Algérie. Il est même difficile de les dénombrer car il fut décidé de traiter l’appartenance à la Force locale comme un simple détachement et de ne pas la faire figurer sur les états signalétiques de services et les livrets militaires.  Ainsi, aujourd’hui, il est impossible de prouver avoir servi dans les UFL sans une longue vérification dans les archives régimentaires. 

                Les survivants de ce peu glorieux avatar de notre histoire militaire ont un devoir de mémoire envers leurs camarades tués et disparus. Cinquante ans après, le moment semble venu pour que, en-dehors de toute polémique, des historiens exhument les documents existants, éclairent les conditions de ces disparitions et apportent à des familles traumatisées, négligées jusqu’ici, la certitude que le sacrifice de leurs enfants, comme celui des tués du 10 novembre 1918 ou du 7 mai 1945, n’a pas été vain. 

 Jacques Macé, ex-sergent à la 403e UFL

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UNITES DE FORCE LOCALE ! QUI SE SOUVIENT ?

Qui se souvient des 114 UNITES DE LA FORCE LOCALE ALGERIENNE ?

 

 Après avoir effectué, comme la majorité d'entre nous, deux séjours sur le sol algérien, j'ai vécu pendant trois mois, de mars à juillet 1962 c'est à dire entre le "cessez-le-feu" et l'indépendance une expérience qui vaut peut-être la peine d'être contée.

 Je me trouvais à cette époque à la tête de la deuxième compagnie du 1/57 R.I. dont j'avais hérité en juillet de l'année précédente à la suite d'une embuscade meurtrière qui avait coûté 18 morts à cette unité. Inutile de décrire l'ambiance qui régnait à mon arrivée. Ayant obtenu de mon patron de bataillon, lors de ma prise de commandement, le remplacement d'un certain nombre de cadres et un renfort en armes d'appui, cette unité avait rapidement retrouvé moral et combativité.

 A la mi-mars 1962, je fus convoqué - et transporté par hélicoptère luxe rare et par conséquent inquiétant - au P.C. du bataillon. Le capitaine pilote de l'hélicoptère me fit entendre par son interphone au cours du vol qu'une mauvaise nouvelle m'attendait à l'arrivée. En effet, à peine débarqué, mon patron m'informait que le colonel commandant le régiment, ayant reçu mission de mettre sur pied deux unités élémentaires regroupant l'ensemble des personnels appelés F.S.N.A. du régiment, avait décidé de me confier le commandement d'une de ces compagnies.

 Presse et radio avaient déjà parlé de ce projet et il nous avait paru plus que probable que ces unités, entre les mains de "l'exécutif provisoire" - à la tête duquel avait été mis un FLN notoire que l'on venait de sortir de prison pour cela - seraient immanquablement appelées à faire tampon entre les deux communautés qui s'affrontaient quotidiennement et donc à se trouver confronter à des situations dramatiques.

 Dès que mon chef de corps m'eut fait part de sa décision, je lui dis être décidé à lui présenter ma demande de démission s'il maintenait cette désignation. Il me répondit alors prendre acte de ma position mais maintenir sa décision. Rentré à mon PC, j'informais mes cadres de cette désignation et de ma décision non seulement de poser ma démission mais également de refuser de désigner un seul d'entre eux pour entrer dans l'encadrement d'une telle unité.

 C'est alors que mon lieutenant en premier et le président des sous- officiers de la compagnie vinrent me trouver pour me dire en substance: "Vous êtes venu nous retrouver l'an dernier lorsque nous étions dans la m.... , nous sommes aujourd'hui volontaires pour vous suivre dans cette galère ". (Chacun savait que personne ne s'était bousculé pour prendre le commandement de cette unité l'année précédente). Je décidais alors de tenter l'aventure si j'obtenais du commandement un certain nombre d'aménagements et surtout des prises de position fermes et des assurances claires concernant les conditions d'emploi de cette unité.

 En effet, la note de service fixant les modalités de mise sur pied et d'emploi des UFL prévoyait, pour un effectif total de 202 personnel, seulement 2 officiers, 6 sous officiers et 17 hommes du rang FSE, tout le reste de l'effectif, soit 1 officier, 16 sous officiers et 177 hommes du rang, étant réalisé en regroupant l'ensemble des appelés FSNA du bataillon. J'obtins à la fois de conserver la quasi totalité de mes anciens cadres et de porter à 52 - soit pratiquement deux sections de combat - le nombre d'appelé FSE. Ceux-ci seront, pendant les trois mois qui vont suivre, les seuls personnels armés et assureront la sécurité de mon cantonnement.

 Au plan de l'emploi, cette même note précisait:

 "Dans l'éventualité où les pourparlers actuellement en cours aboutiraient à une conclusion, l'Armée serait déchargée.... des problèmes courants de maintien de l'ordre....Ces diverses tâches seront remplies par les polices, la gendarmerie et, au moins dans les campagnes, par des unités de "force locale" mise pour emploi à la disposition de l'autorité préfectorale '.

 Pour ajouter au flou d'une telle mission éventuelle une note émanant du régiment et datée du 17 mars "explicitait" la note précédente en ces termes::

 " ....les ordres donnés sont les conséquences des prescriptions de la note (de référence). Ils comportent des choix établis en fonction de la conjoncture envisagée et deviendraient de ce fait caducs si des variations intervenaient dans l'hypothèses dont ils découlent" Sic! Nous avions de sérieuses raisons d'être inquiets !

 J'adressais alors à mon patron, le 21 mars, une correspondance dans laquelle je lui demandais "fermement" de me préciser les conditions d'emploi de mon unité et surtout de s'engager. Après lui avoir exprimé mes inquiétudes, je lui fixais mes "conditions"

  " La note de service fixant les conditions d'emploi de cette Force Locale stipulant que celle-ci serait mise à la disposition de l'autorité préfectorale donc de l'exécutif provisoire, je demanderai à être relevé immédiatement de mon commandement si :

- Le drapeau français, et le drapeau français seul, ne pouvait flotter sur mes cantonnements.

- Des rebelles ou d'anciens rebelles étaient incorporés au sein de mon unité.

- Je devais recevoir des ordres à caractère politique émanant de toute autorité autre que l'autorité militaire française

- Cette unité devait, après les résultats du scrutin d'autodétermination, passée sous le contrôle du gouvernement algérien".

 Je concluais enfin cette correspondance en ces termes: " Je me crois en droit d'obtenir de telles assurances tant pour moi que pour mes cadres afin de ne pas avoir à refuser d'exécuter des ordres incompatibles avec mon honneur militaire".

 Fait rare en cette triste période, j'avais la chance inouïe d'avoir alors un commandant de régiment couvrant ses subordonnés. Il me répondait :

 "Les observations dont vous rendez compte.......retiennent mon attention. Elles confirment la réalité d'un état d'esprit prévisible apparaissant comme le stade actuel d'une évolution qui constitue un des soucis important du Commandement. ................Je tiens cependant à faire une nouvelle fois le point pour vous aider à tranquilliser vos cadres et à maintenir vôtre autorité sur vos FSNA...................Je vous répète ce que je vous avais dit au moment de la création de votre unité, paroles qui vous ont été formellement confirmées par le Général ...... lors de sa visite du 11 avril : ..........Les ordres d'intervention vous seront transmis par l'Autorité militaire qui n'acceptera jamais de vous demander de conduire des soldats étrangers pour combattre vos compatriotes dans une lutte partisane.........Il ne peut être question de considérer l'unité de force locale comme un embryon d'une future armée algérienne, ni les personnels qui s'y trouvent actuellement comme une première sélection appelée à l'encadrement ultérieur de cette Armée"

 Il me précisait verbalement quelques jours plus tard :

 "J'ai tenu à vous confirmer par écrit ce que je vous avais promis lors de votre désignation. Je risque d'être muté avant la fin de cette affaire et vous pourrez ainsi faire référence à cette lettre pour contester tout engagement de votre unité dans une mission non compatible avec votre honneur de soldat"

Conséquence de ces démarches et de l'action du commandement, mon unité ne fut jamais engagée sur le terrain et - à ma connaissance - il ne fut même jamais envisagé de le faire pendant les trois mois que dura cette situation.

 Pour ne pas laisser cadres et troupe inactifs et désoeuvrés, j'employais le personnel à faire un semblant l'instruction et du sport. En outre, le commandement, toujours probablement pour occuper l'unité, .......me fit changer trois fois de cantonnement. Comme je l'écrivais plus haut, j'avais demandé et obtenu que mon personnel appelé FSNA ne soit pas armé et ce jusqu'au 3 juillet

  J'ai longuement insisté sur l'aspect emploi possible de cette unité car cela a été mon souci permanent. Il était en effet à craindre que, dans l'éventualité d'une confrontation, aussi bien avec des Européens qu'avec des Musulmans, il m'aurait été difficile, voir impossible, de conserver le contrôle de mes hommes. Le camarade que le commandement avait engagé dans une action criminelle rue d’Isly semait là pour le confirmer !!!!

Ma seconde préoccupation au cours de ces trois mois fut d'assurer la sécurité de mon personnel européen et de mon armement. En effet il était à craindre que ces appelés FSNA ayant servis dans l'Armée française jusqu'au cessez-le-feu sinon avec zèle au moins loyalement et n'ayant, par le fait même, pas participé à la rébellion, ne cherchent à se dédouaner en réalisant une "action d'éclat" contre leur encadrement européen. Un sondage régulier du courrier- départ des F.S.N.A me laissait sans illusion en ce qui concernait l'état d'esprit de ces personnels (selon des rumeurs, ni infirmées ni confirmées, de telle actions se seraient produites dans des UFL de l'Oranais). Par l'intermédiaire d'un sous lieutenant musulman en qui j'avais toute confiance et qui avait également l'oreille de ses coreligionnaires, j'avais fait savoir à chacun - et nul n'en doutait- qu'à la moindre menace ma réaction serait instantanée et brutale. Je savais en outre que le FLN avait donné des consignes dans ce sens, étant assuré de récupérer armement, matériel et personnel dès le 3 juillet.

 Les seuls incidents majeurs a signaler durant ces trois mois furent une grève de la faim de 24 heures déclenchée suite à une décision du commandement de suspendre les permissions et l'apposition d'inscriptions pro FLN au pied du mat des couleurs, inscriptions découvertes lors du rassemblement du matin. Était-ce provocation de ma part ou simplement pour montrer à chacun que la France resterait mettre du jeu jusqu'à l'indépendance ? - j'avais imposé le lever des couleurs chaque matin devant l'unité rassemblée au complet. Ces deux incidents furent réglés sans difficulté et sans suite.

 En conclusion, si ces trois mois représentent pour moi une des périodes les plus douloureuses et des plus difficiles de ma vie militaire, ils furent néanmoins riches en satisfactions et en enseignements de tous ordres. En effet, contrairement à mes craintes du départ, le commandement, à tous moment, prit clairement ses responsabilités et respecta pleinement ses engagements nous évitant ainsi de nous trouver dans des situations dramatiques. Les cadres et la troupe FSE, auxquels j'associe une grande partie des cadres musulmans qui restèrent loyaux jusqu'à la fin, malgré des périodes de tension très sévère, conservèrent discipline, calme et bonne humeur. Je leurs dois en grand partie d'avoir pu traverser sans encombre cette douloureuse expérience

 << Mais le pire était encore à venir. Les derniers de jours de juin, certains chefs de corps se désintéressèrent complètement du sort des appelés qu’ils avaient affectés dans des UFL et n’organisèrent pas leur rapatriement vers les unités de l’armée française. Selon les témoignages rassemblés sur le site internet d’Yvon Priou, certains de ces militaires furent séquestrés par des foules en délire, molestés par des « résistants de la dernière heure». Surtout certains, dont le nombre est difficile à préciser, furent enlevés et disparurent à jamais  >>

La Nation Française encore en 2013, n’a  pas  voulu, et ne veut pas comprendre, et, elle considère  que tous les militaires ont tous été traités,  avec  une même égalité. Notre situation pendant cette période de transition de trois mois, n’était pourtant  pas la même que celles des militaires musulmans du contingent et gradés,  de toutes tendances, qui étaient chez eux dans leurs pays de naissance, et qui,  avaient tous sans exception  un patriotisme exalté,  jusqu’à leurs discordes de fin juin 1962,  pour la prise du pouvoir. Un survivant de ce peu glorieux avatar de notre histoire militaire qui avait un devoir de mémoire envers ses camarades tués et disparus dans cette situation et, dont nous ne pouvons pas encore avoir la liste et le nombre exact de morts pour la France dans ces circonstances, 52 ans après en... 2014.  Yvon Priou

Yvon-Priou-en-2014.jpgYvon PRIOU en 2014

Yvon-Priou-en-1962.jpgYvon PRIOU en 1962

(Le grand moustachu)

 

EN GUISE DE CONCLUSION

Un témoignage 52 ans après, -  d’un ancien militaire du contingent de métropole  sur  la journée de la Pentecôte  du 10 juin 1962 à Guyotville en Algérie 

              Le 10 juin 1962 à l’infirmerie du cantonnement de le 434 UFO, à Guyotville,  le capitaine Goetz  commandant la compagnie, vient trouver son Planton Yvon Priou.

  J’étais avec Jacques C……. l’infirmier,  nous logions ensemble dans la même pièce avec le Sergent G…, de Tours, responsable de l’armement pour surveiller le râtelier d’armes. Il nous  confit la mission d’aller à l’infirmerie  de ALN de la ville, pour leur faire une offre de médicaments, que notre compagnie pouvait se procurer où avait en surplus.

  J’avais emprunté le ceinturon, et, le P.A. du Capitaine comme armement, qui m’allait à merveille.    Pour ma tenue, cela faisait mieux que le P.M. Mais, s’il avait fallu que je m’en serve  de ce P.A cela aurait été laborieux sans doute.

              En ce jour de Pentecôte 1962, Yvon et son camarade des Deux-Sèvres, prenaient donc la direction de la ville ou été installé une infirmerie, au pied d’un H.L.M de la citée. Pour cette occasion avec mon camarade, j’avais  enfilé le brassard, de la croix rouge des armées dans le bras

           A notre arrivée, on fut reçu en « diplomate », par un détachement de l’ALN armait, et qui nous firent une haie d’honneur. Et c’est avec une grande émotion que nous faisions une dizaine de pas, pour suivre le responsable de l’ALN, et rejoindre l’entrée d’un bâtiment d’un H.L.M.

Ce détachement était en possession, d’armes automatiques éblouissantes qui brillaient, que j’aurai aimé posséder, pendant la guerre.  Au regard des vieux Mas 36  que nous avions à notre disposition, pour faire la guerre et ensuite encore, car nous les avions « récupérés » en force locale.

Extrait concernant l’armement dans le  rapport du 7 juillet sur la désertion de la  413 UFO  (17ème BCP)

B   Matériels emportés

1 - Armement  162 fusils MAS 36, 38 PM  MAT49,  1 PA 7,65 emportés par les déserteurs

2 PM  MAT49, un fusil MAS 36, arraché aux soldats français sous la menace

Un ancien combattant d’Algérie qui a été ensuite, au mois de juillet 1962, comme tous ses camarades militaires  métropolitains de la 434 UFO, oubliés par son régiment et, pris pour des déserteurs par l’Armée Française, ce qui ne lui avait pas fait plaisir du tout ! vis-à-vis de la « mission diplomatique» qu’il avait accomplie  ce 10 juin 1962   

 Le 10 juin 1962 donc j’ai toujours encore en ….mémorisation 

Avec l’infirmier de l’UFO, d’avoir été mis à contribution 

Brassard de la croix rouge des armées aux bras, sur recommandation 

Visite à l’infirmerie de l’ALN,* où, ce fut….. L’improvisation 

ALN (armé de libération nationale algérienne)

Devant une garde richement armée, qui à l’entrée, était de faction

On fut invité à entrer, pour les informer…. de notre mission

Avec des responsables de l’ALN autour d’une table on nous fit asseoir,

Dans la pièce d’à côté, était installée une infirmerie provisoire.

 Autour de nous, nous étions surveillés par une dizaine d’hommes toujours bien armés

Après quelques discussions, nous avions eu droit, à une tasse de café

Qui nous a été servi par….. Deux infirmières et j’étais un peu troublé

Comme, elles, …. Les événements… récents et anciens, furent aussi évoqués

Ce 10 juin 1962 jour de la Pentecôte, à Guyotville ils nous revenaient en mémoire,

De chaque côté, tout ce que nous avions dû endurer de déboires

Ces infirmières au bord des larmes par moment

Dans mes yeux, resteront gravés éternellement

De notre visite diplomatique, il nous restera que l'honneur

D’avoir été de notre nation, un ambassadeur avant « l'heure »

On s’était retrouvé  à prendre un café, avec deux infirmières qui avaient soignés les blessés de leurs camps dans les Aurès et des combattants, qui comme nous avaient combattu dans cette guerre, mais dans l’armée d’en face dans les Aurès.

Yvon PRIOU

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