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http://michel.bousigniere.pagesperso-orange.fr/index.htm

   Enfin le 19 mars est reconnu comme jour anniversaire du cessez-le-feu en Algérie. Le 6 décembre dernier, la République française institue  pour le 19 mars une journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc.

  A l'heure où l'opinion publique paraît préoccupée par ces années de guerre passées, les souvenirs d'Algérie deviennent aussi précieux que ceux de la seconde guerre mondiale.

  A la suite de certains témoignages par lesquels le scandale a heurté la morale, la guerre d'Algérie est réapparue sur le devant de la scène.

  Les événements politiques et sociaux remettent en cause une Histoire française ancrée dans les manuels et les esprits, les médias s'emparent des sujets brûlants qui furent longtemps tabous.

  Retraité, avec plus de temps libre, j’ai eu l’envie comme beaucoup d’autres, de raconter ce que fut pour moi la guerre d’Algérie.
    Incité par le déferlement médiatique, qui de nos jours tente de retracer cette page de notre Histoire avec des objectifs bien ciblés : la torture, les massacres ou le viol, semant ainsi le doute et la confusion, il m’a semblé nécessaire de faire ce travail de mémoire.

    A la télévision, de nombreuses émissions suivies de débats, poursuivent les mêmes objectifs. Inutile de vous porter candidat, si vous n’êtes pas porteur du même message, l'audience est à ce prix.. En ce qui concerne les téléfilms romancés, avec comme toile de fond, la guerre d’Algérie, la sensibilisation est souvent la même. Rare sont les films qui ne présentent pas quelques scènes de jeunes militaires violant des femmes en cours de patrouilles. Certes, il y a eu beaucoup d’abus et d’exactions perpétrées au cours de cette guerre, tant par le FLN que par l’armée française dont les ordres émanaient de la plus haute autorité de la nation, exécutés le plus souvent par des officiers supérieurs. Il est évident que l’Etat doit reconnaître ses torts. Mais, ce n’est pas pour autant, qu’il faille laisser supposer aux générations actuelles qui sont en partie nos enfants, que tous les appelés et rappelés du contingent qui ont participé à ce conflit, étaient des assassins, des tortionnaires ou des violeurs.

   Près de trois millions d’appelés et de rappelés ont participé à cette période difficile de notre Histoire. Ils ont pour la plupart effectué courageusement les missions pénibles d’opérations de combats dans les djebels qui leur étaient imposées, sans commettre d’acte d’exactions. Aujourd’hui, ils n'ont rien à se reprocher et leurs enfants n’ont pas à douter du passé militaire de leur père.

   J’espère que bien d’autres encore de ma génération, qui ont vécu cette période douloureuse, prendront le temps nécessaire pour faire ce travail de mémoire et d’écrire leur guerre d’Algérie. Ne laissons pas aux autres raconter notre Histoire.

Au fil du temps...

Polémique...

   Le 19 mars 1962, fin des combats en Algérie, à cette date la guerre prend officiellement fin. Les accords d’Evian, document paraphé par le gouvernement français et le GPRA, proclame le cessez-le-feu pour le 19 mars 1962 à midi heure locale. Ce n’est ni un armistice, ni une capitulation, mais un arrêt officiel des combats.

      Pour près de trois millions d’appelés et de rappelés, ce jour fut le plus beau de leur jeunesse. C’est le cœur battant rempli d’émotion qu’ils apprenaient la nouvelle. Ce jour-là est resté gravé dans leur mémoire, même pour ceux qui étaient rentrés en France, à l'écoute des informations en provenance d'Algérie, ils gardaient toujours une pensée pour leurs camarades encore sur le terrain dans cette galère.

     Aujourd’hui, 50 ans après, comment peut on polémiquer sur cette date historique concernant sa commémoration.

     La France a toujours aimé par tradition bien ancrée, commémorer la fin des conflits aux dates officielles d’anniversaire. Pourquoi avoir créé, en rupture avec nos traditions, une commémoration fantaisiste le 5 décembre qui ne se rattache à aucun événement ?

     Certes, il y a eu après le 19 mars 1962, des évènements honteux, qui ne sont plus des actes de guerre, mais d’ignobles crimes (qu’ils soient Français ou Algérien). Le non respect de la fin des combats reste à déplorer. Hélas, dans toutes les guerres, on le constate encore de nos jours, il y a des débordements, des règlements de comptes incontrôlés.

     Ce cessez-le-feu a marqué une grande partie de notre génération. Il n’y a pas eu que les appelés qui vivaient des moments pénibles dans les djebels, mais toutes les familles qui avaient un fils, un frère, un mari, un fiançé en Algérie, vivaient également de grands moments d’angoisse. Malheureusement aussi, les nombreuses familles dont on a rapatrié leur fils mort pour la France, (mais sourtout, mort pour avoir défendu des intérêts qui n'étaient pas les leurs).

     Bien évidemment, il y a encore de nos jours une petite minorité de nostalgiques qui regrettent l'Algérie française,  dont une grande majorié d'entr'eux n'ont pas participé aux combats et ont peine à comprendre notre attachement à cette date. Ont-ils le droit de refuser le 19 mars, pour commémorer la fin de cette guerre ?

     Avec le recul du temps, il semble évident que l’idée de l’époque de vouloir garder et administrer l’Algérie de l’autre côté de la méditerranée, dont le territoire représente 5 fois la superficie de la France était utopique. L’Etat Français aujourd'hui a déjà beaucoup de difficultés à gérer les nombreux problèmes qui incombent à notre hexagone.

     Finalement, le Général de Gaulle, après avoir étudié toutes les possibilités pour sortir de cette guerre que le peuple français désapprouvait dans sa majorité, a pris la bonne décision…

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DUTRONC chantait : « et Moi…et Moi…et MOI ! »

Aujourd’hui il dirait : « EMOI »

Quant à Moi, je pense : « ET NOUS…

quand nous avions 2O ans !!! »

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SEGGANA (entre Barika et Mac Mahon) le 3 Février 1961, à 7h30 du matin, un grand BOUM, des étincelles dans un grand nuage noir, un goût de sang dans la bouche, un bourdonnement infernal dans la tête : Mon Half Track vient de sauter sur mine.
Les 9 tonnes de l’engin blindé soulevées comme un fœtus de paille font un vol plané de 35 mètres et glissent encore sur 40 mètres. Le blindage moteur qui pèse un âne mort s’est volatilisé. Coupé en multiples morceaux,il a atterri à plus de 100 mètres !
Heureusement, j’étais debout dans le Half Track : Le souffle de la mine et les éclats de métal sont miraculeusement passés le long de ma jambe gauche…Mais je suis complètement « sonné » et tout tourne autour de moi.
Avec l’aide de l’AMM8 qui suivait, j’ai tout de même pu me dégager de l’embuscade… et je me suis réveillé à l’Hôpital de BATNA.
Bilan médical : tympans troués et jambe gauche traumatisée… (mais pas un mot sur les organes internes: coeur et "cervelle").
On m'a inscrit sur le registre des constatations et l’on m'a administré des barbituriques à forte dose : Point final ! « Tout est normal et tout va rentrer dans l’ordre » m’a-t-on dit (Chanson bien connue !)...
Contrairement aux militaires de carrière qui ont été blessés en Afghanistan, je n'ai pas touché «
1 200 € ... ni même 208€ »... (Voir Canard Enchaîné)
J'ai tout de même eu droit à une permission de 1 mois pour convalescence en France...ce qui m'a mis à l'abri du putsch des généraux (car à BARIKA, j’étais très ami avec le colonel RAFA commandant le 7e RTA aussi, l’aurais-je certainement suivi à Alger s’il me l’avait demandé! ... et moi, INSTIT, hussard noir de la République, je me serais retrouvé "putschiste et mis au ban de la Société : un comble!!!)

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Philippe Dumoulin

Le 13 septembre 2008

Tout d'abord, bonjour, je suis né en 1941, pendant la guerre, mon père est né en 1912, juste avant la guerre, ma mère est née en 1913 un an avant la guerre. Actuellement on nous parle beaucoup de la guerre  : Afghanistan, Irak, Soudan, et d'autres guerres intestines et tribales sans parler de la Géorgie. Hélas, 11 militaires français se sont fait tuer en Afghanistan (ou nous n'avions aucun intérêt à ma connaissance). Les médias en font une affaire nationale et même internationale, alors que ces militaires de métier, qui ont choisi de faire cette profession en acceptant les risques et la paie, (substantielle en cas de risque majeur), méritent certes, des funérailles nationales et une reconnaissance de la nation (ça peut toujours servir), la ou le bas blesse, c'est pour les anciens combattants d'Algérie qui ont eu 25000 de leurs camarades morts au combat alors qu'ils n'étaient pas volontaires (loin de la) et qui recevaient pour solde, on appelait cela le prêt 4 fr32 tous les 15 jours alors qu'une bière coutait au foyer (joli mot) 0 fr 65. Et tous ces jeunes qui ont combattu et qui sont morts pour "la Patrie n'ont pas eu de funérailles nationales, cela aurait sans doute coûté trop cher d'emmener les familles à Alger ou à Constantine pour faire le deuil comme on dit maintenant. Tous ces jeunes de 20 ans, qui ont essayer de démarrer dans la vie, qui ont été rappelés alors qu'ils avaient commencé à fonder une famille et une entreprise et qui ont été OBLIGES de tout quitter pour défendre des départements français, (la Patrie) avaient peut être besoin d'un soutien psychologique à leur retour de la guerre. On les a oubliés comme en 1916 quand on buvait le champagne à Paris alors que les poilus étaient dans les tranchées. La vie est un éternel recommencement.

 

Bernard SOETEMONDT

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Pourquoi aurais-je la Légion d'Honneur, et pourquoi la porterais-je au revers de ma veste ? Je ne suis pas chanteur, voyons !!! En effet, je suis instit. et fier de l'être.

Il faut bien rire un peu...

La France reconnaissante.

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Nos retrouvailles

Est-ce le blues des septuagénaires

ou simplement les souvenirs douloureux

de nos 20 ans.

  Le hasard, un tournant de l' Histoire

nous ont fait vivre ensemble

 en tant qu'appelés, des moments

que nous ne pouvons oublier.

Aujourd'hui, 50 ans après

sous des cieux plus cléments

 retraités au crépuscule

de notre vie

 nous éprouvons le besoin

de nous retrouver

 de nous rencontrer, de parler

 de mesurer le chemin parcouru

pour chacun d'entre nous

 depuis cette grande aventure

de notre jeunesse.

Pour nous

 qui avons la chance

d' être encore là aujourd'hui

 car hélas, beaucoup

nous ont déjà quittés

 ces retrouvailles

et ces rencontres

sont des moments de bonheur !

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