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Au congrès de la FNACA en 2013

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Commémorations du massacre du 17 octobre 1961

Le mardi 17 octobre 1961 à Paris, alors que la guerre d'Algérie va vers sa fin, des milliers d'Algériens manifestent contre le couvre-feu qu'on leur impose. Une rafle est organisée par le préfet de police de Paris, Maurice Papon. Des dizaines de manifestants sont tués. Le silence sur ces événements sanglants aura duré trente ans. La dernière décennie a consacré la redécouverte de cet épisode, dont le souvenir enfoui nourrit encore les cauchemars des immigrés algériens et le malaise de leurs descendants français.

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Le 17 octobre 2001, Bertrand Delanoë, maire de Paris, a inauguré   une plaque commémorative au pont Saint-Michel «à la mémoire de nombreux Algériens tués lors de la sanglante répression de la manifestation pacifique du 17 octobre 1961 »

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Mémorial Parisien au cimetière du Père-Lachaise en hommage aux militaires « Morts pour la France » en Afrique du Nord de 1952 à 1962

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Le 3 février 2003 , afin de perpétuer leur sacrifice, la Ville de Paris à l’initiative de son maire, Bertrand Delanoë, a financé et érigé un Mémorial en souvenir des 755 militaires de la capitale morts et disparus durant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de Tunisie de 1952 à 1962. Situé dans le cimetière du Père-Lachaise, en face du Jardin du Souvenir, à proximité des monuments aux morts des deux guerres mondiales et de l’entrée Gambetta. L’ensemble des associations d’anciens combattants de la capitale ont été associées à sa réalisation.

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L’allocution de Bertrand Delanoë, maire de Paris

prononcée lors de l’inauguration de ce mémorial

 

«  Messieurs les présidents d’association, messieurs les maires, mesdames et messieurs les élus, mon général, si nous sommes aussi nombreux dans cette après-midi pluvieuse, très, très pluvieuse, s’il y a tant d’émotion, c’est que ce qui nous rassemble est un moment d’Histoire, un moment de Vérité, un moment où nous osons dire merci et nous osons dire que nous gravons pour toujours dans notre temps collectif la vie de 747 parisiens combattants tombés dans les combats d’Afrique du Nord.

Comme pour nos compatriotes des deux autres -conflits du 20′ siècle, nous n’acceptons pas que ces militaires, appelés ou de carrière, qui ont donné leur vie au nom de la France – parce que la France dans ses autorités légitimes leur avait confié cette mission – nous n’acceptons pas qu’ils soient moins res­pectés, moins honorés, que ceux des conflits précédents. Dans ces combats, il y a un peu plus de cinquante ans, dans les trois pays d’Afrique du Nord et dans ce que nous appelons désormais la guerre d’Algérie, 747 parisiens jeunes et soit parce qu »ils étaient appelés, soit parce qu’ils avaient choisi le métier de militaire, ont perdu la vie. Leur souffrance, la peine de leur famille, de leurs proches, de leurs camarades de combat, nous voulons que tout cela soit dans l’Histoire de Paris. Il n’y a pas de grande Nation, il n’y a pas de grande collectivité qui ne regarde en face son Histoire.

Lorsque nous pensons Afrique du Nord, nous pensons Français, nous pensons Algériens, nous pensons pieds-noirs, nous pensons harkis. Toutes les vies se valent. Aujourd’hui, c’est bien ces 747 vies que nous voulons prolonger dans notre histoire, leur histoire parce que c’est une Histoire qui s’interrompt au nom d’une cause collective, au nom d’un devoir patriotique quelles qu’en soient les raisons, devoir accompli au nom de la France alors ces vies doivent être intégrées dans ce que Paris exprime du temps passé pour le temps qui vient. Ces Vies, ces vies d’honneur sont des vies que nous ne voulons pas oublier et que nous voulons même perpétuer dans la durée du temps parisien.

Mesdames et messieurs, on est debout on transmet des messages de confiance aux générations qui viennent lorsque l’on commence par respecter son passé. On ne sait pas porter un message de confiance dans l’avenir, on ne sait pas transmettre des valeurs positives, des valeurs de paix, des valeurs de respect de la dignité ‘humaine si on ne commence pas par appliquer ces principes au passé, c’est ce que nous faisons aujourd’hui. Devant votre nombre, je veux exprimer au nom de la capitale de la France notre reconnaissance, notre émotion et la certitude, l’affirmation absolue que jamais nous ne les oublierons, ces 747 parisiens sont à jamais dans l’âme de Paris, ils méritaient bien le rassemblement d’aujourd’hui, ils méritaient bien ce monument dont nous posions la première pierre avec les associations il y a moins d’un an. Je dois d’ailleurs m’excuser parce que cette inauguration a été reportée, pardonnez-moi, elle était prévue le 7 novembre mais quelques événements indépendants de ma volonté ont fait que nous ne le faisons que dans ces premiers jours de février.

Peu importe, ce qui compte c’est ce qui reste dans l’Histoire, ces 747 sont dans l’histoire de Paris. Nombreux nous voulions aujourd’hui au nom de toutes les parisiennes, au nom de tous les parisiens leur dire: ils sont notre fierté, ils ne peuvent pas quitter notre pensée, cette pensée sera définitive à travers ce beau monument ce qui est un geste dédié à l’avenir et aux générations qui viennent pour la réconciliation, pour la vie en commun au nom de ce que nous avons de meilleur, c’est-à-dire des valeurs de civilisation qui s’appellent Liberté, qui s’appellent droits de l’homme, qui s’appellent dignité de la vie qui est un droit absolu pour chacun.

Merci à eux, honneur à eux. »

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Une place du 19 mars 1962
inaugurée à Paris

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Une place du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie, a été inaugurée le 20 avril 2004 dans le XIIe arrondissement par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, pour honorer les morts des guerres d'Afrique du nord, en "regardant notre Histoire en face".

Une place du 19 mars 1962, date du cessez-le-feu en Algérie, a été inaugurée mardi 20 avril dans le XIIe arrondissement par le maire PS de Paris Bertrand Delanoë, pour honorer les morts des guerres d'Afrique du nord, en "regardant notre Histoire en face".
Alors que se poursuit la controverse sur la date de commémoration, M. Delanoë a, devant de nombreux élus de gauche et plusieurs centaines d'anciens combattants, qualifié ce jour de "rendez-vous de la fidélité et de l'honneur".
Le lieu, un petit carrefour, avait été choisi pour sa proximité avec la gare de Lyon, d'où partirent des milliers de soldats.
3.500 villes ou villages de France ont un site dédié à cette date, a assuré Wladislas Marek, président de la FNACA (anciens combattants d'Afrique du Nord) qui revendique 368.545 membres.
"Pour tous les conflits, c'est l'anniversaire du cessez-le-feu officiel qui est retenu. Il ne s'agit pas de commémorer une victoire ou une défaite. C'est une journée d'hommage aux morts", a-t-il dit.
"Cette place, Paris qui prend ses responsabilités la dédie aux jeunes gens dont certains ont fait le sacrifice de leur vie, dont tous ont laissé une part de leur jeunesse, de leur vitalité, de leur espérance, parfois de leurs illusions, dans ces combats terribles", a lancé le maire dans un ample discours aux accents fervents.

"Vérité historique"

"Rien ne peut se construire d'honorable et de fidèle si nous ne sommes pas dans la vérité historique", a-t-il fait valoir, soulignant que le 19 mars marquait la fin d'une guerre, "un mot qu'il faut prononcer: non, ce n'était pas des opérations de maintien de l'ordre, c'était une guerre coloniale".
"Je n'ignore aucunes des morts survenues après cette date", a dit le maire : harkis ou Français d'Algérie. "Je suis un Français né en Afrique du Nord, comment pourrais-je ignorer la souffrance de mes parents ?", a ajouté ce natif de Tunis.
Plusieurs associations, comme l'UNC (Union nationale des combattants) ou le Recours (rapatriés), contestent la date du 19 mars, faisant valoir qu'il y a eu plus de morts en Algérie après qu'avant.
Elles ont opté pour la journée officielle du 5 décembre, jour de l'inauguration en 2002 par Jacques Chirac du Mémorial du quai Branly, mais date sans référence historique, critiquent les tenants du 19 mars.
Interrogé sur l'inauguration parisienne, le ministre délégué aux Anciens combattants, Hamlaoui Mékachera, a affirmé mardi que "la journée nationale" de commémoration est le 5 décembre, "point final".
Cependant, "les municipalités ont le droit de choisir pour les artères, les sites etc. le nom qu'elles veulent, et d'inaugurer ce qu'elles veulent", dit-il. "C'est la liberté, c'est la loi".
Pour M. Delanoë, cette place, "parce qu'elle est une place de la vérité, doit être une place d'espérance et de rassemblement".

 

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La place Maurice Audin inaugurée à Paris

 

Hommage au militant de l’anticolonialisme assassiné

 en Algérie

 

Une place Maurice Audin, du nom de ce martyr de la guerre d’indépendance algérienne assassiné en 1957, par les parachutistes français, a été officiellement inaugurée le mercredi 26 mai 2004 dans la capitale française. Une action par laquelle le conseil de Paris devance la justice, qui considère toujours que le jeune mathématicien n’a pas été assassiné.

La place Maurice Audin compte parmi les plus populaires d’Alger. Elle se situe près de la Faculté centrale et de son célèbre tunnel, en plein centre de la capitale, où se rejoignent taxis et transports en commun. Cette place si stratégique, qui sonne tellement « français », célèbre la mémoire d’un jeune militant communiste de l’anticolonialisme, assassiné par des parachutistes français en pleine bataille d’Alger, en 1957, après avoir été torturé. Né en Tunisie en 1932, d’un père métropolitain et d’une mère « algérienne d’origine européenne », il est considéré en Algérie comme un martyr de la guerre d’indépendance. Au même titre que Didouche Mourad, Larbi Ben M’Hidi ou encore Zighout Youcef.

Côté français, quelques communes, telles Saint-Denis, Bures-sur-Yvette ou encore Eschirolles, ont honoré la mémoire du militant du Parti communiste algérien (PCA). Mais nulle rue ou place commémorative dans la capitale française. Jusqu’au mercredi 26 mai 2004, où le maire de Paris, Bertrand Delanoë, accompagné de l’épouse du défunt et de l’ambassadeur d’Algérie, a officiellement inauguré une « place Maurice Audin » dans le cinquième arrondissement.

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Une place du 8 Février 1962 à Paris

  

Une place pour les neuf victimes de Charonne a été inaugurée le

8 février 2007 par Bertrand Delanoë, maire de Paris, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, Georges Sarre, maire du 11e arrondissement, Nicole Borvo, sénatrice communiste de Paris, en présence du Comité Charonne pour marquer le 45e anniversaire de la manifestation contre l’OAS et la guerre d’Algérie.

 

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Inauguration, le 8 février 2007

Contre l’OAS et la guerre d’Algérie

par Nadjia Bouzeghrane, El Watan, 29 janvier 2007

Un hommage sera rendu aux neuf victimes de la répression de la manifestation du Métro Charonne, à 11 h. Il sera ensuite procédé à un dépôt de gerbe pour fleurir les plaques, à l’intérieur de la station du Métro Charonne, avec l’Union syndicale CGT de la RATP. « En une période où le besoin d’histoire est si fort dans la société française, et où est légitimement revendiquée une exigence de vérité, en particulier sur les deux moments clefs de notre histoire nationale récente que sont l’Occupation et les guerres coloniales, il n’est pas inutile de se souvenir de Charonne », souligne le comité Vérité Justice pour Charonne. Et de rappeler qu’en 1961-1962, « depuis des mois, les tueurs de l’OAS frappent en toute impunité, multipliant les attentats, entretenant un climat de peur, de violence. De toute évidence, ils bénéficient au gouvernement, dans l’armée, la police, de complicités multiples, ils espèrent ainsi enrayer les luttes revendicatives et la prise de conscience grandissante pour la paix et l’indépendance de l’Algérie ». Les manifestations sont interdites, on tente de museler la presse progressiste, on porte atteinte aux droits de réunion, de grève, la répression policière est féroce. Ainsi, lors d’une manifestation pacifique à l’appel de la fédération de France du FLN, le 17 octobre 1961, et les jours suivants, plusieurs dizaines d’Algériens sont assassinés à Paris et en banlieue, des centaines d’autres sont arrêtés.

Le 7 février 1962, à Paris, en plein après-midi, dix nouvelles charges de plastic secouent la capitale. Sont visés des personnalités politiques, des journalistes, des écrivains et des universitaires. Les Unions départementales CGT de la Seine et Seine-et-Oise décident le soir même de riposter et provoquent une réunion de toutes les organisations syndicales, politiques, étudiantes désireuses de s’opposer au fascisme de l’OAS. Les organisations parisiennes du PCF, de la CFTC, de la FEN, du SNI de Seine-et-Oise, de l’UNEF, du SGEN, du PSU, la Jeunesse communiste, la Jeunesse socialiste unifiée et le Mouvement de la paix décident d’une manifestation pour le lendemain 8 février à 18h30, place de la Bastille.

« Le 8 février 1962, 60 000 manifestants en plusieurs cortèges calmes et pacifiques défilent autour de la Bastille. Alors que la dislocation est annoncée, des brigades spéciales d’intervention chargent sans motif avec une brutalité et une sauvagerie inouïes le cortège du boulevard Voltaire à la hauteur du métro Charonne. La volonté de tuer, pour l’exemple, est évidente », rappelle le comité Vérité Justice pour Charonne. Le 9 février 1962, la CGT riposte au drame de Charonne et lance un appel à la grève nationale. Les 10, 11et 12 février, des actions, des protestations se multiplient. A l’initiative de la CGT, toutes les organisations syndicales décident de faire du 13 février, une journée nationale de grève et de manifestations.

Nadjia Bouzeghrane

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A l’intérieur de la station de métro Charonne

 le 10 février 2006 (© Cicilie Fagerlid).

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Hommage au Général de Bollardière : Inauguration du Carrefour De Bollardière

Jeudi 29 Novembre 2007

inaugdebolard-2-ee917.jpgUn Carrefour du Général Jacques Pâris de Bollardière a été inauguré à Paris par Bertrand Delanoë Maire de Paris, Odette Christienne Adjointe au Maire chargée de la mémoire et du monde combattant, des archives ainsi que les Maires des 7ème et 15ème Arrondissement Michel Dumont et René Galy-Dejean

Ce carrefour est situé à l’intersection des Avenues de Suffren et de la Motte-Piquet (Métro la Motte-Piquet)

Sa femme, Simone de Bollardière, sa famille, ses amis étaient présents.

Il faut rappeler que pendant la guerre d’Algérie, ce général, ancien Compagnon de la Libération, le plus décoré des généraux de cette époque, demanda à être relevé de ses fonctions de commandement pour ne pas cautionner la pratique de la torture contre les algériens. Parce qu’il rendit publique sa position dans le journal l’Express de Jean-Jacques Servan-Schreiber, il fut condamné à 60 jours de forteresse, et « mis au placard ».

Il s’engagea ensuite dans les campagnes de non violence, et en particulier contre les essais atomiques (aux côtés de l’Amiral Sanguinetti) dans les atolls de l’océan pacifique.

Dans cette période où des élus, comme à Perpignan, soutiennent les nostalgiques de l’OAS, du colonialisme et qu’un vent nauséabond souffle pour attiser les relents racistes issus de ces guerres coloniales, ce geste, dans la capitale ne peut que réconforter. A l’occasion du centenaire de sa naissance, cet hommage lui est plus que mérité.

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A la veille du déplacement contesté du Président de la République Nicolas Sarkozy en Algérie les propos de Simone de Bollardière (l’une de ces 12 grands témoins de la Guerre d’Algérie qui a signé l’Appel des 12 contre la Torture) sont par contre dans la démarche nécessaire du rapprochement franco-Algérien devant servir à un réel traité d’amitié entre les 2 peuples : "J’ai tenu à ce que les Algériens soient présents pour honorer mon mari qui les a beaucoup aimés". Ce gage, ce carrefour, sont des symboles forts indispensables et qui viennent heureusement contrecarrer les initiatives honteuses des nostalgiques de l’Algérie Française, soutenues par des élus qui osent se dire républicains.

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Le dernier lieu de mémoire

inauguré à Paris

Une stèle en mémoire

de toutes les victimes de l'OAS

le jeudi 6 octobre 2011

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Comme vous avez pu le lire nous devons beaucoup, dans le domaine de la Mémoire, à Bertrand Delanoë, alors à notre manière nous souhaitons rendre un hommage à ce maire en vous proposant ses derniers voeux au Conseil de Paris et aux Parisiens. MERCI !

 


 

 

 

 
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