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 Benjamin Stora, IGEN.

En Conseil des ministres de ce 11 septembre 2013, M. Benjamin Stora, professeur d'histoire à l'Université Paris-XIII, a été nommé inspecteur général de l'Education nationale (IGEN) au tour extérieur.

Né le 2 décembre 1950 à Constantine (Algérie), il enseigne également à l'Institut national des langues et civilisations orientales (INALCO).

Ses recherches portent sur l'histoire du Maghreb contemporain, l'Algérie coloniale, les guerres de décolonisation et l'immigration maghrébine en Europe.

Docteur en sociologie (1978) et docteur d'État en histoire (1991), il a été le fondateur et le responsable scientifique de l'Institut Maghreb-Europe.

Membre de l'École française d'Extrême-Orient (Efeo), il poursuit en 1995 et 1996 des recherches au Vietnam.

En 1998, il est professeur invité à l'université de New York (NYU) puis chercheur à Rabat au Maroc (1998-2001) pour une recherche sur les nationalismes marocain et algérien.

Pour en savoir plus, voir http://www.univ-paris13.fr/benjaminstora 

 Conseil des ministres du 11 septembre 2013 

Sur proposition du ministre de l’Education nationale : 

·         M. Benjamin STORA, professeur des universités, est nommé inspecteur général de l’Education nationale (tour extérieur).

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Voici un documentaire en 4 épisodes de 22 mn 06

" Algérie, notre histoire "

Avec l’historien Benjamin Stora, qui a grandi à Constantine, le réalisateur Jean-Michel Meurice, appelé en Algérie de 1960 à 1962, confronte l’histoire de la guerre à la subjectivité de sa mémoire. Une chronique sensible où résonne la voix des vaincus.

« J’étais à l’école d’officiers de Cherchell. J’apprenais à faire la guerre, c’est-à-dire à tuer de toutes les manières possibles. Mais on ne nous disait jamais pourquoi ni qui étaient ces fellaghas. » En 1960, alors qu’il a 20 ans, le réalisateur Jean-Michel Meurice est affecté en Algérie. Comme 1,5 million d’appelés du contingent durant les presque huit années que durera cette vaste « opération de maintien de l’ordre », selon la dénomination officielle jusqu’en 1999. Cinquante ans après, escorté par Benjamin Stora, désormais spécialiste de la question algérienne, mais alors gamin de la communauté juive de Constantine, il confronte les replis subjectifs de sa mémoire à l’histoire de la guerre d’indépendance. Exhumant les souvenirs d’une insouciance lézardée, d’une candeur apolitique qui se fissure au gré des événements et l’amène à se poser la question de la légitimité de sa présence. Spectateur privilégié du ­chaos grandissant, il raconte le basculement, en avril 1961, de centaines d'officiers du côté des putschistes décidés à renverser de Gaulle, finalement acquis à l’indépendance. Évoque le déchaînement de la violence les derniers mois.

Film singulier à la première personne, le documentaire est gros de ressentiments non digérés, des promesses non tenues aux harkis, aux pieds-noirs, aux soldats. Fort d’un montage habile et d’une bande-son qui joue parfois à l’extrême le contraste entre l’époque yéyé et le ratissage des douars, il entrelace les propos du réalisateur et le contrepoint historique et humain de Stora, dialogue avec l’écrivain Pierre Guyotat [1] et son ami, l’ancien parachutiste Philippe Durand-Ruel. Emaillant son film d’extraits de longs métrages [2] et d’archives d’actualités, Meurice, tout en dévidant sa petite musique mémorielle, donne corps au terrible sentiment de gâchis face à cette « guerre injuste et inutile ».

Cliquez sur le lien ci-dessous pour visualiser

les 4 vidéos de 22 mn 06

Vous pouvez vous mettre en plein écran

en cliquant sur le dernier signe en bas à droite

http://www.pileface.com/sollers/breve.php3?id_breve=2340

 

 

 

 

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