En ce 26 mars 2014 plusieurs cérémonies sont prévues en France, notamment à Paris en mémoire des victimes de la rue d’Isly le 26 mars 1962, si nous respectons la douleur des familles, nous rappelons que les assassinats de l’OAS après le 19 mars 1962 et avant le 26 mars 1962 ont contribué à cette tragédie

 

Eux aussi ont été tués

par des balles françaises

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C’est pourquoi nous rendons un hommage à :

Roger Oudin

Robert Nogrette

Jean Grasset

Philippe François

Daniel Doutre

Messaoud Secuh

Saïd Belmiloud

appelés de l'Armée française

 tous 2e classe

lâchement assassinés par l'OAS

le 23 mars 1962, à dix heures

place Desaix à Alger

Après les 24 morts civils musulmans du 20 mars 1962

Après les 18 gendarmes assassinés le 22 mars 1962

Ce furent les premières victimes de l'OAS

 d'après le 19 mars 1962

Ne les oublions pas

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  Roger Oudin a été tué par l’OAS, quatre jours

après le cessez-le-feu

Le 22 mars 1962 au soir, des commandos de l’OAS attaquent une patrouille de la gendarmerie mobile qui sortait du tunnel des Facultés – bilan : 18 gendarmes tués. Le lendemain ils ouvrent le feu sur un véhicule de transport de troupes tuant 7 soldats appelés du contingent : Roger Oudin, Robert Nogrette, Jean Grasset, Philippe François, Daniel Doutre, Messaoud Secuh et Saïd Belmiloud, tous 2ème classe. Voici un article consacré à l’un de ces jeunes appelés assassinés par les terroristes et criminels de l’OAS :

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http://www.leprogres.fr/haute-loire/2012/03/12/roger-oudin-a-ete-tue-par-l-oas-quatre-jours-apres-le-cessez-le-feu

Roger Oudin a été tué par l’OAS, quatre jours après le cessez-le-feu

 

Dans le décompte officiel des militaires du département tués dans le conflit en Algérie figure Roger Oudin, de Saint-Maurice-de-Lignon, où une rue porte son nom depuis les années quatre-vingt. En fait, il avait vu le jour à Saint-Étienne, rue des Teinturiers où vivaient ses parents : Maxime Oudin, né en 1905 à Saint-Maurice-de-Lignon, infirmier à l’hôpital Bellevue, et Doménica Passarin, Saint-Mauriçoise d’origine italienne, que tout le monde appelait « Renée », et qui œuvrait dans la confection à domicile.

Le couple avait gardé des liens forts avec les habitants de la cité lignonnaise où il venait régulièrement dans une maison de famille du quartier de la « Basse-Vialle ».

Roger Oudin, fut l’un des plus jeunes appelés tombés au Maghreb puisqu’il n’avait pas 20 ans. Né le 19 avril 1942, il a été terrassé le 23 mars 1962, quatre jours seulement après les accords d’Évian.

Simple soldat, arrivé depuis peu, et seulement après un mois de classe dans le Vaucluse, il effectuait une surveillance avec plusieurs de ses camarades (cinq ou huit selon les sources), lorsque leur camion a été pris en embuscade par un groupe qui voulait s’emparer de leurs armes : acte isolé de « rebelles » comme on disait alors, ou geste d’extrémistes de la fameuse «armée secrète»?

Denise Suzat, à l’époque fiancée de Roger Oudin – elle était la fille des boulangers et voisins de quartier des Oudins – se souvient que la version officielle donnée à ses parents affirmait qu’il s’agissait d’un « attentat de l’OAS ». Les soldats auraient refusé de livrer leurs équipements, raison pour laquelle ces compagnons d’armes avaient tous été abattus. Atteint à cinq reprises par la mitraille, le petit Stéphanois était mort sur le coup.

Dans la pièce officielle datant de septembre 1962 et portant attribution de la croix de la valeur militaire avec palme à titre posthume, il était dit : « Jeune conducteur du contingent affecté à une compagnie d’instruction […], a été mortellement blessé par balle au cours d’une embuscade tendue par des éléments subversifs dans le quartier de Bab El Oued (zone Alger-Sahel). »

En mai 1962, après des funérailles célébrées à Valbenoite, Roger Oudin fut inhumé dans le caveau familial du cimetière de Saint-Maurice-de-Lignon lors d’une cérémonie empreinte de beaucoup d’émotion puisque, en cinq ans, le petit bourg venait de perdre trois des siens : Pierre Favier en octobre 1957, Victor Robin en septembre 1958 et donc Roger Oudin en mars 1962.

Denise Suzat n’a pas oublié le destin tragique de Roger dont elle parle aujourd’hui encore en toute sérénité. D’autant qu’elle avait remplacé le soldat disparu dans le cœur d’un papa profondément marqué, mort en 1967, et surtout d’une maman, décédée en juillet 2009 : Denise avait d’ailleurs fait spécialement le voyage depuis Paris pour assister à ses obsèques.

 

 

 


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