imagesoas.jpg

A quelques jours de la discussion au Sénat de la proposition de loi sur le 19 mars 1962 annoncée pour le 25 octobre prochain les nostalgiques les plus radicaux de l’Algérie française et autres thuriféraires des bienfaits de la colonisation attisent la haine en publiant sur leur site une pétition violente anti 19 mars 1962… qu’ils pensent transmettre le jour même de la discussion, voici donc le lien de ces héritiers de l’OAS :

 http://notrejournal.info/MOBILISATION-NON-AU-19-MARS?lang=fr#forum6

Ces associations sont les mêmes qui s’agitaient dans toute la France, fortes de la bienveillante écoute que leur accordait, jusqu’à ces derniers temps, l’ancien Président de la République, du soutien coupable de certains élus locaux et du silence complice des préfets, érigeant stèles et monuments à la gloire des criminels de l’OAS, amnistiés et indemnisés par la loi du 23 février 2005 !

C’est ainsi qu’hier un communiqué de l’AFP était publié :

Guerre d'Algérie: Estrosi et Ciotti (UMP) dénoncent une proposition socialiste

Les députés UMP des Alpes-Maritimes, Christian Estrosi et Eric Ciotti, ont vivement critiqué vendredi une proposition du groupe socialiste du Sénat d'officialiser le "19 mars 1962" comme date de commémoration de la fin de la guerre d'Algérie.

"Je tiens à rappeler que le 19 mars 1962 fut le début d'un long cauchemar. C'est la période la plus sanglante de cette guerre, au cours de laquelle il y a eu le plus d'attentats meurtriers et de débordement de violence aveugle faisant des milliers et des milliers de victimes, assassinées ou à jamais disparues", a commenté dans un communiqué Eric Ciotti, à propos d'une proposition qui doit être examinée selon lui par le Sénat le 25 octobre.

"Cette proposition du groupe socialiste du Sénat constitue une véritable insulte à l'égard de l'ensemble de la communauté rapatriée", a jugé pour sa part le député-maire de Nice Christian Estrosi, dont la ville compte de nombreux rapatriés d'Algérie et leurs descendants.

AFP  

Ces activistes falsifient l’histoire et instrumentalisent la mémoire, prétendant parler au nom de tous les Français d’Afrique du nord, alors qu’existent des associations telles que l’association des Pieds-noirs progressistes, qui ont une tout autre vision des faits.

Pour sa part, la FNACA n’a jamais dit  qu'il faille nier les victimes d'après le 19 mars. Comme dans toutes les guerres. Mais il ne faut pas nier aussi que parmi les responsables de ces victimes figure en première ligne l’OAS, ce dont s’efforcent de gommer les nostalgiques les plus radicaux…

C’est pourquoi depuis 1963, chaque 19 mars, la FNACA est présente aux cérémonies commémoratives destinées à honorer la mémoire des soldats morts en Algérie, Maroc et Tunisie, mais également la mémoire des victimes civiles de cette guerre, d’avant et d’après le 19 mars 1962.

Nous sommes en revanche profondément convaincu qu’il faut refuser toute cette haine raciale, reconnaître que la plupart des Pieds-noirs, tout comme les Algériens, furent des victimes du colonialisme français.

Nous disons enfin que l’avènement d’une mémoire non falsifiée, sur la base du travail des historiens, s’impose pour cette période de notre histoire, comme elle s’est imposée pour la période de collaboration vichyste avec l’Allemagne nazie. C’est à ce prix que disparaîtront les haines et les séquelles les plus graves de la guerre d’Algérie : le racisme et la discrimination dont sont aujourd’hui encore victimes les descendants des peuples des anciennes colonies.

Un commentaire de notre ami Jean-François DRILLIEN, président du Comité de Chalon-sur-Saône de la FNACA

« Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre, de même il n'est pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Pas un de ces anti 19 mars ne parle du cessez-le-feu, nous savons bien évidemment qu'ils étaient contre, aux ordres des Salan, Suzini, Degueldre patron des commandos delta... Ce sont eux qui n'ont pas accepté la fin des hostilités et qui ont été les responsables des nombreux massacres et attentats qui ont été commis après le 19 mars. Ils ont refusé la Paix comme certains extrémistes du FLN. Trop d'injustices engendrent la révolte et les représailles souvent engendrent la vengeance. Quand on allume le feu il ne faut pas s'étonner s’il y a des retours de flammes. Messieurs les anti 19 mars vous devriez plutôt faire profil bas et balayer devant votre porte ».

J.F. DRILLIEN


Tag(s) : #Associations