A la place du drapeau souillé de la France

sur la tombe

de Bastien-Thiry nous mettons le sigle :

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Un outrage au drapeau tricolore, emblème et symbole de nos valeurs républicaines est souillé sur la tombe d’un condamné à mort et fusillé. 

    L’hommage indigne à Bastien-Thiry

Des ultras de l’Algérie française vont honorer le 11 novembre 2013 la mémoire du responsable des attentats manqués contre le général de Gaulle.

Les apologistes de l’OAS n’entendent pas renoncer à leur entreprise de réhabilitation des anciens criminels. Leur vitrine légale, l’ADIMAD, organise un rassemblement chaque 11 novembre, au cimetière de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine), devant la sépulture de Jean-Marie Bastien-Thiry, à l’origine, en 1961 et 1962, de deux attentats manqués contre le général de Gaulle. Objet de cette manifestation, « défendre », en ce jour de célébration de l’armistice de 1918, la mémoire de cet homme condamné à mort et fusillé le 11 mars 1963. Et, par la même occasion, honorer le « souvenir de tous les morts de l’Algérie française ».

L’appel à cette manifestation, dont le caractère public ne fait pas de doute, est relayé par de nombreux groupuscules d’ultras de l’Algérie française, comme le cercle Bastien-Thiry, dont l’objectif est de « faire connaître les raisons et promouvoir les valeurs qui ont inspiré l’action » du chef du commando qui mitrailla la DS présidentielle le 22 août 1962, au Petit-Clamart.

Lors de son procès, qui se déroula du 28 janvier au 4 mars 1963 devant la cour militaire de justice, Jean-Marie Bastien-Thiry, un polytechnicien de 35 ans, militant d’extrême droite et catholique traditionaliste, invoqua ses convictions religieuses pour justifier son sanglant engagement. « C’est le tyran qui est séditieux », lança-t-il à propos de Gaulle, en citant saint Thomas. « L’autodéfense » des Européens d’Algérie et la « trahison de la parole donnée » justifiaient, à ses yeux, la tentative d’assassinat du chef de l’État.

Cette manifestation visant à faire d’un criminel un héros,  allonge encore la liste des hommages rendus aux autres condamnés à mort de l’OAS que furent également Roger Degueldre, chef du commando Delta, Claude Piegts et Albert Dovecar, jugés par le tribunal militaire spécial de Paris le 30 mars 1962, reconnus coupables d’atteinte à la sûreté de l’État, homicide volontaire, complicité d’assassinat et association de malfaiteurs, condamnés à mort et fusillés le 7 juin 1962.

 

 

 

 

 

 

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