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« Je suis d’accord avec mon ami Gilles Bourg (Voir son commentaire ci-dessous) il est plus que temps d’attribuer la carte du combattant aux militaires français qui étaient présents en Algérie, au titre de la coopération, jusqu’en 1964… Moins d’hypocrisie et (de langue de bois) nous fera le plus grand bien et cela ne changera rien concernant la seule date historique du 19 mars 1962 ». Michel Dandelot

« Personne ne veut reconnaître que 534 militaires du contingent sont morts entre le 5 mars 1962 et le 1er juillet 1964.

Le climat d'insécurité était bien réel et les militaires présents en Algérie pendant cette période demandent à juste titre leur carte de combattant

Gilles Bourg Responsable National Collectif militaires d'Algérie 1962-1964 ».

Vers une carte du combattant élargie ?

INSOLITE - A l’Assemblée nationale, Gilbert Collard a voté trois fois au lieu de deux.
Le contexte.
 Jeudi 14 février l’Assemblée nationale étudie une motion de rejet socialiste sur une proposition de loi UMP concernant les anciens combattants de l'armée française en Algérie. Une manœuvre qui n’a aucune chance d’aboutir en raison de l'hostilité de la majorité. Mais à la surprise générale, cette motion a été repoussée en raison d'une parfaite égalité du nombre de voix pour et contre (57 dans chaque cas). Conclusion : la proposition de loi n’est pas rejetée et le débat se poursuit.
La boulette.
 Face à des élus perplexes, la présidente de la commission de la Défense, Patricia Adam, prend alors la parole pour signaler que "Jacques Bompard et Marion Maréchal-Le Pen ont voté contre", demandant: "Comment est-ce possible alors que Gilbert Collard était seul dans l'hémicycle?" Le député du Vaucluse explique alors avoir voté pour lui-même, ainsi que pour Marion Maréchal-Le Pen dont il a une procuration. Mais il a ensuite indiqué avoir appuyé sur son boîtier et celui de Marion Maréchal, qui a procuration de vote pour Jacques Bompard, un autre élu FN.
La règle.
 "La délégation de vote, ce n'est pas voter sur le bouton de celle pour laquelle on a une délégation de vote", tacle le député PS François Brottes, président de la commission des Affaires économiques. Gilbert Collard, élu du Rassemblement bleu Marine, avait bien le droit de voter pour sa jeune collègue Marion Maréchal-Le Pen. Mais si un député peut effectivement avoir une délégation de vote pour un autre député, il doit préalablement le faire savoir, auquel cas quand il vote, exclusivement sur son boîtier, deux votes peuvent être pris en compte. Or dans le cas présent, trois votes ont été enregistrés.
Et au final…
 Confronté à cette erreur manifeste d’un des élus, la présidence de l’Assemblée nationale, assurée à ce moment là par Marc Le Fur, député UMP, a alors convoqué une conférence des présidents, qui a "constaté que les modalités du vote pour la motion de procédure n'étaient pas satisfaisantes, que le vote en était faussé" et qu'il fallait "un nouveau vote". Le nouveau vote a finalement permis d'adopter la motion de rejet (50 pour, 45 contre), et la proposition de loi a donc été rejetée.

Le nouveau vote a permis d'adopter la motion de rejet (50 pour, 45 contre), rejetant la proposition de loi. Cette PPL visait à élargir l'attribution de la carte du combattant aux ex-combattants de l'armée française totalisant au moins 4 mois de présence en Algérie avant le 1er juillet 1964 ou en opérations extérieures. Outre cet imbroglio autour du vote de M. Collard, les députés écologistes et ceux du Front de gauche, en désaccord sur la méthode d'une motion de rejet, n'avaient pas voté la première fois en faveur de cette motion, qui clôt tout débat et évite d'examiner les amendements.
Sur le fond, le ministre délégué aux Anciens Combattants, Kader Arif, s'est engagé à "se battre" pour obtenir dans le projet de budget 2014 une carte du combattant élargie sur une période à cheval par rapport au 2 juillet 1962. Cela coûterait aux finances de l'État "5,5 millions d'euros", contre les "39 millions d'euros" qu'aurait impliqués le texte UMP, selon le ministre.

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