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  24 février 2013

Feu vert pour les cérémonies

du 19 mars 2013

 

http://24heuresinfo.blogspot.fr/2013/02/feu-vert-pour-les-ceremonies-du-19-mars.html

 

L'officialisation de la date du 19 mars à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc entraîne cette année des changements dans la journée de commémoration ; en effet, les sections FNACA, partout en France, vont pouvoir organiser officiellement la cérémonie avec leur municipalité. Sans oublier qu'en 2013, la cérémonie du 19 mars marquera les 51 ans du Cessez-le-feu.

Combien seront-ils cette année ? En 2012, il y avait pour les cérémonies du Quai Branly à Paris, une marée humaine. Et sur les Champs-Elysées pour le ravivage de la Flamme. Alors que les dernières cérémonies du 5 décembre, quelques mois plus tard, ne rassemblaient que peu de monde (Lire notre article sur La guerre perdue de l'UNC).

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Cérémonie du 19 mars quai Branly en 2012 Photo © Fnaca

Le 19 mars 2012, venus de toute la France, en train, en cars, en voitures, des milliers d'anciens combattants en Afrique du Nord avaient voulu témoigner de leur indéfectible attachement à la commémoration du "cessez-le-feu" officiel de la guerre d'Algérie. Un témoignage aussi très émouvant de leur fidélité au Souvenir de leurs 30 000 camarades morts, fauchés sur la terre d'Afrique du Nord, alors que certains avaient 20 ans.

Toutes ces cérémonies, que ce soit à Saint-louis des Invalides, pour l'office religieux célébré par Mgr l'évêque de Nevers assisté de prêtres de la FNACA, ou au Mémorial du quai Branly, ou enfin à l'Arc de Triomphe, avaient été honorées de la présence de nombreuses personnalités civiles et militaires accompagnant les dirigeants et adhérents de la FNACA.

 La FNACA se mobilise partout en France

On peut donc s'attendre à une participation beaucoup plus massive pour le 19 mars prochain. D'autant que la FNACA, offensive et bien organisée, mène les préparatifs tambour battant. Dans toutes les communes de France, les cérémonies du 19 mars se préparent en concertation avec les maires. Comme à Conques-sur-Orbiel, un joli village viticole au nord de Carcassonne. « Le 19 mars est officiellement la date des cérémonies de la fin de la guerre d’Afrique du nord. Défendue depuis 1963 comme date historique, la Fnaca voit son engagement de mémoire et de reconnaissance validé par l’Etat, la France. (...) une victoire de la ténacité, du combat politique et citoyen mené durant des décennies » a souligné Jean Crouzet, le président de la section de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA) de Conques-sur-Orbiel, dont les ruelles étroites et les capitelles de la commune, ces cabanes de pierres sèches, racontent une période postérieure à 1848 où les plus pauvres s'attaquèrent au défrichage de la garrigue autour du village pour y planter la seule culture qui pouvait pousser dans ces terres arides : la vigne.

En Bretagne, on est sur le pied de guerre où quinze sections finistériennes de la Fnaca, se sont réunies récemment. L'ordre du jour principal : la préparation de la première commémoration officielle du 19-Mars. Une des revendications de la Fnaca... depuis 49 ans. La cérémonie du 19-Mars, désormais placée sous l'autorité du préfet, aura lieu à Pleyben, au Mémorial finistérien.

A noter aussi, mais le fait n'est pas nouveau, dans de nombreux départements, des sections UNC ont l’intention de défiler aux côtés de leurs camarades FNACA, pour rendre hommage, simplement, à leurs camarades "morts là-bas"...

Le 5 décembre ne mobilise plus

Rapporteur PS de la proposition de loi au Sénat, comme il l'était pour le texte adopté en 2002 à l'Assemblée nationale, Alain Néri a justifié le choix du 19 mars par l'absence de «valeur historique ou symbolique» du 5 décembre, mais aussi par la nécessité de «rendre hommage aux deux millions d'appelés du contingent mobilisés pendant le conflit».  «Le 19 mars est un moment de recueillement pour toutes les victimes qui ont œuvré dans le respect des lois de la République», a-t-il fait valoir. La gauche a notamment rappelé que les accords d’Evian, soumis à référendum par le général de Gaulle, ont été approuvés à plus de 90% par les Français.

On est loin du temps où Gérard Colliot, l'actuel vice-président de l'UNC et président de l'UNC des Yvelines, jugeant dans le journal de son association, La Voix du Combattant, la date du 19 mars "inopportune et inconvenante", écrivait : "Cette officialisation du 19 mars, fête de la victoire proclamée par l'Algérie qui a d'ailleurs émis un timbre à cet effet - est revendiquée par une seule association d'Anciens Combattants qui représente à peine 20% des anciens d'Algérie, de Tunisie et du Maroc."

Aujourd'hui, les chiffres se sont inversés. La FNACA est devenue l'association majoritaire des anciens d'Algérie. Son journal L'Ancien d'Algérie, avec ses 340.000 abonnés, est le numéro un de la presse combattante.

Pas de cérémonie à Nice

Dans un courrier daté du 19 février, le préfet rappelle à tous les maires des Alpes-Maritimes que la loi "du 6 décembre 2012 a institué le 19 mars, Journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc." En conséquence, "une cérémonie doit être organisée au chef-lieu du département ou au monument AFN départemental, le cas échéant" et "les bâtiments publics doivent être pavoisés."

Une seule note discordante, à Nice, dont le maire Christian Estrosi a annoncé qu'il s'opposera à l'application de la circulaire préfectorale : "Je ne me plierai pas aux recommandations de cette circulaire et la Ville de Nice ne sera pas pavoisée." Il rappelle que 

"la signature des accords d'Evian, respectés unilatéralement par la France, marqua le début d'enlèvements et du massacre de plus de trois mille civils européens et soixante mille harkis". Christian Estrosi se dit "prêt à supporter toutes les conséquences" que son insoumission pourrait entraîner.

Ce n'est pas sans rappeler une autre frasque du maire niçois. Le 23 janvier 2008, pour rentrer de Washington où, secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, il était allé défendre l'inscription du récif corallien de Nouvelle-Calédonie au patrimone mondial de l'Unesco, Christian Estrosi s’était offert aux frais du contribuable un voyage en jet privé, un Falcone 900, pour 138.000 euros, uniquement pour rentrer à temps et assister à un pot à l’Elysée avec les sarkozystes de la première heure. C’est le Canard Enchaîné qui avait révélé l'affaire, obligeant Christian Estrosi, à s’excuser : «Bien évidemment, si on m'avait soumis ce devis, je ne l'aurais pas accepté, je souhaite présenter toutes mes excuses parce que ça ne fait pas partie de mes pratiques», avait-il déclaré à l’issue du Conseil des ministres. Finalement, qui a payé le coût de cette location ? Les 138.000 euros sont-ils restés aux frais des contribuables ?

Alix Prat pour 24heuresinfo

 

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