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France et Algérie : deux pays liés

 par un passé douloureux

La Guerre d’Algérie continue à marquer les esprits et à faire mal, comme une plaie qui aurait mal cicatrisée. La France et l’Algérie ont été opposées dans un long conflit meurtrier (de 1954 à 1962). Une épreuve douloureuse pour les deux pays, au point qu’il a fallu du temps avant que cet affrontement ne soit désigné comme une « guerre ». Aujourd’hui encore, il reste difficile pour la  France et l’Algérie d’aborder la violence de ce conflit, sans que chacun rejette la responsabilité sur l’autre.
La guerre d’Algérie et les mémoires qui lui sont liées constituent aujourd’hui une question plus vive encore que celle de la Seconde Guerre mondiale et a été le conflit de décolonisation le plus douloureux pour la France.

S’il est une guerre qui mérite vraiment le qualificatif de « SALE », c’est bien la guerre d’Algérie. Ce qualificatif est faible, quand on connaît les horreurs, les crimes monstrueux, les tortures horribles et inhumaines commises au nom de la France sur la population algérienne, sur ses combattants, sur des femmes et des enfants au cours de ces huit années de guerre, tortures et crimes commis par des généraux, des colonels, et notamment par les parachutistes, tortures et crimes connus et couverts par les gouvernements français.
Personne aujourd’hui ne conteste la réalité de ces tortures. Des livres ont été écrits qui en témoignent. Mais au cours de cette guerre, tout a été fait pour les cacher, les camoufler et l’opinion publique française a été soumise à un mensonge systématique. On osait parler de « PACIFICATION » mais derrière ce mot usurpé, c’est une politique d’extermination qui était menée.

Issue d’une famille qui a payé un lourd tribu pendant la guerre de libération du colonialisme qu’était la guerre d’Algérie et qui laisse des cicatrices encore aujourd’hui. Il faudrait enfin mettre un terme au passé colonial et reconnaitre l’Histoire afin que ces deux peuples puissent enfin se rapprocher et s’unir.
La torture policière existait déjà largement en Afrique du Nord avant l’insurrection de 1954, comme en témoigne la mise en garde lancée, dès cette date, par l’écrivain François Mauriac Elle avait été systématiquement utilisée lors de la colonisation du pays, notamment lors de la campagne du général Bugeaud…Bizarre nous la retrouvons aujourd’hui…

Arrêtons d’instrumentaliser l’Histoire : les mots écorchent et la douleur se ravive.

About Ginette Hess Skandrani

Ecologiste, membre co-fondatrice des Verts présidente de "La Pierre et l'Olivier" réseau de solidarité avec le peuple de Palestine, co-fondatrice de la commission d'enquête non gouvernementale sur la vérité en Libye.

 

SOURCE : http://lavoixdelalibye.com/?p=11305

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