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Une «fraternité sans borne» pour un voyage exceptionnel en Algérie

http://www.lindependant.fr/2013/05/21/une-fraternite-sans-borne-pour-un-voyage-exceptionnel-en-algerie,1756518.php

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A Alger, le groupe s'est notamment rendu sur la place Audin.

 PHOTO/© D.R

Pieds-noirs progressistes, anciens appelés et réfractaires sont retournés sur les terres meurtries à la rencontre de leurs frères.Deux ans de préparation auront été nécessaires pour l'organisation de ce voyage en Algérie. Début mai, d'anciens appelés qui ont toujours versé leurs pensions de retraite à des actions de paix de l'association 4ACG, des réfractaires et des pieds-noirs progressistes sont ainsi partis sur les traces de cette guerre, "dans un esprit de fraternité et de mémoire", insiste Jacky Malléa, l'un des organisateurs.

Le groupe s'est d'abord rendu à Guelma où les violents affrontements du 8 mai 1945 marquent, pour les progressistes, le début de la guerre d'Algérie. À Constantine, ils ont ensuite rencontré le professeur Merdaci, auteur d'études sur l'histoire du nationalisme et de la guerre d'indépendance. Le voyage les a ensuite conduits à Ifri dans la maisonnette où a été signé le congrès de la Soumman, acte fondateur de la création de l'ALN (Armée de Libération Nationale) et à Djemila où ils ont notamment rencontrés d'anciens officiers de l'ALN, ainsi "que des femmes venues témoigner de ce qu'elles ont vécu". L'occasion également de se rendre compte des capacités de l'Algérie à mener une agriculture performante puisqu'ils ont visité une exploitation produisant quelque 30 millions de plants de tomates ainsi que du blé destiné à la consommation de semoule.

"Tourner une page"

Le groupe s'est enfin rendu à Alger où un rendez-vous était notamment pris avec l'avocat Ali Haroun, chef du FLN en France. "Tout au long de ce séjour, nous avons vécu d'intenses émotions", reprend Jacky Malléa en se souvenant "de ces appelés qui ont pu rencontrer ceux contre qui ils s'étaient battus". Loin de l'esprit de haine et de revanche qui anime encore certaines personnes ayant vécu ces événements, le groupe a ressenti "une fraternité sans borne". "Nous n'avons pas arrêté de nous dire avec nos interlocuteurs : nous n'arrachons pas une page de notre histoire commune, mais nous la tournons". L'occasion également pour celui a qui toujours affirmé : "c'est l'OAS qui nous a foutu dehors !", de conforter sa pensée : "nous avons rencontré de nombreux Algériens qui n'ont cessé de répéter qu'ils ne voulaient pas chasser tous les pieds-noirs… Ils étaient si nombreux à vouloir nous rencontrer pour en discuter que nous n'avons pas pu répondre à toutes les invitations".

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http://www.el-annabi.com/572-une-association-des-pieds-noirs-tire-sur-l-oas.html

Elle appelle

 à la réconciliation

Une association des pieds-noirs

  "tire" sur l’OAS

"Nous ne sommes pas pour la revanche mais pour la réconciliation". C’est ainsi que s’est exprimée l’Association Nationale des Pieds-Noirs Progressistes et leurs Amis (ANPNPA), devant la presse régionale.

Convaincue que ses positions méritent d’être connues, l’ANPNPA veut se démarquer des autres organisations qui regroupent des nostalgiques de l’Algérie française et d’anciens OAS en transmettant un message de paix et de réconciliation. Dans un communiqué rendu public, cette association souligne : « Nous sommes des pieds-noirs, ex-Français d’Algérie auxquels se sont joints des amis partageant nos vues, qui avons fondé une association pour porter un autre message que les diverses organisations qui regroupent des nostalgiques de l’Algérie française et d’anciens OAS : Nous ne sommes pas pour la revanche mais pour la réconciliation ». Loin de toute la polémique qu’ont provoquée les dernières visites des pieds-noirs en Algérie, l’ANPNPA semble développer un autre discours qui se veut en contradiction avec celui des organisations qui cultivent la haine et la louange absurde d’un régime colonial révolu. « L’ANPNPA a deux objectifs majeurs  », cite l’association dans son communiqué. « Le premier est d’assurer notre propre devoir de mémoire et d’analyse, et de contribuer par là à l’écriture d’une histoire lucide et dépassionnée de la France en Algérie.

Nous nous inscrivons de ce fait en contradiction totale avec les organisations qui cultivent la haine et la louange absurde d’un régime colonial révolu » ; quant au second objectif pour l’association, c’est « d’oeuvrer au rapprochement entre l’Algérie et la France, et à l’amitié des deux peuples ». « Nous sommes donc et resterons favorables à toutes les initiatives », dira l’ANPNPA dans son communiqué, « prises tant au plan politique, économique que citoyen, allant dans le sens de la réconciliation entre la France et l’Algérie ».

Evoquant le centre de documentation des Français d’Algérie mis en place à Perpignan, l’ANPNPA n’hésite pas à critiquer la mise en place de ce centre qui, estime-t-elle, « privilégie » une seule organisation. Elle souligne dans ce sens que, « concernant la situation locale en Pyrénées Orientales, nous sommes pour deux raisons contre la manière dont est mise en place à Perpignan le centre de documentation des Français d’Algérie ». L’association avance deux arguments justifiant sa position.

Cette situation, précise-t-elle, « privilégie une seule organisation, le Cercle algérianiste dont nous contestons la représentativité chez les pieds-noirs et dont nous dénonçons les compromissions avec des anciens OAS ; le second argument pour l’association est « parce qu’un centre de documentation pour être dynamique, ouvert sur le futur et pleinement citoyen, devrait porter non sur les seuls Français d’Algérie mais sur l’histoire commune de la France et de l’Algérie ».

 

 

 

Tag(s) : #Associations

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