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Reprise partielle de deux brèves concernant Vitrolles et dont nous venons seulement de prendre connaissance, cela nous donne l'occasion de se pencher sur l'histoire "politique" de cette ville

http://vitrollesjournal.wordpress.com/2013/03/19/affichage-sauvage-sur-de-gaulle/

201303-de-gaulle.jpg

Alors que la cérémonie de commémoration du Cessez-le-Feu de la guerre d’Algérie du 19 mars 1962 devaient se dérouler sur le parvis de la mairie, devant le Monument aux morts, certains «  extrémistes » s’en sont pris au buste du général de gaulle. Ils ont tapissé d’affiches à la gloire de Jean-Marie Bastien-Thiry, connu pour avoir organisé et dirigé l’attentat du Petit-Clamart, le 22 août 1962, dans le but d’assassiner Charles de Gaulle, alors président de la République.

A la suite de l’action de nostalgiques de l’Algérie française et de l’O.A.S., la stèle du Général de Gaulle a donc été recouverte d’affiches à la gloire de Bastien-Thiry dans la nuit du 18 au 19 mars 2013.

Prévenu en début de matinée du 19 mars, les services municipaux ont immédiatement nettoyé le monument tandis que le maire de Vitrolles, Loic Gachon, se réservait le droit d’éventuelles poursuites judiciaires.

Vitrolles n’a pas été la seule ville du pourtour de l’Etang de Berre à être dans le collimateur des opposants au « 19 mars » puisque Marignane a été aussi touchée par cette vague d’affichage sauvage.

http://vitrollesjournal.wordpress.com/author/vitrollesjournal/page/3/ 

Et puis ce fut le tour  de la stèle de “L’abbé Pierre”

rebaptisé “Bastien-Thiry”  

La stèle de l’abbé Pierre et la plaque sur le rond point du même nom ont été soigneusement recouvertes des affichettes  à la gloire de Bastien-Thiry comme l’avait été la stèle du Général de Gaulle. L’auteur de cette brève précise que ce serait le groupuscule d’extrême droite, dissout aujourd'hui « Les Jeunesses Nationalistes » qui a effectué cet outrage.

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RAPPEL DE LA DECISION DE L'ETAT

Le ministre de l'Intérieur a souhaité "rappeler la volonté du président de la République d'apaiser, de faire en sorte que la loi soit respectée par tous", ajoutant qu'il n'y a pas de place dans notre pays pour la haine, la xénophobie, l'antisémitisme ou des actes antimusulmans". "Ce sont, après les dissolutions déjà intervenues (celles de Troisième Voie et des Jeunesses nationalistes révolutionnaires le 10 juillet 2013, ndlr) , des moments très importants".

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Comme nous pouvons le voir ci-dessous  Vitrolles a été dirigé par une majorité de gauche pendant de très nombreuses années sauf pendant les années 1997-2002 où a régné l'extrême droite du FN puis du MNR :

Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédés à la mairie de Vitrolles :

Période Identité Étiquette Qualité
1944 1954 Henri Loubet SFIO Employé à l'usine Aérospatiale
1954 1966 Victor Martin SFIO Enseignant
1966 1977 Henri Bremond Sans étiquette (SE) Industriel
1977 1983 Pierre Scelles PCF Architecte
1983 1997 Jean-Jacques Anglade PS Avocat
1997 2002 Catherine Mégret FN puis MNR  
13 octobre 2002 4 octobre 2009 Guy Obino14 PS Médecin, conseiller général
15 octobre 2009 en cours Loïc Gachon PS Ingénieur, conseiller général

Pour notre information voici l'histoire

de l'extrême droite à Vitrolles

En 1995, Bruno Mégret, secrétaire général du Front national se présente aux élections municipales face à la liste du maire sortant socialiste, l'avocat Jean-Jacques Anglade, dont la gestion est très critiquée pour son autoritarisme et son opacité8. Il échoue au second tour mais aura réussi à obtenir 43 % des voix au premier tour de scrutin, ce qui est alors le meilleur score jamais réalisé par un candidat du Front national dans une ville de plus de 30 000 habitants. L'élection est annulée par le Conseil d'État en 1997 pour dépassement des frais de campagne et Bruno Mégret, frappé d'inéligibilité ne peut se représenter, il est remplacé par sa femme Catherine Mégret qui sera élue avec près de 53 % des voix au second tour.

Durant l'administration de Catherine Mégret, la ville est l'objet de changements notables en particulier sur le plan culturel. Le cinéma d'Art et Essai « les Lumières » est fermé et sa directrice, Régine Juin, congédiée pour avoir diffusé le film de Philippe Faucon « l'@mour est à réinventer »9 (dix courts métrages qui mettent en scène la difficulté et le bonheur de vivre sa sexualité et d'exprimer ses sentiments), suivi d'un débat10. La plupart des associations culturelles ou sportives de la ville auront leurs subventions amoindries, voire supprimées comme le « Sous-marin », une association de jeunesse du centre-ville, qui refusant de se plier aux injonctions de fermeture de la mairie, verra son entrée murée par les services de la mairie11.

Le drapeau provençal à rayures jaunes et rouges flottant de coutume sur la mairie aux côtés des drapeaux français et européens sera remplacé par l'ancien drapeau royal des comtes de Provence et la ville renommée « Vitrolles-en-Provence » (appellation qui sera refusée par la préfecture)12.

Des rues sont rebaptisées comme l'ancienne « avenue Jean-Marie Tjibaou » qui devient « avenue Jean-Pierre Stirbois » - depuis 2002 elle porte le nom d'« avenue des Droits de l'Homme »13 , l'ancienne avenue Salvador Allende, rebaptisée Mère Teresa ou l'ancienne place Nelson Mandela devenue place de Provence.

Lors des élections de mars 2001, Catherine Mégret, alors candidate du Mouvement national républicain, est réélue maire de Vitrolles avec 45,3 % des voix contre 44,1 % pour la liste de gauche et 10,6 % pour la liste de droite. Cette élection est de nouveau annulée par le Conseil d'État en 2002 en raison d'un tract diffamant le candidat de droite. Le 6 octobre 2002, le docteur Guy Obino, candidat socialiste, est élu face à Catherine Mégret avec 54,05 % des voix.

 

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