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http://www.vsd.fr/contenu-editorial/l-actualite/les-indiscrets/1642-jean-pierre-foucault-a-jerusalem-son-pere-celebre-parmi-les-justes

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Séjour très émouvant à Jérusalem pour l’animateur. Il y a parrainé le premier voyage « Mémoires de Justes », afin de rendre hommage aux Français qui ont sauvé des juifs pendant la Guerre. Parmi eux, son propre père.

Gravée dans le marbre, la liste des 23 226 Justes parmi les Nations s’étale sobrement sur les imposantes stèles blanches de Yad Vashem. Perché sur les hauteurs verdoyantes du mont -Herzl, à Jérusalem, le mémorial accueille naturellement la cérémonie de Yom A Shoah, la journée nationale du souvenir célébrée, cette année, le 12 avril. Pour avoir sauvé des familles juives de la barbarie nazie au péril de leur vie, les Justes du monde entier y sont honorés.

Marcel-Foucault.jpgPaula et Marcel Foucault

Un nom, celui de Marcel Foucault, vient de rejoindre ceux des 3 115 Français titulaires de la plus haute distinction honorifique de l’État hébreu. « Ma mère est décédée le 12 octobre 2008, raconte Jean-Pierre Foucault. Un an plus tard, jour pour jour, j’apprenais que mon père allait être reconnu en tant que Juste parmi les Nations, à titre posthume. C’est bien sûr une très grande émotion et un honneur», répète l’homme de télé, ému.

À l’invitation de Nicole Guedj, présidente de la Fondation France Israël, il a accepté de parrainer le premier voyage « Mémoires de Justes » qui a mené vingt descendants de ces héros d’une période noire sur les traces de leur histoire.

Née dans un petit village de Pologne, celle qui allait devenir la mère de Jean-Pierre Foucault, Pessa Leska, a fui les persécutions opérées dans son pays à l’encontre des juifs dès 1938, dans l’espoir de rejoindre l’Argentine. À -Marseille, elle fait la connaissance d’un négociant en fruits et légumes qui, en 1942, la cache dans une chambre de bonne du quartier de la Rose. Un catholique. Un résistant. Un certain monsieur Foucault qui deviendra, plus tard, son mari et le père de ses enfants. Jean-Pierre, l’aîné, naît en 1947.

Un père assassiné à Alger en 1962

L’histoire accidentée de sa famille, l’enfance insouciante, la double culture et la tragique disparition de son père, assassiné à Alger en 1962 dans des circonstances jamais élucidées… tout cela l’animateur l’a raconté dans un livre, Le Sourire aux larmes, paru en 2005. « Il a accepté sans hésiter de partager ce moment si personnel avec notre groupe, se réjouit Nicole Guedj, instigatrice de ce rapprochement entre descendants de Justes et Israéliens. Ici, les Justes et leurs familles ne sont pas des visiteurs comme les autres. Et au fond, personne ne souhaite qu’il ne reste de la France dans l’histoire de la Seconde Guerre mondiale que le récit de la collaboration. »

Il a fallu sept ans de démarches à la famille Foucault pour prouver à la commission des Justes la véracité des actes héroïques du patriarche. « Mon père n’en parlait pas, convaincu d’avoir accompli un geste normal, se souvient Jean-Pierre Foucault. Ma mère n’a accepté de me raconter son histoire qu’à l’âge de 93 ans. À la maison, elle parlait à voix basse quand elle évoquait sa religion, comme si les murs avaient des oreilles. »

De peur que la mémoire ne s’efface avec les derniers témoins, les descendants de rescapés recherchent avec encore plus d’énergie ceux qu’ils appellent nos Justes, plus enclins à fouiller ce passé douloureux que les rescapés eux-mêmes. Chaque année, la commission chargée d’attribuer le titre reçoit en moyenne cinq cents dossiers. Elle-même descendante d’un héros de la résistance, Michèle Forgues interpelle l’animateur : « Vous avez vu ça, monsieur Foucault ? Nous sommes voisins ! », lui lance-t-elle. Du doigt, elle désigne le nom qui précède celui de Marcel Foucault : Michel et Francisca Tendero. Ses grands parents. « Ça alors, c’est vrai », s’étonne le Marseillais. Et d’ajouter doucement : « Il faudra que je revienne, au calme, avec mes sœurs, cette fois. »

  Cérémonie émouvante à la Mairie de Marseille

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Les enfants de Paula et Marcel Foucault

Où eu lieu en présence des personnalités civiles, religieuses et militaires, la remise à titre posthume de la médaille et du diplôme de "Juste parmi les Nations" à Marcel FOUCAULT. Le fils, de ce héros de la 2ème guerre mondiale, Jean Pierre Foucault, très ému, accompagné de sa fille et de ses 2 soeurs, a retracé l'histoire de sa mère juive d'origine Polonaise sauvée et cachée par Mr Marcel Foucault au péril de sa vie. Simona Frankel, Consul Général d'Israêl à Marseille, et Robert Mizrahi président du comité Français de l'institut Yad Vashem de Jérusalem ont raconté "l'histoire" de celui qui a sauvé des griffes des Allemands pendant l'occupation entre 1940 et 1944, Madame Paula LESKA qui allait devenir, Mme Foucault.
Marcel Foucault a notamment sauvé d'autres personnes juives.
La Médaille des Justes est décernée par l'Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie. "Qui sauve une âme sauve l'humanité toute entière!" voilà ce qui est inscrit à Yad Vashem.
Par cette remise de médaille et diplôme, la nation juive et l'Etat d'Israël n'oublient pas ces actes de bravoure héroïques!
LA MEDAILLE DES JUSTES PARMI LES NATIONS est la plus haute distinction décernée par l'Etat d'Israël.

 

http://jssnews.com/2009/11/11/jean-pierre-foucault-ne-de-mere-juive-et-de-pere-juste/

 La mère de Jean-Pierre Foucault s'exprime

« J’ai vu le jour le 27 février 1916 à Mogelnica, en Pologne. J’étais la troisième de neuf enfants d’une famille juive traditionnelle. Mes parents tenaient une boulangerie-pâtisserie où ils travaillaient très dur.
Comme il n’y avait aucun avenir pour moi en Pologne, je suis partie en 1938 pour la Belgique où j’ai rejoint ma soeur Anna qui tenait avec son mari un supermarché de produits frais. Je faisais de mon mieux pour l’aider à tenir le magasin et élever ses deux enfants, Paulette et Maurice.
Et puis les Allemands sont arrivés en Belgique. Je suis alors partie sur les routes à pied, sans ma soeur, mon beau-frère et les enfants qui pensaient ne rien risquer…

En juin 1940, après l’armistice, j’ai pensé rejoindre l’Argentine en prenant le bateau à Marseille. Là, dans cette ville, je n’avais qu’un seul contact : Monsieur Falek. C’est grâce à lui que j’ai rencontré celui qui allait devenir mon sauveur, celui de ma famille et plus tard mon mari : Marcel Foucault.

Marcel Foucault m’a aidée tout au long de la guerre. Il prenait pour moi, comme pour d’autres juifs, des risques énormes. Il nous fournissait de faux papiers, essayait de nous trouver des logements et mettait sans cesse sa vie en péril pour sauver la nôtre.
En 1941, il avait rejoint le réseau « Combat », la plus importante organisation de Résistance en zone sud, où il tenait une rôle de « boîte aux lettres » dans les services de liaison, s’occupait aussi des dépôts d’armes et surtout de la fabrication de tickets d’alimentation et de faux documents.

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Le diplôme

Quand les rafles ont commencé à Marseille, alors qu’il me connaissait à peine, il m’a cachée chez une dame de la Rose, Madame Garnier, et m’a donné de faux papiers. Il payait lui-même ma logeuse chaque mois et me rendait visite sans cesse.
Quant à mes neveux, Maurice 5 ans et Paulette 9 ans à l’époque, s’ils sont en vie encore aujourd’hui, ils ne le doivent qu’au courage et à la générosité de Monsieur Foucault qui a pris tous les risques imaginables pour les sauver des griffes des Allemands.

Je peux vraiment dire que toute la famille que j’ai aujourd’hui, je la dois à celui qui est devenu mon Mari, car c’est lui qui a sauvé, au péril de sa vie, le peu de famille que les Allemands n’ont pas réussi à m’arracher. »

« Mais la générosité de Monsieur Foucault à l’égard des juifs ne s’arrêtait pas à aider ma seule famille. Je sais qu’il a fourni à sa secrétaire, qui était juive, de faux-papiers. Malheureusement, elle fut arrêtée et forcée de dénoncer celui qui lui avait fourni sa carte d’identité. Vous n’imaginez pas le combat qu’il a fallu mener pour sortir Monsieur Foucault des mains de la Gestapo. Quinze jours très douloureux dont il est ressorti encore plus fort et convaincu de s’opposer à l’occupant.

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La remise de la Médaille des Justes à Marseille

La Médaille des Justes est décernée par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem aux personnes non juives qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie. “Qui sauve une âme sauve l’humanité toute entière!” voilà ce qui est inscrit à Yad Vashem.
Par cette médaille et ce diplôme, la nation juive et l’Etat d’Israêl n’oublient pas ces actes de bravoure; et en décernant “LA MEDAILLE DES JUSTES PARMI LES NATIONS “la plus haute distinction décernée par l’Etat d’Israël, ils manifestent ainsi leur reconnaissance à ces “Justes”!!

  Dans l'émission "On n'est pas couché" : Jean-Pierre Foucault rend hommage à son père tué en Algérie

foucault-ok.JPGOn connaît de lui sa bonne humeur, moins ses fêlures. Dans La couleur des souvenirs, livre publié cette semaine chez Albin Michel, Jean-Pierre Foucault se raconte et s'attarde notamment sur la disparition de son père, tué à Alger en 1962. Un épisode qui a ému les chroniqueuses d'On n'est pas couché, où l'animateur était venu hier soir présenter son autobiographie. 

"J'avais 14 ans et très vite je suis devenu adulte" se souvient Jean-Pierre Foucault. L'animateur vedette de TF1 était hier soir sur le plateau de France 2, l'invité de Laurent Ruquier à l'occasion de la sortie de son autobiographie,
La couleur des souvenirs, publiée chez Albin Michel. Il aborde alors la mort mystérieuse de son père lors "des évènements en Algérie". Ce dernier sera tué de deux balles dans le dos et l'affaire ne sera jamais élucidée. Pourtant Jean-Pierre Foucault a mené des recherches, en vain. Il croit aujourd'hui que son père venu à Alger pour vérifier les finances de son entreprise, aurait été victime d'un règlement de compte. Mais ce que l'animateur raconte surtout dans son dernier livre, c'est sa solitude de jeune adolescent confronté à la disparition de son père et au silence de sa mère. 

Médaille des Justes parmi les nations

Natacha Polony qui reconnaît s'intéresser rarement à ce type de récit, avoue cette fois avoir été touchée par l'histoire singulière de l'animateur. Outre la mort du chef de famille, il est un autre sujet dont on ne parle pas chez les Foucault : la Shoah. Et pourtant, la mère de Jean-Pierre Foucault de confession juive, perdra neuf membres de sa famille dans les camps. Elle sera cachée par celui qui deviendra son mari. "Pour lui, c'était normal", explique l'animateur qui précise que son père avait ensuite été décoré de la médaille des Justes parmi les nations. 

  

Vel'd'Hiv'. Jean-Pierre Foucault: «Mon père a sauvé ma mère»

 

Jean-Pierre Foucault avec sa mère et une de ses sœurs. | Photo DR

http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Vel-d-Hiv-.-Jean-Pierre-Foucault-Mon-pere-a-sauve-ma-mere-172613/

 

Jean-Pierre Foucault dévoile l'histoire de sa famille au travers de son père, résistant héroïque, qui a sauvé celle qui deviendra sa femme et dont la famille fut entièrement décimée pendant la Deuxième Guerre mondiale.

Propos recueillis par Caroline Rochmann - Parismatch.com

Ce n’est que très tardivement que j’ai appris mes origines et encore plus tard, au début des années 2000, que ma mère, âgée de plus de 80 ans, s’est mise à raconter son histoire et celle de sa famille.

Mes sœurs et moi avons grandi à Marseille dans la religion catholique, et notre mère insistait beaucoup pour que nous ne rations ni une messe, ni un cours de catéchisme. De son côté, nous n’avions ni grands-parents, ni oncles et tantes, ni cousins. Elle nous répondait juste, de façon évasive, qu’ils étaient morts pendant la guerre. Elle éludait toujours et nous n’insistions pas. Nous sentions que nous lui faisions de la peine en abordant la question.

«Une famille entière exterminée»

Nous avons découvert sa judéité petit à petit. Jusqu’au jour où ma propre fille, devenue adulte à son tour, lui a dit: «Raconte-nous!» Elle a alors accepté de publier son histoire dans un petit livre à compte d’auteur. La dame qui a rédigé ce fascicule m’a d’ailleurs confié: «C’est incroyable, quand votre mère évoquait sa religion, elle baissait la voix.» Les huit frères et sœurs de ma mère, ainsi que ses parents, avaient été exterminés à Auschwitz. Elle n’en avait jamais parlé.

En fait, ma mère, Paula, était née en 1916 à Mogelnica, en Pologne, où ses parents tenaient une boulangerie-pâtisserie. Elle était la troisième d’une famille juive traditionnelle de neuf enfants. En 1938, elle décide d’aller rejoindre en Belgique sa sœur aînée, Anna, qui tient là-bas un petit supermarché de produits frais avec son mari. Lorsque les Allemands arrivent en Belgique, Anna et sa famille choisissent de se réfugier en France, dans un tout petit village de Haute-Savoie, Aiguebelle-le-Lac. Ma mère refuse de les accompagner. Elle dit que c’est une bêtise, qu’ils vont se faire repérer. Comme elle a eu raison!

Un matin, les Allemands sont arrivés dans la petite pension de famille et ont raflé Anna. Par miracle, ils ont laissé les deux enfants, Paulette, 9 ans, et Maurice, 5 ans. Ma mère, elle, avait décidé de se rendre à Marseille et d'y prendre un bateau pour l’Argentine. Elle n’avait qu’un contact, un certain monsieur Falek, importateur de fruits et légumes, qui devait lui trouver une place sur un bateau. C’est grâce à lui qu’elle a rencontré celui qui allait devenir son sauveur et son mari. Mon père, Marcel Foucault. Marcel Foucault qui, durant toute la guerre, a pris des risques énormes pour sauver des juifs, leur fournissant de faux papiers, faisant son possible pour leur trouver des logements, mettant sans cesse sa vie en péril pour sauver la leur.

«Mon père a sauvé ma mère»

A ma mère, qui avait pourtant un accent polonais à couper au couteau, il avait fait établir une carte d’identité au nom de Paulette Lefèvre, née à Brive-la-Gaillarde! Mon père a non seulement sauvé ma mère, mais également ses deux petits neveux orphelins, Maurice et Paulette, qu’il a fait revenir de Haute-Savoie, prévenu par la propriétaire de la pension, Madame Patate.

Ils sont arrivés pied nus à Marseille. Pour les protéger, mon père les a immédiatement fait baptiser. Il parait que chaque jour, Maurice s’accrochait à la grille du jardin du logement que papa lui avait trouvé, en fixant intensément les tramways. «Mais que regardes tu comme cela?» lui avait demandé sa logeuse. «J’attends ma mère», avait répondu Maurice.

Trente ans plus tard, Maurice a tenu à retourner dans la pension d’Aiguebelle-le-Lac, pour remercier Madame Patate qui lui avait sauvé la vie en prévenant mon père. Elle lui a dit: «Maurice, je t’attendais. Je voulais revoir mes enfants avant de mourir.» Elle est décédée vingt-quatre heures plus tard.

«Nous élever dans la religion catholique pour conjurer le sort»

Si nous avons été élevés dans la religion catholique, je pense que c’était avant tout, pour mon père, une façon de rassurer ma mère. Ils avaient peur que le mal revienne. C’était une sorte de protection. Mon père non plus ne parlait jamais de ce qu’il avait fait pendant la guerre. Je crois qu’il trouvait cela tout a fait normal. Il ne se considérait pas comme un héros. La médaille des Justes, remise aux personnes non juives qui ont sauvé des juifs au péril de leur vie, lui a été décernée à titre posthume le 12 octobre 2009 par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem. Ma mère, Paula, s’était éteinte exactement un an avant, le 12 octobre 2008, à l’âge de 92 ans.


Jean-Pierre Foucault fils d'un Juste

 

 

Jean-Pierre Foucault rend hommage à son père assassiné à Alger en 1962

 

Jean-Pierre Foucault : "Du sourire aux larmes"

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